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Tanit... la déesse


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Musique

5 mars 2009 4 05 /03 /mars /2009 10:28

Voici un petit questionnaire qui a été réalisé par les élèves de l'école des Grenouilles et auquel nous avons été ravis de répondre afin de les aider dans leur projet autour de la réalisation d'un article de presse.



Les élèves de l'école en navigation

 


- D'où vient l'idée de partir en bateau tous les trois ?

En fait c’est un rêve que Florent et moi nourrissions depuis longtemps, ceci même avant de nous connaître. Quand Colin a eu 6 mois et que nous avons acheté Tanit, il était évident que nous partirions tous ensemble.
Ce sont aussi des lectures qui nous ont fait rêver :
Bibliothèque de bord

- Quel âge avez-vous ?
Florent est né en 1980, et moi en 1978. Quant à Colin, il a fêté ses trois ans en octobre à Gavdos (Grèce)

- Avez-vous fait le tour du monde ?
Malheureusement non… Partir faire le tour du monde en voilier demande au moins 3 ou 4 ans afin de pouvoir profiter des escales et toujours naviguer avec une météo adéquate. Nous envisageons pour le moment de naviguer quelques années dans l’Océan Indien, mais pourquoi pas continuer après ?

- Qu'avez- vous vu comme pays ?
Avec Tanit, l’Espagne (Asturie et Galice), le Portugal, l’Espagne (Andalousie et Baléares), la Tunisie, Lampedusa (île la plus au sud de l’Italie), Malte, Gavdos (île la plus au sud de la Grèce) et l’Egypte. En février nous rejoindrons l’Océan Indien, le Kenya, la Tanzanie, Madagascar.

- Quel pays avez-vous préféré ?
De notre périple en bateau (car nous avons chacun visité d’autres pays auparavant) nous avons préféré Gavdos. C’est une île située au Sud-Ouest de la Crète, sauvage et préservée. Pas de gros hôtels en béton, pas de transat sur les plages… des gens chaleureux, des oliviers, des chèvres. Sur cette île, il y a une école avec 7 élèves dont 4 frères !

- Est-ce facile de vivre, tout le temps, dans une "maison" à voiles sur l'eau ?
Bien sûr ce n’est pas toujours facile de vivre sur un bateau, mais la vie je crois n’est jamais facile. D’abord il faut savoir vivre en huis clos, nous adorons nous retrouver concentrés sur nous trois dans notre cocon quand nous sommes en mer pour plusieurs jours. Mais c’est cette même proximité qui peut être difficile à vivre quand l’un ou l’autre est très fatigué. Ensuite, il faut comme dans une maison, gérer les aléas de la vie, les pannes et les réparations. Il faut aussi bien s’organiser car il y a peu de place, chaque chose doit être rangée correctement. Colin doit ranger un jeu avant d’en sortir un autre.

- Avez- vous une maison dans un pays ?
Aucune maison. Quand nous rentrons en France, nous naviguons de chez nos parents à chez nos frères et sœurs.

- Quel âge a votre fils Colin ? Les copains ne lui manquent-ils pas trop ?

Colin a donc trois ans. Il vit sur le bateau depuis ses 1 an ½ et nous avons quitté la France pour ses 2 ans ½ .
Il s’adapte très bien à toutes les situations auxquelles nous le confrontons. Mais il est vrai que de temps à autres les copains (et surtout ses cousins) lui manquent un peu. Ce qui ne l’empêche pas de faire des rencontres au fil des escales.

- Où est-il né ? En mer ?
Il est né à Vannes, et à l’époque nous vivions encore dans une maison.

- Aimez-vous naviguer?
Quand la météo est bonne, qu’il y a juste assez de vent pour avancer mais ni tempête ni grosses vagues, nous adorons naviguer. Et puis quand la mer ou Eole nous jouent des tours, nous prenons notre mal en patience et sommes contents d’accoster.

- Est-ce que, lors de vos navigations, vous avez vu des animaux marins ?

