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Tanit... la déesse


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Musique

21 novembre 2007 3 21 /11 /novembre /2007 15:23

. C’est décidé, Colin grandira sur un bateau


    Florent et moi, aussi loin que l’on se souvienne, avons toujours rêvé, dans nos chambres d’enfants, d’un grand départ, d’une vie sur les océans.
Tous deux vannetais de naissance, les occasions ne manquent pas pour découvrir la voile.
    Florent fait ses premières armes sur un Muscadet, celui de son beau-frère, ce sera son premier tour du monde (celui de l’Ile-aux-Moines en fait, mais on aime bien faire le tour du monde !). Il aura ensuite l’occasion de rejoindre un ami de ses parents en Turquie, durant quelques semaines, il l’aidera à entretenir un dériveur en alu de 20 mètres.
C’est avec ce même ami et accompagné de son père qu’il fera sa première traversée de l’Atlantique, en décembre 2002. Trente jours de Madère à St Martin dont quinze jours de près, sur un prototype en alu de 10 mètres.
    De mon côté, les dix premières années de ma vie ont oscillées entre Sangria et Brin de Folie. De nombreuses traversées pour Houat bien sûr, mais aussi une traversée pour l’Angleterre, et deux croisières aux Antilles.
Alors évidemment, nos rêves se sont vite croisés et l’envie de partir a été plus forte que la raison (si la raison était de rester….).
Colin, petit bout d’homme né à Vannes, le 16 octobre 2005, voyagera et grandira sur un bateau.


. Sur la toile, découverte de Tanit


    Notre budget est de 30000 euros, moins éventuellement, plus c’est impossible. Une succession de 15000 euros nous permet de demander un prêt à la banque, il nous faudra donc compter avec un remboursement mensuel dans notre budget.
    Un jour, au détour de la toile, Florent découvre Tanit, beau ferro-ciment de 14 mètres. Premier atout à nos yeux, il est grand ! Car avec notre budget, nous nous concentrions plutôt sur la catégorie 10 mètres. Et c’est un bateau de voyage, un vrai… Daniel et Marie, les anciens propriétaires, ont navigués pendant 8 ans avec deux enfants. Enfin, il est visible à Pont-L’Abbé, c’est à côté et on peut donc le voir facilement.
C’est décidé, on téléphone et on prend rendez-vous. Je crois que l’on a déjà peur qu’il nous passe sous le nez !
Marie est seule pour nous faire visiter Tanit, je pense qu’elle n’a pas vraiment envie de le vendre, mais l’étincelle est déjà là.
    Tanit est donc un ferro-ciment de construction amateur de 1976. Coque monolithique, carène
de type norvègien. Construit sur les plans du Joshua de Moitessier, même roof typique mais le pont est 10 cm plus haut ,la quille est plus profonde et plus large ,le maître bau a 10 cm de plus.
Tanit fait 14,50 mètres et pèse 15 tonnes.



. Est-ce bien raisonnable ?


    Les a priori sont nombreux, les langues se délient et les avis fusent. « Le ferro-ciment ? C’est lourd et ça n’avance pas ! ». « Un bateau en ciment, mais vous êtes fous ? ».
Oui, peut-être sommes-nous fous, et après ? Ce n’est pas ce qui m’inquiète le plus. Je laisse à Florent le choix du bateau en ce qui concerne sa navigabilité. J’ai entièrement confiance et n’ai pas les connaissances requises dans ce domaine. En revanche, Tanit me plaît beaucoup et je m’y sens déjà comme chez moi, enfin presque…
Mais est-ce raisonnable de se jeter à corps perdu sur le premier bateau visité ?
    Pour apaiser nos démons, nous décidons de visiter un Rêve d’Antilles. Colin ne cesse de pleurer, je me sens mal dans ce bateau, je voudrais rentrer…
Alors oui, nous sommes fous mais nous sommes heureux.


. Notre déesse


    Tanit est une déesse d'origine phénicienne ayant comme attribut de veiller à la fertilité, aux naissances et à la croissance. Elle était la déesse tutélaire de la ville de Serepta et son culte pris de l'ampleur à Carthage où elle était nommée oum.
Certains voient dans la croix d'Agadez (symbole Touareg du Niger) la préservation du signe de Tanit.
Etrange coïncidence :  Florent a passé un mois au Niger avec Mohammed Alassane, touareg afin de faire des photos pour la publication d’un livre associatif, « Niamey, le monde des petits métiers ».
    Qui pourra donc mieux veiller sur la croissance de notre fils ? Et pourquoi pas sur la naissance d’un autre matelot ?









































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