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Tanit... la déesse


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Musique

16 janvier 2010 6 16 /01 /janvier /2010 21:04
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Je me suis fait discrète ces temps-ci car il est difficile de trouver un nouvel élan en cette période hivernale déjà si maussade d'habitude, mais je n'oublie ni Florent ni mon combat et je remercie tous ceux qui continuent à nous apporter leur soutien.

Meilleurs voeux
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5 octobre 2009 1 05 /10 /octobre /2009 14:59

Tanit : Les pirates refusent la rançon


L'Amiral Guillaud (et non le Général Georgelin) nous apprend ici que c'était la vie de Colin qui était à protéger à tout prix.
C'est intéressant, surtout si je vous raconte comment l'armée s'y est prise pour stopper Tanit, la veille de l'assaut.

Les frégates sont arrivées près de nous le mercredi, ce qui bien sûr a largement contribué à tendre l'ambiance à bord. Les écoutes des téléphones satellites ont commencé, du fait de la présence de l'armée des menaces contre notre vie y sont interceptées et cela permet dès lors aux militaires d'identifier les chefs.

Le jeudi dans l'après-midi une des frégate se rapproche à une centaine de mètres de Tanit qui avance dans la pétole à 3 Nds, poussée par un fort courant. Comme à chaque rapprochement, les pirates nous font tous monter sur le pont. Un drap est tendu le long de la coque de la frégate, on peut y lire "STOP". Puis nous pouvons entendre que nous devons arrêter le bateau, que la France n'acceptera pas cette situation et qu'ils utiliseront la force, s'il le faut, pour arrêter Tanit.
Je pense d'ailleurs, même si je ne fais pas partie de l'élite militaire française, qu'un bateau pesant 15 tonnes, poussé par un courant d'environ 8 Nds et ce dans la pétole n'ira pas plus vite sans ses voiles.
Quand les pirates comprennent la détermination des forces en présence, ils me font immédiatement descendre dans le carré avec Colin et sous la surveillance rapprochée d'un des deux chef.
Ainsi, quand les tirs commencent à résonner, c'est le chaos total à bord, plus d'une dizaine de tirs résonnent dans le mât..
Dehors, Florent pousse un tel cri  que je crois qu'il est blessé (en fait un des pirate a laissé partir un coup, heureusement sans conséquences). Je suis face à face avec ce pirate et sa kalachnikov, mon fils dans les bras et je lui répète sans fin: "please". Il est affolé, me vise en ayant retiré la sécurité de son arme, cela dure quelques minutes...

Toutes les voiles de Tanit sont donc affalées, la nuit tombe, les pirates sont fortement agités. Ils ne cessent de téléphoner ou de discuter en somali à la VHF avec le médiateur. Certains se rendent, posent les armes, un autre veut se suicider... jusqu'à ce que le chef rallume son GPS et constate que Tanit file à 2,5 Nds vers la Somalie, portée par le courant.

Fin des communications, nouvelle nuit d'angoisse...





Télézapping : Pirates, l'enfer du Golfe d'Aden


Ici Monsieur Morin nous explique que toute la vérité sera dite sur les circonstances de l'assaut et sur le décès de Florent.
Je ne vais pas reprendre toute l'histoire maintenant, trop peu de vérités ont été dites, en revanche je vous conseille de lire l'excellent article de Jason Burke qui est un premier pas vers cette vérité.
Il n' y a qu'un pirate de tué par les tireurs d'élite, deux autres sont bléssés. Celui qui saute à l'eau le fait contraint et forcé au moment où les commandos montent à bord. Il n'y a pas d'échanges de tirs à cet instant. Florent n'est pas dans le carré mais bien dans la cabine arrière avec nous, cette même place que nous n'avons pas quittée durant toutes les négociations. La balle qui a tué Florent n'est pas une balle de kalachnikov, et elle n'était pas perdue.

L'information est contrôlée par le gouvernement, il a le pouvoir de choisir ce qui sera médiatique ou pas.
Si vous cherchez des informations, en temps réel, sur les otages retenus en Somalie, comme les humanitaires d'Action contre la Faim, ou l'agent de la DGSE, vous ne trouverez rien.
Et si vous cherchez à savoir pourquoi vous ne trouvez rien vous comprendrez que l'information en question a été stoppée volontairement pour protéger ces otages.





Extrait d'une interview de l'Amiral Marin Gillier donnée au Télégramme le 5 mai 2009

Un otage français a été mortellement blessé. Considérez-vous cette mission comme un échec? Pouvez-vous donner quelques précisions sur le déroulement de l'opération?
Je ne vous dirai pas les consignes qui ont été données aux forces spéciales pendant l'intervention, pour que, la prochaine fois, celui qui mènera la mission puisse conserver sa pleine capacité d'action. Il ne faut pas que l'adversaire en sache trop sur nos méthodes. En revanche, pour nous, la mort d'un otage et aussi celle d'un preneur d'otages ont été vécues comme un drame qui fait profondément souffrir toute l'équipe. Nous avions des priorités: sauver la vie des otages; ramener nos équipages en vie et capturer les pirates vivants. C'est dans notre culture, et c'est d'ailleurs une particularité française, de respecter les vies humaines sans porter de jugement sur la personne, jusqu'à prendre des risques pour la vie de nos hommes.