Nous avons croisé beaucoup de dauphins communs en Atlantique qui venaient jouer avec notre étrave.
Vidéo dauphins
Nous avons aussi croisé à plusieurs reprises des Globicéphales. Nous avons assisté sans pouvoir filmer à une séance d’apprentissage, une maman apprenait à son petit comment se servir de sa queue pour plonger.
Nous avons vus des poissons lune, un rorqual et quelques tortues...

- Est-ce que vous vous êtes déjà mis en danger à cause d'eux ?
Il est rare de se mettre en danger à cause des mammifères marins car en général ils ne sont pas agressifs. Les bateaux de courses qui vont très vite peuvent percuter par erreur une baleine avec de très gros dégâts pour le bateau et la baleine.
La taille des rorquals nous a impressionnés et il ne faut jamais naviguer au milieu d’un groupe de cétacés car ils pourraient être dangereux par peur.

- Comment faites-vous quand il y a des tempêtes, des mauvaises conditions météo ?
Avant de lever l’ancre nous nous informons sur les conditions météo (par internet en général) et nous essayons de partir quand le vent est favorable sur plusieurs jours. Mais la météo n’est pas une science exacte et nous nous sommes retrouvés plusieurs fois pris au milieu de dépressions peu agréables ; dans ces cas-là, il faut adapter la vitesse du bateau afin de ne rien casser.

- Avez vous rencontré des déchets en pleine mer ?
Il est évident que la mer est polluée et la pollution visuelle m’effraie toujours car tous les déchets que je vois flotter me font penser à tous les autres déchets qui sont au fond. Sans parler de la pollution invisible a priori, comme les produits chimiques.

- Avez- vous déjà été en danger ?
Nous avons eu une fois l’impression d’être en danger, mais nous avons surtout eu peur. Nous nous sommes retrouvés au cœur d’une formation orageuse qui a duré plusieurs heures. Les éclairs se sont rapprochés de nous jusqu’à ce que nous les entendions et les voyions en même temps ! Nous avons mis une masse autour du mât que nous avons fait retomber dans la mer pour éviter que la foudre ne tombe sur le bateau.

- Avez-vous vu des "choses" extraordinaires : paysages, hommes, animaux ?

Le plus extraordinaire pour cette partie du voyage a été l’infini de l’océan. Être seul, sur son bateau, personne à l’horizon, que du bleu… et les dauphins qui viennent vous rendre visite.
Le plus extraordinairement choquant fut l’arrivée d’une barque dans le port de Lampedusa. Cette embarcation précaire comptait à son bord des dizaines d’étrangers, africains, qui risquent leur vie pour rejoindre l’Europe.
Les monuments égyptiens nous ont aussi paru étonnants. Les temples de Louxor et de Karnak sont impressionnants par leur grandeur mais aussi par la perfection de leurs hiéroglyphes.
Les ruines romaines de Bulla Regia en Tunisie sont fantastiques car elles dévoilent la perfection qu’était une ville à cette époque.

- Quel est votre métier ?
Florent est informaticien et photographe mais il a démissionné de son travail à notre départ. Quant à moi je n’ai pas de métier précis, j’ai longtemps été régisseuse sur des long-métrage avant d’être maman ; avant de partir j’étais commerçante mais j’ai moi aussi cessé mon activité pour partir.

- Comment faites-vous pour avoir assez d'argent pour vivre ?
C’est le point le plus difficile. Nous avions fait quelques économies avant de partir avec la prévision de travailler à Zanzibar en décembre. Mais comme en décembre nous n’étions qu’en Egypte nous avons du rentrer pour travailler un peu. Nous repartirons en mars avec de nouvelles économies.
Bien sûr, nos dépenses sont très restreintes du fait de voyager avec notre « maison ».

- Avez-vous déjà manqué de nourriture ?

