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Tanit... la déesse


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Musique

12 novembre 2008 3 12 /11 /novembre /2008 15:10
Jusqu'ici, il est vrai que notre voyage a été plus une succession de paysages et de brèves rencontres qu'une immersion profonde dans les pays et leur culture. D'abord parce que nous nous sommes essentiellement arrêtés dans des pays européens, et ensuite à cause du temps — temporel et météorologique — qui nous a obligé à tracer rapidement notre route.

Cependant, il nous tient à coeur depuis le début d'établir un partage avec les civilisations rencontrées, et ceci par le biais des enfants afin de faire participer Colin à nos projets, et surtout parce que les enfants sont l'avenir de la planète.
Dès le mois de mars nous serons au Kenya, et de là nos escales seront plus rythmées par nos envies que par la météo. C'est pour ça que nous voudrions en profiter pour mettre en oeuvre un projet qui germe depuis plusieurs mois.
Étant depuis longtemps concernés par le respect de l'environnement, c'est tout naturellement que nous voulons en faire l'idée principale de ce projet. Nous voudrions mettre en relation des écoliers de métropole avec des écoliers des pays dans lesquels nous allons vivre (à venir principalement le Kenya, la Tanzanie et Madagascar). Mais ce qui nous paraîtrait intéressant serait un partage constructif.

Sensibiliser les enfants des pays en voie de développement au respect de l'environnement — tout en prenant en compte les particularités des ces pays — par le biais des enfants français, qui de ce fait seraient investis d'une mission active et responsable. Rien de mieux que des enfants pour parler à d'autres enfants.
Non seulement nous pensons que les enfants de métropole sauront déborder d'imagination, ayant en plus accès à de nombreuses sources d'information. Mais en plus, le savoir ainsi partagé saura il est sûr se propager dans les foyers.
Nous serions donc de simples médiateurs qui mettraient à disposition de tous ces enfants des moyens de communication, nous serions là pour encadrer l'échange et participer à son développement.

Les mois prochains vont donc nous servir à mettre en place ce projet: prendre contact avec des écoles françaises, des associations et diverses administrations, écrire aux ambassades de France installées dans les pays concernés pour rentrer en contact avec des écoles là-bas...
Toutes les idées sont les bienvenues d'ici là!

Les différents points que nous pouvons aborder (et des milliers d'autres bien sûr...):

- Réduire l'utilisation des sacs plastiques (bien présents en Afrique)
- Faire connaître l'énergie solaire
- Quand électricité il y a, apprendre à l'économiser
- Apprendre à recycler (ou tout simplement réutiliser) avec les moyens propres à chaque pays
- Apprendre à respecter les espèces protégées (souvent, comme à Madagascar, il y a des lois mais elles sont méconnues de la population par manque d'information.
- Ne pas jeter les déchets à la mer
- Apprendre à faire de l'engrais avec les déchets verts afin d'optimiser les cultures
- Connaître les dégâts des détergents et trouver des solutions naturelles, peut-être tout simplement en parlant avec les personnes âgées
- ...

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4 novembre 2008 2 04 /11 /novembre /2008 22:35
4 novembre

Le temps passe si vite..., je ne vous ai pas donné de nouvelles depuis Gavdos alors que nous sommes arrivés en Egypte le 20 octobre!

Nous sommes arrivés aujourd'hui à Hurghada et nous profitons du luxe, le wifi fonctionne du bateau!

Comme je vous le disais, nous avons quitté Gavdos le 14 octobre, direction Port Saïd.




Pour la première fois en Méditerranée nous avons profité de conditions optimales pour cette traversée. Juste ce qu'il fallait de vent, suffisamment pour ne jamais mettre le moteur mais jamais trop afin de ne pas subir la mer. C'est vrai, nous adorons naviguer, profiter de la mer... cependant nous faisons ce voyage avec un enfant en bas âge et quand le vent est trop fort et que nous "subissons" la météo, nous sommes beaucoup moins disponibles pour Colin, ce qui rend toujours la navigation un peu moins agréable.

Toujours est-il qu'en quittant Gavdos le 14 octobre nous sommes arrivés à Port Saïd le 20, après 6 jours de bonheur à trois sur les flots...

Port Saïd n'est pas ce que l'on peut appeler une étape agréable; c'est le port d'entrée du Canal de Suez et de ce fait il est fréquenté par de nombreux cargos. Nous nous amarrons cul à quai au milieu de l'agitation ambiante, après Gavdos nous trouvons l'escale mouvementée et bruyante. Néanmoins nous sommes plutôt excités par le passage du Canal... ce qui nous fait oublier le côté sale et poussiéreux de la ville.

