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Tanit... la déesse


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Musique

4 novembre 2008 2 04 /11 /novembre /2008 22:35
4 novembre

Le temps passe si vite..., je ne vous ai pas donné de nouvelles depuis Gavdos alors que nous sommes arrivés en Egypte le 20 octobre!

Nous sommes arrivés aujourd'hui à Hurghada et nous profitons du luxe, le wifi fonctionne du bateau!

Comme je vous le disais, nous avons quitté Gavdos le 14 octobre, direction Port Saïd.




Pour la première fois en Méditerranée nous avons profité de conditions optimales pour cette traversée. Juste ce qu'il fallait de vent, suffisamment pour ne jamais mettre le moteur mais jamais trop afin de ne pas subir la mer. C'est vrai, nous adorons naviguer, profiter de la mer... cependant nous faisons ce voyage avec un enfant en bas âge et quand le vent est trop fort et que nous "subissons" la météo, nous sommes beaucoup moins disponibles pour Colin, ce qui rend toujours la navigation un peu moins agréable.

Toujours est-il qu'en quittant Gavdos le 14 octobre nous sommes arrivés à Port Saïd le 20, après 6 jours de bonheur à trois sur les flots...

Port Saïd n'est pas ce que l'on peut appeler une étape agréable; c'est le port d'entrée du Canal de Suez et de ce fait il est fréquenté par de nombreux cargos. Nous nous amarrons cul à quai au milieu de l'agitation ambiante, après Gavdos nous trouvons l'escale mouvementée et bruyante. Néanmoins nous sommes plutôt excités par le passage du Canal... ce qui nous fait oublier le côté sale et poussiéreux de la ville.

Dès le 22 octobre nous larguons les amarres pour, enfin, attaquer le Canal. Un pilote embarque sur Tanit, il doit nous guider jusqu'à Ismaïlia, l'étape obligatoire à mi-chemin avant Suez. Nous sommes impressionnés par le trajet à effectuer, rien que le nom de "Canal de Suez" en impose! Toute une histoire tout de même... J'aurais aimé discuter avec le pilote et parler un peu de l'histoire du lieu, mais malheureusement son anglais est assez basique. C'est d'ailleurs assez marrant, au début je croyais vraiment que mon anglais laissait à désirer, ce qui ne m'étonnais pas plus que ça. J'ai mis du temps à me rendre compte qu'il parlait très mal l'anglais, bien qu'il me soutienne le contraire. Je lui posais un  tas de questions et il me répondait toujours à coté de la plaque... finalement j'irai sur internet pour en savoir plus sur le canal!



Ce même pilote n'a pas voulu lâcher la barre pendant les dix heures de la traversée, et nous lui avons fait confiance. Cela a faillit nous coûter très cher, et en discutant avec d'autres navigateurs nous apprendrons qu'il n'est pas toujours bon de laisser la barre au pilote. En effet, j'ai été étonnée de découvrir qu'il y a beaucoup de pêcheurs sur la canal et je crois qu'à force de raser les "bords", le pilote a laissé un bout se prendre dans l'hélice. Il est vrai que le nombre de cargos qui compose les convois ne donne pas envie de naviguer au milieu du canal, le rapport de force de force vous oblige à longer la côte au plus près. Donc, en arrivant à Ismaïlia, de nuit, le moteur nous a lâché! Après l'épisode de Lampédusa, il aurait été étonnant que l'inverseur en supporte autant! Nous voilà donc en plein milieu du Canal de Suez, à l'étape intermédiaire, en panne de moteur...

Une fois de plus Flo met les mains dedans, il faut vraiment être multifonctions, et malgré son pessimisme du départ il finit par déceler la panne. Ce n'est pas grand chose me dit-il, une pièce à changer, sans doute 50 ou 100 euros. Mais après vérification la pièce coûte en fait 1200 euros neuve... De quoi nous faire réfléchir! Ne s'agirait-il pas de la même pièce, qui vieille et rouillée, avait été laissée dans notre ancienne maison... ? Cette même maison a été reprise, bien heureusement, par mon meilleur ami. Allo Tonyce... dans le cagibi au fond du jardin, y'aurait pas une pièce de moteur? Heureusement que Tonyce ne bricole pas, car du coup il n'utilise pas ce cagibi....Merci. Grâce aux arrangements de Francis, la pièce prend le vol Nantes-Hurghada avec des vannetais qui acceptent de la prendre en bagage, et elle nous arrive le lendemain pour seulement 60 euros de taxi!