Nous n’avons jamais manqué de nourriture car nous sommes partis avec plus de 200 kilos de vivres (conserves de légumes, de viande, légumes secs, céréales …). A chaque départ nous faisons le plein de fruits et de légumes que nous arrivons à conserver jusqu’à 15 jours.
Nous manquons de temps en temps, en fin de navigation, de produits frais comme des yaourts ou du beurre car nous n’avons pas assez d’électricité pour laisser le frigo tourner en permanence.
Mais nous comblons ces manques en fabricant notre pain ou nos propres crèmes dessert.


- Connaissez-vous quelques langues ?
Florent parle anglais et italien, et moi anglais et espagnol.


- Comment faites- vous pour communiquer avec les gens qui ne parlent pas votre langue ?
Quand nous sommes dans un pays où l’on ne parle aucune de ces langues (en Grèce ou en Egypte par exemple), nous essayons d’apprendre les indispensables (bonjour, merci, s’il-vous plaît … ). Et souvent, nous nous débrouillons avec quelques mots d’anglais.


- Avez-vous déjà été mal reçu dans un pays ?
Nous n’avons jamais été mal reçus. Et finalement je crois que l’accueil dépend plus des rencontres que du pays en lui-même si bien qu’il n’y a pas un pays en particulier plus chaleureux qu’un autre.


- Avez-vous déjà rencontré des pirates ?
Nous n’avons jamais rencontré de pirates. Nous n’avons pas pour le moment navigué dans des zones connues pour la piraterie (Vénézuela, Philippines, Somalie … ). En revanche, pour atteindre le Kenya nous allons devoir traverser le Golfe d’Aden qui est très médiatisé actuellement car plusieurs bateaux y ont été victimes d’attaques de piraterie (voilier, cargos, super tanker … ). Nous avons rencontré à Ismaïlia, Jean-Yves Delanne, qui a été récemment attaqué à bord d’un voilier qu’il convoyait d’Australie en France. Les actes de pirateries sont un risque, mais il faut savoir que les pirates somaliens sont avant tout des pêcheurs qui vivent dans un pays de non droit où la vie est très dure.
Nous allons donc naviguer dans cette zone en toute connaissance de cause, et c’est pour cela que Florent va partir avec deux amis, tandis que Colin et moi nous le rejoindrons au Kenya. Mais nous savons aussi que les vrais dangers sont ailleurs ( la voiture par exemple).


- Comment faites-vous pour vivre dans un bateau ?
Je vous dirais que nous vivons dans le bateau comme nous vivions dans notre maison, nous avons juste moins d’espace. Mais Colin a sa propre cabine à l’avant alors que nous avons la nôtre à l’arrière.
En mer nous faisons la vaisselle à l’eau de mer car l’évier de la cuisine est alimenté par deux pompes à pied, l’autre étant reliée à nos cuves d’eau douce. Comme nous ne disposons que de 400l d’eau douce nous devons faire attention à notre consommation. Nous arrivons à dépenser environ 5l par personne et par jour (toilette, cuisson, vaisselle…). Que nous utilisions l’eau douce ou l’eau de mer, nos eaux usées sont évacuées vers la mer. C’est pourquoi nous faisons très attention aux produits utilisés en choisissant systématiquement des produits écologiques (toilette, lessive, vaisselle…)


- Côté technique, comment est votre bateau ? Pouvez-vous le diriger à deux sans problèmes?
Notre bateau est un côtre norvégien de 1976 en ferrociment (bientôt nous mettrons en ligne un descriptif précis du bateau spécialement pour les enfants).
Nous naviguons à deux sans problème d’un point de vue technique. Souvent Flo manœuvre seul car je suis avec Colin mais je viens l’aider dès que le vent est un peu fort. La nuit nous nous relayons toutes les deux heures afin d’assurer la veille (vérifier que le bateau suit son cap correctement et qu’aucun gros cargo ne coupe notre route).