Dès le 22 octobre nous larguons les amarres pour, enfin, attaquer le Canal. Un pilote embarque sur Tanit, il doit nous guider jusqu'à Ismaïlia, l'étape obligatoire à mi-chemin avant Suez. Nous sommes impressionnés par le trajet à effectuer, rien que le nom de "Canal de Suez" en impose! Toute une histoire tout de même... J'aurais aimé discuter avec le pilote et parler un peu de l'histoire du lieu, mais malheureusement son anglais est assez basique. C'est d'ailleurs assez marrant, au début je croyais vraiment que mon anglais laissait à désirer, ce qui ne m'étonnais pas plus que ça. J'ai mis du temps à me rendre compte qu'il parlait très mal l'anglais, bien qu'il me soutienne le contraire. Je lui posais un  tas de questions et il me répondait toujours à coté de la plaque... finalement j'irai sur internet pour en savoir plus sur le canal!



Ce même pilote n'a pas voulu lâcher la barre pendant les dix heures de la traversée, et nous lui avons fait confiance. Cela a faillit nous coûter très cher, et en discutant avec d'autres navigateurs nous apprendrons qu'il n'est pas toujours bon de laisser la barre au pilote. En effet, j'ai été étonnée de découvrir qu'il y a beaucoup de pêcheurs sur la canal et je crois qu'à force de raser les "bords", le pilote a laissé un bout se prendre dans l'hélice. Il est vrai que le nombre de cargos qui compose les convois ne donne pas envie de naviguer au milieu du canal, le rapport de force de force vous oblige à longer la côte au plus près. Donc, en arrivant à Ismaïlia, de nuit, le moteur nous a lâché! Après l'épisode de Lampédusa, il aurait été étonnant que l'inverseur en supporte autant! Nous voilà donc en plein milieu du Canal de Suez, à l'étape intermédiaire, en panne de moteur...

Une fois de plus Flo met les mains dedans, il faut vraiment être multifonctions, et malgré son pessimisme du départ il finit par déceler la panne. Ce n'est pas grand chose me dit-il, une pièce à changer, sans doute 50 ou 100 euros. Mais après vérification la pièce coûte en fait 1200 euros neuve... De quoi nous faire réfléchir! Ne s'agirait-il pas de la même pièce, qui vieille et rouillée, avait été laissée dans notre ancienne maison... ? Cette même maison a été reprise, bien heureusement, par mon meilleur ami. Allo Tonyce... dans le cagibi au fond du jardin, y'aurait pas une pièce de moteur? Heureusement que Tonyce ne bricole pas, car du coup il n'utilise pas ce cagibi....Merci. Grâce aux arrangements de Francis, la pièce prend le vol Nantes-Hurghada avec des vannetais qui acceptent de la prendre en bagage, et elle nous arrive le lendemain pour seulement 60 euros de taxi!

Deux jours de mécanique pour le capitaine et 60 euros plus tard, le moteur fonctionne à nouveau. Ca nous arrange car un remorquage sur le canal, c'est de l'ordre de 3000 euros....

L'étape forcée à Ismaïlia n'a pas été désagréable car je pense que c'est le port le plus agréable du canal. Les gens y sont très sympathiques, l'ambiance y est calme et la ville est charmante. J'en garderai d'ailleurs un bon souvenir car c'est là que nous avons fait notre première rencontre de "grande croisière". En effet, le même jour que nous y est arrivé Jean-Yves Delanne; vous le connaissez peut-être pour ses récentes mésaventures avec les pirates somaliens et je suis ravie de le connaître maintenant pour son extrême sympathie; je suis vraiment enchantée de pouvoir enfin discuter avec quelqu'un qui prend la mer comme je la vis... Jean-Yves vit à Tahiti depuis 40 ans et il a rencontré la plupart des navigateurs de notre bibliothèque de bord, de quoi alimenter les discussions.

Le 27 octobre nous quittons Ismaïlia avec un moteur comme neuf et un nouveau pilote. Ce dernier parle encore plus mal anglais que le premier, mais je comprendrais néanmoins qu'il a fait la guerre des six jours pour défendre le canal, et qu'il est plutôt fier d'avoir tranché la gorge de trois israéliens...!