The Observer - 4 octobre 2009 - Jason Burke


Je mettrai très prochainement en ligne une traduction de cet article.
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31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 15:22
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30 juillet 2009 4 30 /07 /juillet /2009 13:06
D'abord un petit rappel des faits, pour vous lecteurs.

Le ministre des affaires étrangères et européennes, Monsieur Bernard Kouchner, a présenté, au conseil des Ministres du 22 juillet, un projet de loi relatif à l’action extérieure de l’Etat.


"Il permet, entre autres, de responsabiliser les ressortissants français qui se rendent sans motif légitime dans des zones dangereuses alors qu’ils ont reçu des mises en garde sur les risques encourus. L’Etat pourra leur demander le remboursement de tout ou partie des frais induits par les opérations de secours. Cette faculté sera également ouverte à l’encontre des opérateurs de transport, compagnies d’assurance et voyagistes, qui auront failli à leurs obligations."

 

 

Monsieur Kouchner,

 

 

Il est dommage de présenter un texte comme celui-ci à un moment où les français ne portent que peu d’attention à l’actualité.

 

C’est pourquoi je me permets de relever les quelques interrogations que soulève ce projet car il serait intéressant de savoir comment vous comptez les résoudre.

 

Tout d’abord, comment allez-vous définir les « zones dangereuses » ?

 

Par exemple, si nous étudions deux cas récents d’opération de secours comme la libération d’Ingrid Betancourt et celle des otages de Tanit, nous voyons tout de suite les limites de votre texte.

 

Íngrid Betancourt prend la route de Florencia qui mène à San Vicente del Caguán, malgré les avertissements du gouvernement lui signalant la présence de guérilleros procédant à des barrages en certains endroits de la route. Alors qu'une dernière barrière militaire empêche le convoi de continuer et que les militaires annoncent la présence des guérilleros quelques kilomètres plus loin, la candidate donne l’ordre à son conducteur de poursuivre sa route après avoir signé un document dans lequel elle se rend responsable de cette décision. Íngrid Betancourt et Clara Rojas passent plusieurs barrages des FARC jusqu'à ce qu'elles soient arrêtées à Paujil.

 

La Tanit et son équipage sont prévenus de la dangerosité du Golfe d’Aden et des côtes somaliennes. Alindien leur demande d’abandonner l’escale au Kenya et de rester à 500 milles des côtes. Faisant route plein sud, sur les Seychelles, l’équipage est pris en otage à 500 milles (environ 940 Kms) des côtes. L’Océan Indien est-il répertorié comme « zone dangereuse » ?

 

Ensuite, comment définirez-vous la légitimité d’un voyage ? Est-ce la mort annoncée des aventuriers, de ceux qui veulent découvrir et aider des peuples en difficulté ?

 

Gérard d'Aboville prépare un tour du monde à la barre du PlanetSolar. Il descendra en Méditerranée d'où il prendra le départ à destination de New York, via Gibraltar. Puis, il franchira le canal de Panama pour une grande traversée du Pacifique, s'attaquera dans la foulée à l'Océan Indien et rentrera au bercail dans la grande bleue, via le canal de Suez.

 

Bien sûr M. d’Aboville n’aura pas à régler les frais d’un éventuel secours puisqu’il sera accompagné par l’Armée lorsque sa « balade » lui fera traverser la « zone dangereuse ». Peut-être serait-il plus correct que M. d’Aboville règle lui-même les frais de cette surveillance. Du moins, l’avis des contribuables pourrait être intéressant.

 

Est-ce que les conseils aux voyageurs donnés sur le site du gouvernement seront une base pour définir le degré d’irresponsabilité de tel ou tel citoyen ?

 

Peut-être devriez-vous, M. Kouchner, donner plus d’envergure à votre projet en vous associant aux Ministres de la Santé, des Transports…

 

Car, chers concitoyens, vous avez été prévenus que la Grippe A sévissait fortement au Mexique, en Argentine, en Angleterre… Il est donc évident que la Sécurité Sociale ne pourra pas rembourser vos soins si, malgré les avertissements, vous vous êtes rendu dans un de ces pays et avez contracté le virus H1N1.

 

Pour Michèle Merli, déléguée interministérielle en charge de la sécurité routière, la hausse du nombre des tués sur la route s'explique "probablement par l'augmentation de la vitesse" et par un problème de comportement des conducteurs qui se sont montrés moins vigilants et moins respectueux des règles édictées.