- Qu'est-ce que vous aimez bien dans cette aventure ?
Tout ou presque nous tient à cœur dans cette aventure. Bien sûr, de temps en temps, dans les moments durs, nous nous demandons ce que nous faisons là ! Mais c’est avant un choix de vie pour le moment, nous voulons profiter de nous trois et voyager. Ce qui nous motive : l’inconnu, les rencontres, l’imprévu…


- D'où vient l'idée de mettre en contact des enfants de différents pays sur notre avenir ?
Nous n’étions pas encore partis que nous avions déjà mis en place le blog car nous avions besoin de partager notre rêve, donner des clés à nos proches pour les aider à comprendre notre choix. Très vite des gens de tout horizon se sont intéressés à notre histoire, y compris des enfants.
Nous essayons depuis longtemps de nous insérer dans une démarche écologique quant à notre manière de vivre, ce n’est pas toujours facile.
Aujourd’hui, les enfants occidentaux sont largement informés sur le respect de l’environnement et les dangers encourus par la planète. Nous aimerions contribuer à un partage de votre savoir avec des enfants qui manquent d’information.

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29 janvier 2009 4 29 /01 /janvier /2009 15:29
St Armel


Nouveau changement de cap dans notre voyage (encore, diront certains) ... mais finalement nous serons en famille pour rejoindre le Kenya, et accompagnés de deux amis, Steven (Minou) et Dorian (Dodo).

Le décision de rentrer avait été longue à prendre, longuement discutée depuis la Grèce puis finalement adoptée suite à l'état de notre caisse de bord; il nous était de toute manière impossible financièrement de rester en Egypte.
Flo avait déjà une proposition pour une mission d'un mois ce qui nous assurait de pallier aux charges fixes, et forte de la devise "qui veut, peut", je pensais cumuler des petits boulots afin de faire des réserves. Mais après un mois et demi, le résultat est que je gagne à peine de quoi payer les billets pour le Kenya.

L'idée de se séparer pour cette navigation ne nous a jamais enchantés, nous avons juste essayé de nous conforter en nous disant que ce serait peut-être mieux pour Colin, et rassurant pour les grands-parents. Mais au fond, et même si nous avons beaucoup apprécié les retrouvailles et les moments partagés avec tous, notre vie en ce moment est à bord et nous pensons que, pour Colin aussi, il est important de faire cette traversée ensemble.

Flo, Dodo et Minou partent le 4 février pour Hurghada et avec Colin nous les rejoignons le 15. Cela va leur laisser le temps de préparer Tanit et de profiter un peu du récif. En ce moment il fait 28° là-bas et l'eau est à 22°... les conditions ne devraient pas être trop mauvaises pour donner le petit coup de brosse à la carène!

Nous allons organiser la navigation en fonction de l'équipage. Le capitaine et les équipiers à 100% pour Tanit et l'équipière à 100% pour Colin,... et pour eux. Ainsi Colin ne devrait pas pâtir des lendemains de quart difficiles ou des jours de mauvais temps.

Nous levons donc les amarres aux environs du 17 février pour le Yemen. Nous n'avons pas beaucoup de temps pour descendre le Soudan et l'Érythrée, mais les aléas de la météo nous amèneront sûrement à y faire une ou deux escales que nous vous raconterons dès que possible.
Nous ferons une escale de quelques jours à Aden afin de compléter les vivres avant la traversée pour le Kenya, avec une option via les Seychelles...

Nous sommes donc heureux de reprendre le voyage, la caisse est vide mais les coffres sont encore bien pleins de nos premières réserves, et de vivres que Jean-Pierre nous avait gentiment cédés à Ismaïlia. D'ici le Kenya ou les Seychelles, très peu d'escales; c'est donc là-bas qu'il faudra trouver du boulot.

Il reste les pirates, qui comme les braconniers ou autres fraudeurs interviennent dans les régions où circulent les richesses; tant que nous serons sur ces routes nous prendrons le risque d'en croiser.
La seule explication que l'on puisse vraiment vous donner sans partir dans des débats compliqués c'est que nous pensons que ce risque est minime comparé à d'autres risques du quotidien.


Minou, autoportrait....

Dodo, le jour de notre départ
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25 janvier 2009 7 25 /01 /janvier /2009 18:18
Ils poursuivent leur voyage malgré les pirates

Après six mois de navigation entre Vannes et la Mer Rouge, Florent et Chloé veulent poursuivre leur périple vers l'océan Indien avec leur fils Colin.