Le 27 au soir, dans la nuit, nous entrons donc, enfin, sur la Mer Rouge. Il est déconseillé d'y naviguer de nuit car de nombreuses plates-formes pétrolières abandonnées ne sont pas éclairées. Cependant, et afin de gagner un mouillage sympathique, nous décidons de faire une entorse à la règle. En plus, c'est notre dernière nuit de navigation avant longtemps, nous décidons donc de veiller ensemble. En suivant le rail des cargos il y a peu de risques, j'entends pour les plates-formes et les patates de corail... pour les cargos, forcément, c'est pire!

Nos deux premières journées sur la Mer Rouge sont très venteuses, et donc un  peu décevantes... difficile de se baigner. Mais nous serons largement récompensés par notre dernière étape avant Hurgadha, l'île de Tawila. Le désert, l'eau transparente sur 20 mètres de profondeur... et en plus nous sommes seuls! Ce genre d'escale est tellement agréable pour nous que nous y restons cinq jours. D'autant plus que nous savons que la prochaine étape, Hurghada, est un petit "disneyland".







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25 octobre 2008 6 25 /10 /octobre /2008 19:00
Dès notre arrivée à Gavdos nous avons senti que c'était enfin la première escale "sauvage", celle que nous attendions; celle que nous avons loupée, sans soute de peu, à Formentera ou à Lampedusa...

L'homme qui nous a accueillis sur le quai s'appelle Ioannis, il est crétois mais vit aussi à Gavdos depuis de nombreuses années. L'île abrite une quarantaine d'habitants, dont un instituteur et 7 écoliers; nous allons vite retrouver les mêmes personnes à des endroits différents, beaucoup de gens charmants.

Le premier soir, pris par l'envie de marcher, nous nous sommes dirigés vers les "villages" sans trop savoir où nous allions. Sarakiniko se trouve à 20 mn à pied, mais Kastri est à une heure et c'est le chemin que nous avons choisit... 40 minutes plus tard, à la deuxième voiture rencontrée, nous faisons du stop. Ce sont les deux pompiers de l'île, ils nous déposent chez Gogo (prononcez Roro), une femme qui vous propose une excellente cuisine crétoise, chez elle dans sa petite maison de pierres. Les deux pompiers dînent aussi ici, nous finissons la soirée au coin du poêle à l'intérieur.

Le lendemain nous repartons à pied, bien renseignés sur la route à prendre pour Sarakiniko car c'est le seul "village" facilement accessible à pied. Nous voulons emmener Colin à la plage, mais nous savons aussi que nous devons souvent le porter... il se trouve que la plage de Sarakiniko est très belle, tournée face à la Crète.

Nous voulons vraiment passer quelques jours ici à profiter, l'île est agréable, il fait beau, les quelques touristes de la saison sont partis et nous sommes le seul voilier... enfin!



Nous décidons donc de louer une petite moto afin de faire le tour de l'île, de respirer l'air des pins et de la terre et de s'en mettre plein les mirettes. Colin adore ces deux jours de balade en moto, il est devant Flo, les mains sur le guidon, les cheveux dans le vent... à part les monstres dans sa cabine, cet enfant semble n'avoir jamais peur de rien.

Nous en profitons donc pour explorer tous les chemins praticables par notre petite moto et découvrir la végétation et les paysages de l'île. Beaucoup de petits pins, du thym sauvage à profusion, des biquettes dans tous les sens et les petites chapelles grecques égrainées aux quatre coins de l'île. Comme elle ne fait que 27 km2 , la mer est souvent la toile de fond.



Un soir où nous buvons une bière fraîche à la "taverna" du port, nous rencontrons les deux pompiers qui sont venus lever leur filet. Un grand filet à maille fine qu'ils disposent entre deux roches et qui leur permet de pêcher des petits poissons de friture. Ils nous convient à partager leur pêche et nous emmène à Sarakiniko dans une autre "taverna". En cette fin de saison, aller à la "taverna" c'est surtout aller chez des amis, c'est la cuisine et le salon familial. Tant est si bien que ce soir-là, nous sommes avec nos deux pompiers et les propriétaires du lieu, ainsi que leur quatre garçons... nous dégustons les petites fritures en regardant la télévision. Vous noterez que nous avons ainsi rencontré la moitié des élèves de l'école! L'ambiance est étrange mais sympathique, on ne se parle pas beaucoup...  Colin, lui, est enchanté, il y a une télévision, des enfants... et bizarrement, des fritures il ne mange que la tête et la queue!