 

En effet, la sécurité routière estime que "l'année 2009 se situera entre 4 450 et 4 550 tués". Il s'agit d'un chiffre en hausse par rapport aux 4 275 victimes de 2008.

 

34% des accidents de la route ayant entraîné la mort sont dû à l’alcool. Et pourtant, tous les conducteurs ont été maintes fois avertis du danger de l’alcool au volant.

 

1,2 million d'euros, c'est le coût en 2007 d'un tué sur la route, selon l'ONISR. Pour obtenir cette estimation sont pris en compte les coûts médicaux et sociaux (premiers secours, convalescence, etc), les coûts matériels (dommages des véhicules, etc.), les frais généraux (frais d'expertise, de justice, etc.) mais aussi la perte de production future des tués, et la perte de production potentielle de la descendance potentielle des accidentés sont pris en compte, tout comme les préjudices moraux.

 

Il serait donc inadmissible, si l’on suit votre logique, que la France paye pour tous ces irresponsables, qui malgré les mises en garde, ont pris le volant sous l’emprise de l’alcool ou de médicaments.

 

D’ailleurs, il faut penser aussi à ceux qui fument, ceux qui conduisent vite, ceux qui vont continuer à utiliser les cabines UV, ceux qui « se baladent » à la marée montante dans la Baie du Mont St Michel, ceux qui sortent de chez eux malgré les alertes rouges ou oranges de Météo France, ceux qui prendront des avions figurant sur la liste noire…

 

Les français sont irresponsables M. Kouchner, mais ne soyez pas sectaire.

 

Enfin, et c’est sûrement le point le plus important à éclaircir pour que votre loi voit le jour, il faudra donner le choix aux français d’être secourus ou non.

 

Car si nous reprenons l’exemple de Tanit, à aucun moment il n’a été demandé à l’équipage ou à leurs familles s’ils souhaitaient l’intervention des forces spéciales et ceci bien qu’aucun Mayday (signal de détresse) n’ait été envoyé.


Je vous prie de croire, Monsieur Kouchner, en l'assurance de ma très haute considération.

 

Chloé Lemaçon

 

Kouchner ou l'ambiguïté à la française - Courrier International - 01/08/2009

 

 

En ce qui concerne la grande croisière, vous verrez que les conseils donnés par Monsieur d'Aboville ou par un magazine comme Loisirs Nautiques (N°450) sont bien utopiques lorsque l'on étudie la carte de la piraterie maritime publiée par le gouvernement dans la rubrique "Conseils aux voyageurs":

 

 

 

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15 juillet 2009 3 15 /07 /juillet /2009 16:38
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6 juin 2009 6 06 /06 /juin /2009 18:16



Ici, sans Flo, la vie n'aura plus jamais le même goût ni la même couleur.

Je voudrais lui rendre hommage, vous raconter qui il était vraiment, mais les mots ne veulent pas sortir... peut-être est-il encore trop tôt...

Je remercie, sincèrement, tous ceux qui nous ont apporté leur soutien.

L'éternité pour Flo est au fond de nos coeurs et de nos esprits, merci mille fois d'avoir pensé, de penser, à lui, à nous.
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4 mai 2009 1 04 /05 /mai /2009 22:30
Monsieur Didier François, journaliste sur Europe 1, s'est autorisé ce matin à divulguer des informations erronées sur une enquête qui n'est pas terminée, ce qui je le rappelle est interdit par la loi.

J'ai voulu faire un commentaire sur leur site, non en tant qu'anonyme, mais bien au nom de Chloé Lemaçon, voici ce qui m'a été répondu:

Bonjour Chloé Lemaçon,

Bonjour,

Vous avez participé à l’espace communautaire d’europe1.fr et nous vous en remercions.
Comme vous le savez, cet espace est modéré toute contribution doit être conforme à la charte europe1.fr.
Votre message a été rejeté par l’équipe des modérateurs et a été supprimé.

En effet, nous refusons de publier des propos résolument agressifs dirigés à l’encontre d’une personne, d’une marque ou d’un organisme. L’agressivité est proscrite dans la ligne éditoriale des communautés europe1.fr.

Vous pouvez consulter l’intégralité de la charte ici: http://forum.europe1.fr/htm2/CharteForum.aspx

Merci de votre contribution et de votre fidélité,
A très bientôt sur europe1.fr !

L’équipe europe1.fr

L'équipe de modération Europe1.fr

Je me permets donc de faire un droit de réponse ici, sur mon propre blog, et je préviens à l'avance tous les journalistes que le contenu de ce blog m'appartient et qu'il est interdit de le reproduire, même en partie. Ceci est bien sûr valable pour la presse dans son ensemble qui ne s'est pas gênée pour piller nos photos et nos vidéos, pour faire  de l'audience.