Le périple du voilier vannetais Tanit vers Zanzibar est, aujourd'hui, stoppé en Égypte.Mais le couple de navigateurs ne renonce pas à faire traverser son fils de 3 ans entre les pirates somaliens.
Leur rêve n'est pas brisé, même s'il a été sérieusement ébranlé. Florent, Chloé et leur fils Colin, âgé de 3 ans, veulent toujours rejoindre les plages paradisiaques de l'île de Zanzibar en Tanzanie, tous ensemble à bord de leur voilier Tanit. Même si cette famille, partie en juillet dernier du port de Vannes, en ayant abandonné travail, famille et amis pour mener cette aventure dans un esprit de liberté, est aujourd'hui à quai à Hurghada, en Égypte.
Car son périple vers l'océan Indien a été retardé par la casse successive de plusieurs pièces. Traverser le Golfe d'Aden et ses redoutables pirates somaliens demeure, néanmoins, la prochaine étape, à partir du 15 février.

« À Ismaïlia, dans le canal de Suez, nous avons croisé les navigateurs Jean-Yves et Bernadette Delanne. Ils venaient d'être libérés par un commando de l'armée française, après avoir été otages des pirates somaliens durant deux semaines. Leur récit a été, à la fois, impressionnant et rassurant », explique Chloé.

« Leur libération s'est déroulée dans le sang avec un pirate abattu sous leurs yeux. Mais, dans le même temps, ils ne se sont jamais sentis en danger car ces Somaliens n'en voulaient pas à leur vie. Ils désirent d'abord de l'argent. Le danger existe, et il s'est sans doute accru au fil de ces derniers mois, mais l'océan reste vaste. Les pirates ne doivent pas anéantir notre rêve. »

Deux copains en renfort

Faire une dernière escale à Aden, longer les côtes du Yémen jusqu'au sultanat d'Oman, s'écarter de l'île de Socotra pour descendre vers le Kenya : tel est le plan pour une navigation évaluée à 35 jours.

« Nous avancerons de jour comme de nuit, tous feux éteints, après avoir signalé notre départ aux forces françaises à Djibouti. Dans de telles conditions, il n'est plus question de nous relayer seulement à deux à la barre, tout en nous occupant de notre fils. Comme nous ne pouvons pas passer en convoi sous escorte, deux amis vannetais vont embarquer avec nous. Ce sera plus rassurant car notre voilier est lourd et ne pourra pas fuir devant les pirates », racontent Florent et Chloé.

Une première avarie dans le Golfe de Gascogne, un manque de vent en Méditerranée, l'inverseur en panne à Lampedusa, le moteur défaillant dans le canal de Suez : les péripéties n'ont pas manqué pour remplir le journal de bord de Tanit depuis Vannes. « Cela nous a encore plus appris la débrouille et nous a fait oublier la notion du temps. Ce n'est pas la peur des pirates qui va nous faire arrêter un voyage aussi enrichissant ! »

Patrick CERTAIN.
Ouest-France
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12 janvier 2009 1 12 /01 /janvier /2009 22:02
Tout d'abord, nous tenons à vous souhaiter à tous, amis et autres visiteurs, une très bonne année 2009. Et nous vous remercions d'être à nos côtés...

Vous aurez certainement remarqué que nous étions absents de la toile ces derniers temps. Suite aux aléas de la navigation nous avons légèrement modifié notre programme. Mais que serait une grande croisière  si elle se déroulait toujours comme prévue?

Comme je vous l'ai déjà expliqué, nous avons pris trop de retard pour passer Bab-el-Mandeb dans de bonnes conditions c'est pourquoi nous avons décidé de nous arrêter plus longuement en Egypte. Nous sommes donc arrivés en Mer Rouge début novembre et avons largement profité, pendant plus d'un mois, des petits bonheurs du récif.



Seulement la caisse de bord est bien légère et la côte est-africaine est encore loin! Nous avons donc longuement peser le pour et le contre afin d'établir un nouveau programme pour les mois à venir.