Nous voulions rester quelques jours à Gavdos et comme le vent s'est levé nous y sommes restés plus d'une semaine. C'était sans doute l'île que nous cherchions, un petit coin de paradis préservé dans cette Méditerranée "dévastée". D'ailleurs c'est la terre la plus au sud de l'Europe depuis que la Grèce en fait partie, il va falloir qu'ils changent de slogan à Lampédusa!

Le 14 octobre, enchantés et reposés, nous quittons Gavdos pour Port Saïd.
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25 octobre 2008 6 25 /10 /octobre /2008 18:59

Nous avons passé la journée du 1er octobre à Malte car il est toujours un peu frustrant de s'abriter près d'une côte sans mettre un pied à terre. En plus, en arrivant la veille nous avons aperçu un toboggan... difficile de priver Colin d'une pause jeux!

Nous avons donc commencé la journée par un tour au petit parc avant de prendre le bus pour La Valetta. A vrai dire, vue de la mer, la côte entièrement bétonnée de Malte ne donne pas vraiment envie de s'y promener mais la vieille ville de La Valetta a l'air tentante.

Du point de vue de l'architecture nous ne sommes pas déçus car c'est une vieille ville étonnante avec une baie intérieure immense. En revanche il faut vraiment lever les yeux pour en profiter car les rues sont envahies d'enseignes internationales en tous genres, mais aussi de touristes. Nous qui nous attendions à une ville calme nous sommes plongés dans un bain de foule!

Finalement nous avons plutôt bien fait de stopper une journée car la deuxième nuit au mouillage est encore orageuse. Et c'est donc le 2 à 9h30 que nous levons l'ancre pour la Crète ou Port Saïd, la suite de l'histoire nous le dira!

Les premières 48 heures de navigations sont prometteuses: vent arrière plutôt stable, 5 Nds de moyenne, RAS...

Le 4 octobre au matin nous découvrons même nos premiers poissons volants sur le pont..., mais vers 16h, un grain arrive sur nous à grande vitesse et ne nous loupe pas. Le capitaine, qui a passé deux heures à la barre sous une pluie diluvienne, pense que ce sont les plus grosses rafales de notre voyage avec sans doute des pointes à 50 Nds. La poulie de bastaque rend l'âme... sans doute pour acquiescer ses pensées!

Il s'en suit une nuit difficile et agitée car il faut veiller le vent qui a une fâcheuse tendance à tournicoter sans cesse, mais il faut aussi veiller les cargos qui, absents jusque là, sont comme par hasard très nombreux cette nuit.

Petit Colin est toujours très sage dans ces moments. Les mouvements du bateau et le déluge dehors ne l'empêchent pas de vouloir jouer au circuit de voitures ou faire des cabanes; et souvent c'est moi qui n'arrive plus à suivre...

Le 5 au matin nous sommes donc fatigués, et comme chaque lendemain de gros coup de vent, un peu démoralisés... Il paraît que nous passons tout près d'une petite île grecque très sympa me dit le capitaine. Ce à quoi je réponds que nous ne sommes plus pressés, allons donc y jeter un oeil!

Il reste 180 milles pour Gavdos, soit plus de 24 heures, en fuite, grand voile seule à deux ris, Jérôme est au boulot; on se contente de veiller les cargos grâce au Mer Veille et aux quelques coups d'oeil réguliers, mais rapides sur le pont. En même temps, à 6,5 Nds, on y sera plus vite!

Cependant l'arrivée sur la côte nous réserve des surprises. Nous voulons rejoindre le petit port de Karave au NE mais nous avons le vent dans le nez... c'est le meltem qui redescend en rafales par dessus la côte sud de la Crète. Au moment de mettre le moteur en marche, plus de refroidissement... je prends la barre en tentant de garder un cap qui nous maintienne à bonne distance de la côte, pendant que Flo, en peu de temps, trouve la panne et redémarre notre Totor.

Je reste dehors avec Flo, Colin regarde un dessin animé dans la cabine arrière; je passe la tête par la descente et je vois de la fumée sortir par la coursive... j'attrape Colin, je crie "au feu" et je prends la barre avec lui, pendant que Flo, encore, piste la panne et la répare; cette fois-ci, c'est le tuyau d'échappement qui s'est déboîté du waterlock...

Un peu calmés, bien crevés, nous entrons dans le petit port à l'aveuglette, l'oeil sur le sondeur et sur l'invitation d'un homme à quai, nous nous amarrons.