Voici donc le commentaire qui a été refusé:

Monsieur François,

Cher journaliste...
Je suis surprise de lire que, bien qu'informé par le compte rendu de l'assaut, vous puissiez faire autant d'erreurs dans un si petit texte.
Vous vous êtes certainement levé ce matin, satisfait de vous-même à l'idée d'informer la France entière sur la mort de mon mari.
"Les faits se sont déroulés de la manière suivante...". Comme malheureusement la plupart de vos confrères, vous êtes prêt à reprendre n'importe quelle information soit disant dans le but d'informer justement.
Seulement, ce matin, vous auriez mieux fait de tourner sept fois la langue dans votre bouche avant d'écrire votre texte, car dorénavant je peux affirmer:
"Monsieur François fait de l'information émotionnelle au détriment de l'information pure, celle qui informe de la vérité.
Voilà, aujourd'hui lundi 4 mai 2009, Didier François a perdu toute crédibilité et toute humanité!"
Mon mari est mort le 10 avril 2009 pendant l'assaut permettant notre libération. Une enquête doit déterminer les circonstances de sa mort. J'étais à ses côtés, je connais donc une part de cette vérité. Si vous aviez eu le compte rendu militaire, vous sauriez qu'il n'y avait pas deux pirates à bord au moment de l'arrivée des commandos. Si vous aviez lu le compte rendu de l'autopsie vous sauriez que Florent n'a pas été touché près du nez. Si vous aviez lu notre blog, vous sauriez que ce n'est pas le "Tanit" mais la "Tanit. Si vous aviez eu mon témoignage donné aux enquêteurs vous sauriez que Flo a levé les bras pour d'autres raisons que de me protéger.
Vous n'avez donc lu aucun de ces documents, vous vous êtes contenté de répéter ce "qu'on dit", et malheureusement pour vos qualités de journalistes, tout est faux. Vos sources n'étaient sûrement pas si bonnes que vous le pensiez. Mais bravo, aujourd'hui vous avez été le premier à faire un article inutile!


Et bientôt, un droit de réponse spécial pour tous les téléspectateurs de TF1 et les auditeurs d'Europe 1 qui n'ont rien d'autre à foutre que de laisser des commentaires idiots et mal rédigés.


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20 mars 2009 5 20 /03 /mars /2009 17:30

Nous avons quitté Aden le 14 mars à 15h sous un ciel bleu.  On tire des bords toute la nuit mais on avance… et au petit matin le vent passe progressivement au SE nous permettant de faire un peu de route au 50°-60°.


A partir de la nuit du 15 au 16 nous commençons à naviguer tous feux éteints, on fait route pour Al Mukalla et nous sommes en plein dans la zone à risque pour le piratage… cependant rien à signaler.


Le 16 nous sommes toujours au près, on démarre un peu le moteur car il y a une tendance à la pétole en journée. On pêche le premier Mahi-Mahi (Dorade Coryphène) de Tanit, alors ce soir on oublie le cassoulet en boîte. Ce soir ce sera poisson cru, poisson coco et gâteau à la banane.


La soirée est un peu plus calme que les précédentes mais ça s’énerve à nouveau pendant la nuit. On vit penchés et on s’y habitue… je vois se dessiner les muscles de Colin sur son petit corps bronzé, c’est lui qui compense le mieux les mouvements du bateau. Il a ce que l’on pourrait considérer comme la place la moins confortable pour dormir en navigation : à l’avant, en hauteur… et pourtant il dort comme un loir.


Le 17 au matin, au lever du jour, nous avons la visite d’un hélicoptère de la Marine française, il fait du sur place sur notre arrière puis on établit un contact par radio :


« Hélicoptère, hélicoptère, hélicoptère, ici Tanit, Tanit, Tanit »

« Hélicoptère sur zone pour Tanit, on passe sur le 10, unité, zéro »

« Ok, ici Tanit, je suis là »

« Et qu’est-ce que vous faites là ? »

« On se balade… on va à Al Mukalla puis au Kenya »

« Ok, faites attention à vous, Hakuna Matata »

 

Finalement le bâtiment militaire prend contact aussi, il veut connaître notre route. Ils arrivent sur nous par notre nord et nous contacte à nouveau. L’opérateur radio me demande notre numéro de téléphone satellite puis le commandant du Floréal nous joint dans les minutes qui suivent. Il veut que je lui explique un peu notre programme et m’informer sur la route à prendre et les dernières attaques. Pour éviter les risques il nous conseille de nous éloigner de la route des navires de commerce n’étant pas une cible privilégiée il faut essayer de ne pas être sur la route des pirates. Nous établissons un contact très sympathique, ils nous escortent toute la journée, l’hélicoptère revient sur zone le lendemain pour voir si tout va bien… finalement c’est assez sympa ce contact français en pleine mer, loin de chez nous !