Nous avons d'abord penser à rester en Egypte et travailler à Hurghada, ville très touristique. Seulement il est impossible de mouiller dans les parages et les tarifs de la marina nous font pâlir face au salaire local. Nous pouvons espérer un salaire local de 400$ alors que la marina "internationale" nous en coûte 300$ (soit environ 2 à 3 fois moins cher qu'en France pour une qualité et des services supérieurs) . Difficile dans ces conditions de lester notre porte-monnaie...

Ensuite, toujours d'actualité, reste le problème de la piraterie. Nous nous sommes beaucoup renseignés et pensons que le sujet est, tout de même, très ou trop médiatisé en ce moment. Il est vrai qu'il y a un risque, mais a  priori pas plus élevé qu'au Vénézuela,  par exemple. Nous en avons aussi discuté avec Jean-Yves Delanne qui sortait lui-même d'une prise d'otage de 14 jours dont il a été libéré par un commando français. Afin d'éviter un éventuel face à face avec des armes à Colin, nous avons décidé que Florent rallierait le Kenya sans nous... mais accompagné de deux amis. Ce qui me laissera du temps supplémentaire pour bosser.

Ainsi, Florent larguera les amarres début février avec Dodo et Minou tandis que Colin et moi nous les rejoindrons mi-mars au Kenya.

Pour Flo comme pour moi cette navigation l'un sans l'autre va être un peu dure. Mais le fait de ne pas avoir à penser à la sécurité de Colin nous soulagera pour cette longue traversée.

Ce retour hivernal imprévu est un peu dur mais les bons moments passés en famille ou avec les amis nous font oublier le froid. Une fois de plus c'est Colin qui vit le mieux la situation, il est heureux d'aller à l'école avec ses cousins et s'adapte à tous ces changements avec le sourire. Hier, un peu fatigué, il m'a quand même dit: "Maman, on va où encore?"


          

Petite sortie en 60 pieds Open avant de retrouver le doux plaisir de barrer Tanit....






Je tiens à m'excuser pour les erreurs qui se sont glissées dans les albums photos; suite à un incident sur le serveur d'over-blog une grande partie de mes titres et desciptions ont disparus avec impossibilté de les remettre pour le moment.



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5 janvier 2009 1 05 /01 /janvier /2009 10:16



Cliquer sur l'image pour écouter la chronique.
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4 janvier 2009 7 04 /01 /janvier /2009 20:12
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23 novembre 2008 7 23 /11 /novembre /2008 23:58

Ils mettent les voiles pour le bout du monde !



C'est une véritable aventure au contact de la nature que cette famille a décidé de vivre en partant pour de longs mois, voire des années, sur son bateau vers l'Océan indien. : Photo Alexis Tsvetoukhine




Vie maritime. Installés dans le port de Vannes, Chloé et Florent se préparent à partir pour Zanzibar avec leur fils de 2 ans. Ils veulent fuir la société de consommation pour vivre une vraie aventure au long cours.
L'heure est aux derniers rangements des 250 kg de nourriture et de dizaines de livres. Les ultimes préparatifs sont en cours dans le port de Vannes. Fin juillet, Tanit aura quitté le bassin de La Rabine. Cap sur l'Océan indien pour atteindre d'abord Zanzibar et plus tard Madagascar, via le canal de Suez et Aden, au Yemen. Avec à bord de ce voilier blanc et orange, long de 12,50 m et construit en ferro ciment, un couple et son jeune fils Colin, âgé de 2 ans et demi.