Au fait, nous ne sommes plus pressés car nous avons pris la décision de retarder un peu la suite du voyage en faisant une halte de quelques mois à Hurgada en Egypte. Ce n'est pas l'envie qui nous manque bien sûr de passer l'hiver à Zanzibar, mais avec tous ces dérèglements météorologiques nous avons pris trop de retard pour passer Bab el Mandeb dans de bonnes conditions. Et comme nous devons remplir la caisse bord nous ne pouvons pas nous permettre de rester bloqués à la sortie de la Mer Rouge.

Je suis désolée de n'avoir pu vous tenir informés en temps et en heure de nos déplacements, mais à Gavdos il n'y a qu'une seule personne qui a internet. C'est dans une "taverna" et comme la saison est finie, elle est fermée.



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1 octobre 2008 3 01 /10 /octobre /2008 15:35
Nous avons quitté Lampedusa le 28 septembre à 13h, direction Port Saïd en Egypte.

C'est un peu déçue que je quitte cette île. D'abord parce que nous n'en avons vu que très peu de choses, et ensuite parce que le peu que nous en avons vu ne nous a pas forcément enchantés. C'est une île très touristique où les plages sont recouvertes de transat payants et les rues débordent de scooters et de voitures. Bien sûr certaines parties de la côte doivent être préservées, je l'espère, surtout depuis qu'elles sont réserves naturelles. Malheureusement, cela n'empêche pas que l'île soit sale. J'ai rarement vu autant de déchets traîner dans une île. J'ai pourtant constaté à Formentera qu'il est possible de préserver un lieu touristique des bouteilles en plastique, canettes et autres marques de visite du lambda.

Cela reste, c'est sûr, les eaux les plus claires d'Italie....

Nous voilà donc en mer pour une dizaine de jours... voire plus si nous continuons ainsi. Les premières 24h nous avons été gentiment poussés, au près, par un léger vent de nord; établissant une route de 75 milles. Ce n'était déjà pas une bonne moyenne, mais celle d'aujourd'hui sera bien pire puisque nous n'avons quasiment que de la pétole depuis le réveil. Ne voulant pas trop pousser sur Totor, nous ne l'avons démarré que quelques heures afin de recharger les batteries. Les journées se passent donc au calme et au soleil. Nous oscillons entre un bon bouquin, la cuisine et les activités avec Colin (pâte à modeler, collage, jeux de pont...)

Il est minuit, nous sommes le 3O septembre et j'attends que le vent se lève un peu... normalement au SE Il n'en sera rien et nous allons louvoyer toute la nuit contre de légers vents d'Est (exactement là où nous allons), ce qui nous fera battre notre propre record, 35 milles parcourus en 24h!

Quand le jour se lève le ciel est gris... très gris, et notre routeur, à 10h, nous annonce qu'un fort coup de vent de force 8 va se lever sur notre zone; nous avons de plus en plus l'impression d'être l'objet d'une malédiction, ou alors peut-être devons-nous nous arrêter dans tous les endroits dont nous possédons une carte! Et comme nous sommes au large de Malte (à 100 milles de Lampédusa) et que nous avons une carte, il est décidé que nous allons nous mettre à l'abri au mouillage dans la baie St Julians, sur la côte NE. N'étant plus à un jour près, nous y passerons sans doute une journée, histoire de visiter un peu la vieille ville et de faire un tour de toboggan!
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24 septembre 2008 3 24 /09 /septembre /2008 16:32



Mercredi 24 septembre


Nous avons quitté Tabarka le 20 septembre à 15h. Je vous avais annoncé un départ le 19, mais un BMS annonçant un coup de vent nous a fait changer d'avis. Avec du recul, et quand vous lirez la suite, vous vous direz que ce n'était peut-être pas une bonne idée. En Tunisie, les bateaux de pêche sont si rudimentaires que la météo semble être souvent plus alarmiste que chez nous afin de dissuader les pêcheurs de sortir et ainsi éviter les accidents.
A peine sorti du port, le vent fait des pirouettes pour finir au NE, c'est-à-dire en plein dans le nez... le capitaine boude. A 17h, une lueur d'espoir nous fait arrêter le moteur... mais sans doute Eole fait-il cesser le vent dès qu'il n'entend plus le ronron de Totor! Tant est si bien qu'à 20h nous sommes toujours au moteur, sous grand voile et YFP, nous sommes vraiment trop près des côtes pour rester jouer par ici.

Alors on discute, on refait le monde tandis que Colin a l'air d'être parti pour sa nuit. Souvent les escales sont pour lui beaucoup plus fatiguantes que les navigations où il se met en mode repos.