Nous continuons toujours à avancer au près, laborieusement mais sûrement, le vent nous devenant favorable sur la dernière journée. Nous arrivons à Al Mukalla le 19 mars en fin d’après-midi. Nous mouillons dans le vieux port devant la vieille ville. C’est jeudi soir, soir de week-end, et la ville est plutôt intrigante… nous décidons d’aller tous à terre, on fait les papiers et on fait un tour en ville.


De là où nous laissons l’annexe tout est accessible à pied, c’est très agréable en escale d’être plongés dans l’ambiance citadine. Nous nous laissons guider par les odeurs et les couleurs qui s’offrent à nous, dans le dédale des rues et ruelles autour de la mosquée.


La ville est construite sur une étroite bande de terre séparant la montagne et la mer.  L’ambiance est un peu orientale, un peu africaine… le Yemen est pour moi une destination inattendue ; en Egypte, la religion, le voile, le regard des hommes étaient un peu pesant. Ici les femmes sont presque toutes voilées, la prière résonne sur les flancs de la montagne pour nous revenir encore plus intense et pourtant le regard des hommes, et des femmes est différent.


Malheureusement peu de gens parlent anglais ici, dans la rue, et il est difficile de tout comprendre. Comme cette femme qui nous a fait signe, devant un bureau de change près de la mosquée, mettant ses mains à ses oreilles… avant que l’on comprenne que l’employé était à la prière.

Pour les photos, je suis vraiment désolée, mais le débit ici va m obliger a attendre le Kenya...

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13 mars 2009 5 13 /03 /mars /2009 09:07

Le 9 mars, après six jours passés à Djibouti, l’heure du départ sonne. Ces six jours sont passés très vite, au rythme et à la chaleur de l’Afrique.



Après quinze jours en mer nous avions pas mal de boulot sur le bateau : nettoyage, réparations, plein d’eau et puis bien sûr, la pièce du moteur à changer.

 

Grâce à Monsieur Berthin de l’Ambassade de France, Francis a pu utiliser le courrier militaire pour nous l’envoyer. Le colis est parti de France lundi 5 et il devait mettre cinq jours à arriver, si bien que je n’ai téléphoné à l’Ambassade qu’après le week-end local (jeudi et vendredi). En fait la pièce était déjà là depuis jeudi et après quelques remontrances du militaire en charge du courrier qui n’apprécie pas trop que des civils utilisent ce service, nous récupérons notre colis. Nous remercions encore M. Berthin, David, Jérôme et Francis pour leur aide.


Nous rencontrons des personnes de nationalités multiples (Somalie, Yémen, Erythrée) qui nous racontent Djibouti avec des yeux différents. J’apprécie de me balader dans les ruelles de la ville, dans le quartier de la rue d’Ethiopie et jusqu’à la place Mahamoud Harbi où se tient le marché. Après l’Egypte cela fait du bien de discuter en français avec des gens qui veulent juste rendre service ou raconter un petit bout de leur vie.

Non loin de là il y a aussi un grand parc de jeux pour les enfants. Les jours de week-end ou le soir il y a beaucoup de monde, l’endroit fait aussi cafétéria et les familles s’y retrouvent. Colin est tout de suite pris en charge par d’autres enfants plus grands qui l’accompagnent partout et je le surprends à aller bien vite sur les tourniquets et  à en rigoler.
C’est à côté du Nougaprix, un supermarché… en fait les tarifs sont assez élevés à Djibouti dès que vous vous intéressez aux mêmes produits que les militaires français. L’enseigne est donc un peu réservée aux étrangers ou personnes des classes aisées. C’est néanmoins pratique pour acheter quelques conserves ou un peu de beurre… Pour tout le reste, il faut parcourir la place du marché et les boutiques environnantes (viande, fruits, légumes, œufs…), on y trouve presque tout à des tarifs plus raisonnables.

Pour le poisson, on en trouve tous les jours au port de pêche et pour le pain, il y a une boulangerie pas loin qui est ouverte 24h sur 24h et qui fait des petites baguettes.


Le Yacht Club de Djibouti n’existe plus, l’organisation n’est pas très claire et les infos peu nombreuses. En fait, il faut se mettre au mouillage sur la droite, devant le port de pêche tandis qu’il faut ensuite traverser toute la baie vers les quais des gros cargos, pour trouver la capitainerie et l’immigration. Le mouillage est payant, 32 euros pour six jours. Par la suite mieux vaut débarquer au port de pêche où vous serez très bien accueillis. Là-bas on peut faire de l’eau, partir en ville, laisser l’annexe… tout est possible selon vos moyens, le forfait pour l’annexe est de 12 euros par semaine tandis que vous payerez Salomon ou Moustique selon la prestation (gardiennage, courses…).


Flo passe donc la journée du 8 sur le moteur, ou plutôt dans le moteur à démonter, monter, huiler… ça marche !