Chloé et Florent Lemaçon y ont investi toutes leurs économies depuis deux ans afin de réaliser leur rêve : « Nous voulons fuir la société de consommation et sa routine. Nous nous voyons mal apporter à notre enfant l'éducation que le gouvernement est en train de nous concocter. Nous préférons vivre au contact de la mer et la nature. » Pourtant bien installés (lui est informaticien à 27 ans et elle est commerçante à 29 ans), ils larguent les amarres pour une soif d'aventure qu'ils ont déjà commencée depuis un an, en vivant sur leur bateau dans le port de Vannes. « Nous avons banni la télévision et tout ce qui nous semblait superflu pour nous recentrer sur l'essentiel. Cela nous a déjà permis de nous séparer de tout ce qui est l'aspect matériel. Dans notre esprit, nous sommes devenus des gens marins du voyage, même si nous ne sommes pas issus du monde de la voile. »

Risques en Somalie

Si Florent a déjà effectué une transat en 2001, ce sera néanmoins une découverte de la navigation au long cours. « C'est l'envie qui nous fait partir. Nous ne nous sommes fixés ni date ni but ultime. Nos plus grandes étapes dureront trois semaines. Même si c'est dix fois moins dangereux de prendre un bateau que sa voiture tous les matins, nous avons beaucoup travaillé la sécurité. Avec des amis médecins, nous préparons aussi l'aspect sanitaire, ainsi dans les prochains jours nous allons apprendre à poser des points de suture sur une plaie. »

La dangerosité au large de la Somalie, Chloé et Florent y ont pensé inévitablement, surtout depuis les récentes prises d'otage. « Pendant trois jours, on va se faire tout petit en passant le plus loin des côtes. Le risque existe mais il est minime pour un bateau comme le nôtre, d'autant plus que nous n'emportons ni appareil sophistiqué de navigation ni argent et bijoux. Nous ne voulons surtout pas emmener d'arme pour nous défendre. »

Pendant toute cette aventure dont le retour n'est pas programmé et qui pourrait même se prolonger vers l'Atlantique via Le Cap, en Afrique du Sud, le couple va s'occuper lui-même de l'éducation de son enfant. « Il grandira sur ce bateau. Nous emportons beaucoup de livres et de jeux. Colin se fera des copains dans les ports. Laisser nos parents et nos amis, c'est ce qui risque de plus nous manquer, mais ils ont décidé de venir nous voir quand nous aurons atteint les ports de la côte orientale africaine. » En sachant qu'ils pourront suivre le parcours de Tanit et ses trois occupants sur un blog  qui sera alimenté lors des différentes escales.

Patrick CERTAIN.

Ouest-France



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23 novembre 2008 7 23 /11 /novembre /2008 23:56

Le voyage de Tanit n'est pas un océan tranquille






Fin juillet, c'était l'heure du départ, la tête pleine de rêves. Mais la route est difficile depuis un mois pour Chloé, Florent et leur fils Colin. : Photo Alex Tsvetoukhine
Vie maritime. Depuis fin juillet, Chloé, Florent et leur fils Colin ont largué les amarres de leur voilier pour Zanzibar. Mais la route vers l'Espagne est semée d'embûches.
Ils sont partis à la voile. Sans grande expérience de longues traversées. Mais avec une folle envie. Celle de vivre une vraie aventure au long cours. Et partager de fortes images avec leur fils, Colin, âgé de deux ans et demi, à bord des 12,50 m de Tanit (Ouest-France du 8 juillet). Depuis un mois et demi et leur sortie du golfe du Morbihan, Chloé et Florent Lemaçon ont de quoi remplir leur carnet de route. Car les péripéties ont été légion dans leur descente de l'Atlantique.
La vitesse n'est pas l'objectif de ce couple vannetais. Mais c'est pourtant une impression de lenteur qui se dégage des lignes couchées sur le blog de ce jeune équipage. A la pétole du départ a succédé une forte houle dans le golfe de Gascogne. Un thon pêché à la ligne et de paisibles dauphins croisés au large de l'île d'Yeu ont rapidement fait place à des creux de 5 m vers l'Espagne.

Plus question de faire route directement sur La Corogne mais vers un abri dans le port de Gijon. Avec une avarie de taille : « La pale immergée du régulateur d'allure s'est fait la malle. Nous avons donc dû barrer en permanence. Ce bon coup de vent nous a bien rincés. Le capitaine et ses équipiers ont peu dormi, Colin s'est fait réveiller plusieurs fois par les vagues qui s'infiltraient par le hublot et Tanit était bien triste à voir à l'intérieur au petit matin », écrit Chloé. Tout a été remis en ordre pendant l'escale de deux jours. En attendant de recevoir une nouvelle pale depuis la France.