Deux jours de mécanique pour le capitaine et 60 euros plus tard, le moteur fonctionne à nouveau. Ca nous arrange car un remorquage sur le canal, c'est de l'ordre de 3000 euros....

L'étape forcée à Ismaïlia n'a pas été désagréable car je pense que c'est le port le plus agréable du canal. Les gens y sont très sympathiques, l'ambiance y est calme et la ville est charmante. J'en garderai d'ailleurs un bon souvenir car c'est là que nous avons fait notre première rencontre de "grande croisière". En effet, le même jour que nous y est arrivé Jean-Yves Delanne; vous le connaissez peut-être pour ses récentes mésaventures avec les pirates somaliens et je suis ravie de le connaître maintenant pour son extrême sympathie; je suis vraiment enchantée de pouvoir enfin discuter avec quelqu'un qui prend la mer comme je la vis... Jean-Yves vit à Tahiti depuis 40 ans et il a rencontré la plupart des navigateurs de notre bibliothèque de bord, de quoi alimenter les discussions.

Le 27 octobre nous quittons Ismaïlia avec un moteur comme neuf et un nouveau pilote. Ce dernier parle encore plus mal anglais que le premier, mais je comprendrais néanmoins qu'il a fait la guerre des six jours pour défendre le canal, et qu'il est plutôt fier d'avoir tranché la gorge de trois israéliens...!

Le 27 au soir, dans la nuit, nous entrons donc, enfin, sur la Mer Rouge. Il est déconseillé d'y naviguer de nuit car de nombreuses plates-formes pétrolières abandonnées ne sont pas éclairées. Cependant, et afin de gagner un mouillage sympathique, nous décidons de faire une entorse à la règle. En plus, c'est notre dernière nuit de navigation avant longtemps, nous décidons donc de veiller ensemble. En suivant le rail des cargos il y a peu de risques, j'entends pour les plates-formes et les patates de corail... pour les cargos, forcément, c'est pire!

Nos deux premières journées sur la Mer Rouge sont très venteuses, et donc un  peu décevantes... difficile de se baigner. Mais nous serons largement récompensés par notre dernière étape avant Hurgadha, l'île de Tawila. Le désert, l'eau transparente sur 20 mètres de profondeur... et en plus nous sommes seuls! Ce genre d'escale est tellement agréable pour nous que nous y restons cinq jours. D'autant plus que nous savons que la prochaine étape, Hurghada, est un petit "disneyland".







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commentaires

Claire 23/04/2009 23:50

Mille pensées pour vous du Tanit qui étiez courageusement partis avec votre rêve. Pas juste. Courage pour après, qu'il faut continuer à vivre avec le même panache en souvenir de celui qui n'en est pas revenu.

Jean-Yves Delanne 04/12/2008 20:07

Iaorana à toute la famille et au vaillant coursier Tanit! Carré d'AsIV est arrivé a Hyeres le 10 novembre et nous venons d'arriver a Tahiti par avion et retrouver nos enfants maison et bateaux le 3 décembre. J'ai récupéré mon épouse Bernadette à Ierapetra avec une équipe de Thalassa que j ai débarqué à Agio Galini puis direct par Messine pas beaucoup de vent mais dans le bon sens .... Soyez très prudent pour la suite! Affectueuse amitié jydelanne@yahoo.fr

geneviève collegue de marie 11/11/2008 17:38

je viens de prendre le temps de lire vos aventures. chouette, chouette, chouette. envoyez nous un peu de soleil et de chaleur. profitez bien. marie, ramène nous des pyasages de reve.
bon continuation de voyage

Popov hibraimovitch blabla blabla 09/11/2008 12:25

Ahhh ! ça commence à faire rêver de plus en plus, bonjour à la tanit family, par contre même si elle est notre chère narratrice, je trouve qu'on ne voit pas beaucoup Chloé sur les photos, à quand une photo de la Sainte Famille en Egypte au grand complet ?

bruno denis 09/11/2008 09:39

Que n'avais-je d'articles à reprendre,bonjour à vous famille tanitaise,heureuse de savoir que grand chef moteur a encore gagné!
bisous à vous 3 fred