Colin est toujours partant pour bricoler, il passe les clés de 23 ou 21 à son père, l’aide à dévisser les cuves d’eau pour une vérification…

On décolle donc le 9 à 11h UTC. On a le vent dans le nez, 4 heures de moteur avant de hisser, enfin, la grand voile.

Comme souvent, Colin fait une petite sieste pendant que je prépare le premier repas : tarte de légumes. Comme on a investi de nouveaux quarts, de jour comme de nuit les garçons relayent leur attention toutes les deux heures, il faut reprendre un nouveau rythme et du coup, aujourd’hui, nous mangeons tous à des moments différents.

De 15h à 19h on remet le moteur, le vent est toujours NE, on n’avance qu’à 3 Nds mais au moins on fait route.

Le 10 le vent passe à l’Est, force 2 à 3 sur une mer peu agitée à agitée. On est au près serré, on n’avance pas et ce n’est pas de tout confort… on est trop lourd à cette allure.

Pour cette première nuit, Colin et moi faisons le tour du cadran avec la nuit  (17h – 5h)… le près c’est fatiguant !!!


On décide de faire escale à Aden en attendant que le vent se calme ou tourne, nous aurons mis 55 heures pour parcourir les 150 miles qui séparent Djibouti d’Aden… encore un record. Arrivée laborieuse le 11 au soir, le moteur étale mal avec le vent dans le nez mais finalement nous mouillons à Aden devant le Prince Of Wales.

Je file directement faire les papiers, j’apprendrai plus tard que je disposais de 24h pour le faire, et je suis très bien reçue par l’immigration qui me donne des passes contre nos passeports. Les douanes sont fermées, je repasserai demain. En tout, prévoyez une photocopie de vos passeports, une photo d’identité et quatre crew list.


Le 12, après avoir terminé toutes les paperasses, nous filons à pied faire un petit tour dans le quartier de Tawahi, manger du poulet grillé dans une petite cantine, acheter du pain, du poisson pour plus tard et faire un tour sur le Net pour certains.


Après quelques réparations à bord comme le joint du hublot du carré à changer ou une douche solaire à réparer, nous partons tous ensemble à la plage, à 5mns en taxi. Une grande plage au pied de collines arides, la mer est chaude, voir très chaude ; Colin est content de se refaire une cession de plage, et en plus il y a des toboggans dont un de quatre mètres de haut dont je me serai bien passée…


Nous avons rencontré Selim, il est de Mukala et passe sont temps sur le port, il aide et conduit les plaisanciers qui sont de plus en plus nombreux à s’arrêter ici plutôt qu’à Djibouti. C’est lui qui nous a montré la plage ou conduit pour faire des courses. Selim ne khat pas, n’a que trois enfants, sa femme est voilée mais il en parle librement. Je me suis permis de lui poser la question car il blaguait en comparant toutes les femmes voilées de noir à des ninjas… Il m’a répondu que c’était un choix de sa femme, qu’elle était libre et qu’à la maison, bien sûr, elle était vêtue tout autrement. Comme en Egypte, cela intensifie les échanges de regards, puis les choses évoluent… sur le port, Minou et Dodo  ont discuté avec des jeunes filles totalement voilées, mais elles ont décroché le voile de leur visage pour parler.

Aujourd’hui 14 mars nous devons lever l’ancre pour Mukala, le vent n’est pas vraiment plus favorable qu’en arrivant mais nous devons avancer et le visa pour rester plus longtemps coûte 58 dollars…


Peut-être pourrais-je vous redonner des nouvelles de là-bas, sinon rendez-vous dans deux ou trois semaines du Kenya.

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5 mars 2009 4 05 /03 /mars /2009 10:46


Comme je vous le disais, nous avons encore changé nos plans;Colin et moi sommes donc partis avec Flo, Minou et Dodo pour le Kenya. Nous avons atterri dans la nuit du dimanche 15 février avec Colin à Hurghada, Flo et Minou étaient là pour nous accueillir avec nos 40 kilos de bagages!


Nous avons simplement réglé les dernières formalités et fait des courses avant de lever les amarres dès mercredi. L'Egypte est un pays bien compliqué en ce qui concerne les formalités d'entrée et de sortie, du moins en bateau. Ne souhaitant plus passer par la Felix Agency pour les formalités de sortie, j'ai voulu les faire seule. Mais il m'a été impossible d'entrer en contact direct avec les douanes, toutes les personnes à qui je me suis adressée me renvoyantinévitablement vers un agent. Saïd, celui qui s'est occupé de notre arrivée a fini par venir me voir et m'a expliqué que les formalités de sortie du territoiresont gratuites à Port Galib alors qu'elles me coûteraient très cher, ici à Hurghada! Nous avons donc décidé de nous contenter de la port clearance, tant pis pour le tampon sur le passeport... cette petite mafia locale ne me plaît pas du tout et après tout, on n'a pas prévu de revenir en Egypte tout de suite.