Vent et panne de moteur

Mais l'aventure ventée ne s'est pas arrêtée là, avec des pointes à 40 noeuds qui ont encore ralenti la marche vers La Corogne. Une panne moteur a alors forcé Tanit à trouver refuge dans le petit port de pêche de Luanco. « Nous avons beaucoup sollicité le moteur pour la traversée du golfe de Gascogne, et il aurait été étonnant qu'il le supporte sans en faire baver le capitaine. Quelques heures de boulot et une pompe à eau à remplacer. Je ne pensais pas que les pièces de rechange serviraient si vite, les kilos de pièces diverses ne sont finalement pas si inutiles ! »

Le 14 août, l'espoir de pouvoir doubler le Cap Finisterre a pris forme avec l'arrivée d'une nouvelle pale rapidement installée. « Un grand merci à Tonton pour la conception, et à tous les autres pour l'envoi et la déco ; la soudure, il s'y connaît Tonton, elle est trop la classe cette nouvelle pale ! » Et les problèmes d'étanchéité des hublots ont eux aussi été résolus. Mais la mer est redevenue féroce à la hauteur de La Corogne.

« Nous étions tellement contents d'avoir reçu la pale que nous sommes partis en faisant une grave erreur de marins débutants : nous avons oublié de manger avant de larguer les amarres ! A la sortie de la ría, le temps n'était pas joli. La houle déferlait drôlement ; même Colin a réussi à «sauter» de sa couchette malgré la toile antiroulis... Heureusement, les coussins ont sauté avant lui pour mieux amortir sa chute. A m'occuper du petit en étant brassée dans tous les sens, j'ai baptisé l'évier de mon premier vomi, même pas le temps d'attraper un seau... Tant et si bien qu'après deux heures les mains sur la barre et les yeux à tribord à surveiller la houle, Florent en a eu ras-le-bol. On n'a vraiment pas envie de commencer la navigation comme ça. Après tout, on n'a même pas vu La Corogne ! Nous prenons alors notre mal en patience en visitant notre première grande ville du voyage. »

Tanit et son équipage ont repris la mer, fait escale à Lisbonne, puis à Cadix. Cette fois, sans problème majeur. Avant de mouiller en ce moment aux Baléares. Avec l'espoir d'atteindre ensuite rapidement l'île de Pantelleria au large de la Sicile, si les conditions le permettent. Mais tous les marins le savent : la météo est un élément qu'on ne maîtrise pas.

Patrick CERTAIN.

Ouest-France

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23 novembre 2008 7 23 /11 /novembre /2008 01:43

Rien de bien compliqué mais un régal pour caler un petit creux en mer.


En Tunisie nous avons fait le plein de Salade Méchouia en conserve (des légumes et piments grillés, conservés dans l'huile).


Du pain (les petits pains tunisiens au départ puis celui du bord par la suite), une couche de méchouia et une couche de Vache qui rit...

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Published by Tanit - dans Recettes
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23 novembre 2008 7 23 /11 /novembre /2008 01:31
  • "L'homme invisible" de François Berléand















 

  • "Il n'y a pas beaucoup d'étoiles ce soir", "Le ciel t'aidera" de Sylvie Testud



 

  • "Le aye-aye et moi" de Gérald Durrel














  • "Latitude zéro" de Mike Horn















 

  • "Les chroniques de San Fransisco" d'Armistead Maupin (les 6 tomes)





 

  • "Un anthropologue en déroute", "Le retour de l'anthropologue", "L'anthropologie n'est pas un sport dangereux" de Nigel Barley
 


  • "Mon évasion" de Benoîte Groult












 

  • "Saga", "Quelqu'un d'autre", "La boîte noire et autres nouvelles" de Tonino Benacquista
 



  • Les années" d'Annie Ernaux


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