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Tanit... la déesse


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Musique

25 octobre 2008 6 25 /10 /octobre /2008 18:59

Nous avons passé la journée du 1er octobre à Malte car il est toujours un peu frustrant de s'abriter près d'une côte sans mettre un pied à terre. En plus, en arrivant la veille nous avons aperçu un toboggan... difficile de priver Colin d'une pause jeux!

Nous avons donc commencé la journée par un tour au petit parc avant de prendre le bus pour La Valetta. A vrai dire, vue de la mer, la côte entièrement bétonnée de Malte ne donne pas vraiment envie de s'y promener mais la vieille ville de La Valetta a l'air tentante.

Du point de vue de l'architecture nous ne sommes pas déçus car c'est une vieille ville étonnante avec une baie intérieure immense. En revanche il faut vraiment lever les yeux pour en profiter car les rues sont envahies d'enseignes internationales en tous genres, mais aussi de touristes. Nous qui nous attendions à une ville calme nous sommes plongés dans un bain de foule!

Finalement nous avons plutôt bien fait de stopper une journée car la deuxième nuit au mouillage est encore orageuse. Et c'est donc le 2 à 9h30 que nous levons l'ancre pour la Crète ou Port Saïd, la suite de l'histoire nous le dira!

Les premières 48 heures de navigations sont prometteuses: vent arrière plutôt stable, 5 Nds de moyenne, RAS...

Le 4 octobre au matin nous découvrons même nos premiers poissons volants sur le pont..., mais vers 16h, un grain arrive sur nous à grande vitesse et ne nous loupe pas. Le capitaine, qui a passé deux heures à la barre sous une pluie diluvienne, pense que ce sont les plus grosses rafales de notre voyage avec sans doute des pointes à 50 Nds. La poulie de bastaque rend l'âme... sans doute pour acquiescer ses pensées!

Il s'en suit une nuit difficile et agitée car il faut veiller le vent qui a une fâcheuse tendance à tournicoter sans cesse, mais il faut aussi veiller les cargos qui, absents jusque là, sont comme par hasard très nombreux cette nuit.

Petit Colin est toujours très sage dans ces moments. Les mouvements du bateau et le déluge dehors ne l'empêchent pas de vouloir jouer au circuit de voitures ou faire des cabanes; et souvent c'est moi qui n'arrive plus à suivre...

Le 5 au matin nous sommes donc fatigués, et comme chaque lendemain de gros coup de vent, un peu démoralisés... Il paraît que nous passons tout près d'une petite île grecque très sympa me dit le capitaine. Ce à quoi je réponds que nous ne sommes plus pressés, allons donc y jeter un oeil!

Il reste 180 milles pour Gavdos, soit plus de 24 heures, en fuite, grand voile seule à deux ris, Jérôme est au boulot; on se contente de veiller les cargos grâce au Mer Veille et aux quelques coups d'oeil réguliers, mais rapides sur le pont. En même temps, à 6,5 Nds, on y sera plus vite!

Cependant l'arrivée sur la côte nous réserve des surprises. Nous voulons rejoindre le petit port de Karave au NE mais nous avons le vent dans le nez... c'est le meltem qui redescend en rafales par dessus la côte sud de la Crète. Au moment de mettre le moteur en marche, plus de refroidissement... je prends la barre en tentant de garder un cap qui nous maintienne à bonne distance de la côte, pendant que Flo, en peu de temps, trouve la panne et redémarre notre Totor.

Je reste dehors avec Flo, Colin regarde un dessin animé dans la cabine arrière; je passe la tête par la descente et je vois de la fumée sortir par la coursive... j'attrape Colin, je crie "au feu" et je prends la barre avec lui, pendant que Flo, encore, piste la panne et la répare; cette fois-ci, c'est le tuyau d'échappement qui s'est déboîté du waterlock...

Un peu calmés, bien crevés, nous entrons dans le petit port à l'aveuglette, l'oeil sur le sondeur et sur l'invitation d'un homme à quai, nous nous amarrons.




Au fait, nous ne sommes plus pressés car nous avons pris la décision de retarder un peu la suite du voyage en faisant une halte de quelques mois à Hurgada en Egypte. Ce n'est pas l'envie qui nous manque bien sûr de passer l'hiver à Zanzibar, mais avec tous ces dérèglements météorologiques nous avons pris trop de retard pour passer Bab el Mandeb dans de bonnes conditions. Et comme nous devons remplir la caisse bord nous ne pouvons pas nous permettre de rester bloqués à la sortie de la Mer Rouge.

Je suis désolée de n'avoir pu vous tenir informés en temps et en heure de nos déplacements, mais à Gavdos il n'y a qu'une seule personne qui a internet. C'est dans une "taverna" et comme la saison est finie, elle est fermée.



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