 
A 13h, mercredi 18, nous quittons donc Hurghada pour Aden, 1000 miles de navigation nous attendent pour descendre la Mer Rouge.Les deux premiers jours sont plutôt calmes, Tanit est à deux noeuds poussée par une légère brise de NE. Nous découvrons ou redécouvrons le plaisir d'être sur l'eau, avançant doucement mais sûrement, sentant tous les jours un peu plus de chaleur. Dans la pétole du deuxième matin, Flo et Dodo apprécient la première visite des dauphins, venus en nombre jouer autour de nous.




Certains à bord, je ne les nommerais pas, voulaient perdre un peu de poids mais ce sera pour plus tard car ce temps nous inspire, Colin et moi, et nous préparons un gâteau au chocolat puis une tarte aux fraises façon macaron. Pâtes bolognaises, salade composée, pommes de terre sautées... nous ne nous laissons pas abattre. Seulement, à ces deux jours de calme vont succéder trois jours un peu plus sportifs sur une mer agitée.


Bien sûr on a vu pire, car la Mer Rouge reste tout de même assez sereine, mais nous filons au portant grâce à un vent de Nord, force 4 à 5 et à cette allure, si les miles défilent vite, le roulis ne nous laisse aucun répit. Minou est le premier à faire un petit vomi et je lui emboîte rapidement le pas. Chose qui ne m'était encore jamais arrivée, je reste bien patraque pendant trois jours, incapable de m'activer trop à l'intérieur malgré les réclamations de Colin.

Heureusement Dodo et le Capitaine sont en pleine forme bien que fatigués par les quarts, avec Colin se sont les seuls à ne pas être atteints par le mal de mer. Bien sûr je n'arrive plus à mettre la main sur le Mercalm, j'en avais pourtant rapporté deux boîtes, et je me soigne donc à l'homéopathie (Cocculus Indicus) et à l'huile essentielle de citron, remèdes qui s'avèrent d'ailleurs très efficaces.


Vendredi soir, Flo a voulu mettre le moteur en route pour faire un peu d'énergie car les nuages empêchaient notre panneau solaire d'avoir un bon rendement. Nous avons tout de suite entendu un bruit suspect et faisons face, un peu découragés, à une nouvelle panne. C'est encore l'inverseur qui nous joue des tours, une pièce à lâché dans le carter du boîtier de vitesse. Le point positif est que sans moteur mais avec le vent et le soleil qui brille maintenant nous étalons notre consommation d'énergie (en ne faisant fonctionner que les lampes à Leds et sans le frigo bien entendu). Le point négatif étant que cette réparation nous oblige à changer de cap pour nous rendre à Djibouti et va sûrement nous coûter cher alors que nous n'avons pas vraiment le budget pour ce genre d'imprévus.
Et puis Flo, à son grand enchantement, doit passer des heures la tête à l'envers dans le moteur en composant avec les joies du roulis.

 Yes for peace est affalé, on continue à avancer avec deux ris dans la trinquette et deux ris dans la grand voile. Et on troque les petits plats pour les raviolis et le cassoulet....

Lundi, revient enfin une mer calme, nous filons toujours au portant et les mouvements du bateau se font moins brusques... il est plus facile de s'habituer au roulis de la longue houle!



Le vent n'a pas vraiment faiblit mais nous hissons quand même le grand génois. Première pêche de la Mer Rouge, et pas des moindres puisque nous ramenons deux barracudas dont un de 80 cm. On sort les livres de cuisine pour s'inspirer car nous nous retrouvons avec quelques kilos de filets à cuisiner: beignets et sauce coco pour le soir, parmentier pour le lendemain. Malheureusement je ne l'ai pas assez cuit et nous sommes obligés de le jeter, ce n'est pas le moment de se rendre malade mais je suis énervée contre moi-même.  Par chance, à peine une demi heure après avoir posé la ligne nous en pêchons un autre. En ce mardi matin, poussés par un vent de NE de force 3 nous sommes à 400 milesdes îles Hanish où nous avons prévus de stopper si le vent tournait au sud.

Cela fait une semaine que nous sommes en mer quandle capitaine fait son premier quart en tee-shirt. La nuit est calme, le vent de Nord a faiblit. Au petit matin la mer est belle... on pêche notre quatrième barracuda. Flo nous prépare donc du poisson pané avec du boulghour de sarrasin. On profite de cette journée tranquille pour réparer le moteur, enfin... à l'africaine. Minou prend son courage à deux mains pour plonger dans le grand bleu car il faut pousser sur l'hélice afin de repositionner l'arbre  pour pouvoir au moins utiliser la marche avant. Finalement ce petit bain lui plaît... il enchaîne un petit plongeon et le capitaine le suit.


Le 26 et le 27 nous battons des records: 11 miles en 14h puis 30 miles en 24h... une journée au près dans 15 noeuds de vent.

Samedi 28, vent de N/NE sur mer agitée. Le moteur casse régulièrement et il faut ré-enclencher à la main à chaque fois, la galère. La météo annoncée n'est pas terrible, 25 à 30 noeuds prévus mais toujours de Nord. On va pouvoir changer de régime, y'en a marre du barracuda...! Et on est bien content de pêcher un gros thon. On va enfin pouvoir manger du poisson cru... quel délice! On continue le repas avec une tranche de thon grillé avec du riz puis on termine par la crème de Mémé Paulette.

Le vent de nord ne s'arrête plus, comme prévu, mais la mer reste peu agitée ce qui rend les derniers jours de navigation bien agréables. Une couture éclate sur YFP, 50 cm de couture pour le capitaine. On l'aime bien notre génois mais c'est vrai qu'il a fait son temps, va falloir s'y faire.


On décide de ne pas faire d'escale jusqu'à Djibouti afin de profiter de ces conditions que nous n'aurions su rêver. Du Nord pour passer Bab el Mandeb à cette époque ça ne se refuse pas. A une moyenne constante de 6 noeuds, sans doute aidés par le courant, le détroit file sous nos yeux, on rencontre nos premiers boutres et le 3 mars au matin nous arrivons à Djibouti sous une chaleur écrasante.


L'escale n'était pas prévue, pour les vivres elle nous coûtera sans doute plus cher qu'Aden, mais quel bonheur de trouver enfin l'Afrique, ses couleurs, ses senteurs et sa joie de vivre. Nous prenons doucement nos marques dans cette ville que nous ne connaissons pas. Les Djiboutiens sont adorables et toujours prêts à nous renseigner. L'ambiance est bien contrastée avec Hurghada, ici nul besoin de marchander, personne pour essayer de vider vos poches à la moindre occasion.


Minou achète ses premières branches de khat et va "khater" avec les gars du port. Il y apprend que le khat arrive quotidiennement du Yemen, escorté par la police locale. Partout dans les rues on trouve des petits stands aux couleurs de cette plante.... Les effets n'ont pas l'air très importants... sans doute pour ça que c'est légal et si répandu.


Nous venons d'arriver et commençons donc par nous affairer aux  tâches d'après navigation (lessive, eau, gasoil...). Nous ne savons pas encore combien de temps nous allons rester car nous attendons notre pièce. Une fois de plus, grâce à Francis et Jérôme, nous nous en sortons bien. Ils nous ont trouvé une pièce d'occasion à 150 euros (contre 1000 neuve), et grâce à l'ambassade le colis est parti avec le service des armées (50 euros contre 300 pour Chronopost).


J'essayerais donc de revenir vous raconter l'escale avant le départ. Car je serai ensuite dans l'impossibilité de vous donner des nouvelles pendant au moins 15 jours, selon que l'on rallie les Seychelles ou directement le Kenya.


En ce qui concerne petit Colin cette navigation m'a rassurée. Je crois qu'il est encore un peu petit pour trouver le temps long, il demande rarement: "Quand est-ce qu'on arrive?". Les premiers jours ont été un peu plus difficiles car lui aussi a dû reprendre son rythme après ces deux mois à terre. Mais finalement il me réclame tous les matins de faire l'école et nous avons fait un cahier d'exercices entier en 15 jours. Il se réveille en général à 6h au moment où Flo prend son dernier quart. On commence systématiquement la journée par un grand biberon de chocolat chaud (bien difficile à préparer dans certaines conditions...) puis en général on attaque tout de suite l'école. Je lui demande ensuite de jouer un peu seul, il se raconte des histoires, fait du bricolage ou du dessin. Il a découvert depuis peu les jeux éducatifs sur l'ordinateur et s'amuse beaucoup avec jeu Kirikou très bien fait. Mais il aime aussi faire quelques courses de voiture avec son Papa. Quand la météo le permet nous faisons un gâteau ou du pain pour l'équipage. Nous déjeunons en général vers 11h et dînons vers 18h, vivant ainsi au rythme du soleil.



 



Enfin, je voulais remercier notre famille et nos amis pour leur soutien, ainsi que les lecteurs du blog qui nous laissent de gentils commentaires, toujours agréables à lire. Vous êtes nombreux à nous réclamer plus de photos et plus de films. Pour les photos, nous avons une nouvelle batterie pour l'appareil et cela va donc être mieux. En revanche, grâce à l'incompétence totale de la Fnac qui a égaré des accessoires de notre caméra lors d'une réparation, je suis dans l'incapacité de mettre des films en ligne. Si ce problème, qui dure tout de même depuis novembre, est résolu un jour, je mettrais en ligne plusieurs films en même temps.

 

 


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