Flo se repose un peu avant son quart, je suis donc à la barre de 21h à 23h, attendant que la lune se lève. A peine Flo me remplace-t'il qu'il se prend une saucée. L'avantage étant bien sûr que sous le grain le vent revient....alors au boulot Jérôme (Ah oui, on a oublié de vous prévenir, mais notre régulateur est si important pour nous que nous lui avons donné un petit nom, et nous avons trouvé que Jérôme lui allait très bien).

Mais ne nous enflammons pas, une demi heure plus tard nous sommes bon pour rallumer Totor... et malheureusement cela va durer un moment puisqu'il tourne toujours quand nous arrivons à Bizerte le lendemain matin. Vous noterez que 18h pour rallier Bizerte de Tabarka, ce n'est pas formidable!!!

Cet arrêt n'était pas prévu, mais il faut faire du gazoil. Comme nous avons déjà fait les formalités de départ à Tabarka, le chef de la police n'apprécie que très peu notre visite... une bonne occasion pour lui de doubler sa paye du jour; je suis un peu déçue de rencontrer la corruption dès maintenant, je pensais y échapper en Tunisie... un seul conseil aux navigateurs: préférez Tabarka à Bizerte, le port y est moins cher, plus agréable, et les autorités bien plus sympathiques.

A 14h, cuves pleines, nous voilà repartis, à 4 Nds et sous voiles s'il-vous-plaît! Cela ne durera qu'une heure, raison de plus pour trouver le moment magique... et tellement reposant pour les oreilles.

Pétole toujours, moteur encore....quelques heures de cape dans la nuit pour se reposer et on repart...même programme jusqu'à l'arrivée: mardi 23 à 9h nous sommes le long de la côte sud de Lampedusa.


Nous imaginions la journée ainsi: baignade, repos, baignade et bière fraîche.... mais c'est une bonne occasion d'apprendre qu'en bateau il ne faut jamais rien imaginer.

Nous approchons de l'île Conigli pour mouiller en eaux limpides et profiter d'une petite baignade rafraîchissante. A peine l'ancre est-elle jettée que s'approchent de nous deux jeunes italiennes en kayak. Verdict: on doit s'en aller tout de suite, c'est une réserve naturelle. On est un peu déçus mais nous partageons l'envie de respecter les lieux, et de toute manière ce n'est un mouillage bien protégé donc nous aurions dû le quitter pour la nuit quoiqu'il arrive.

Nous continuons donc à longer la côte sud jusqu'à la plage Guitgia à l'entrée du port. C'est une plage plutôt bien protégée à part des vents de SE... pas de bol, ce sont ces mêmes vents qui se lève juste après notre déjeuner... il faut bouger. Nous pensions avoir le temps de faire un peu de repérage avec Ti'Tanit dans les Calas du port avant d'y aller... avec Tanit et le vent qui se lève cela va s'avérer bien moins simple!

Nous tournons une bonne heure pour trouver un endroit où s'amarrer, mais la seule solution est de se mettre cul à quai: manoeuvre impossible à deux avec ce vent. Je saute dans Ti'Tanit et rame jusqu'au quai afin de réclamer de l'aide aux seules personnes présentes: les occupants d'un super yacht grande classe. Ils sont d'accord pour que l'on se mette à couple le temps de s'amarrer correctement. Je fais un signe à Flo et nous attendons qu'il manoeuvre... le temps me paraît très long, la manoeuvre compliquée, va-t'il y arriver? Je nous sens devenir l'attraction du port, les scooters s'arrêtent, les voitures aussi, que de monde à observer mon capitaine!

Puis d'un coup je vois Tanit qui vient s'écraser sur le gros yacht (qui vaut sûrement très très cher), et j'entends Flo crier: "No motor, no motor". Les spectateurs deviennent acteurs, tout le monde grimpe sur le yacht sans permission préalable, chacun s'active, on saute à l'eau à tour de rôle pour aider à la manoeuvre... et finalement tout se termine bien: nous n'avons abîmé personne et nous sommes amarrés.

Il va s'avérer que l'inverseur ne fonctionne plus, je plonge mais ne vois rien de bloquer dans l'hélice, en fait c'est l'arbre qui a reculé de 20cm. A-t'on prit un bout, ou trop tiré sur Totor sur cette traversée? Ce qui nous paraîssait irremédiable hier, semble réparé à l'heure où je vous écris... à suivre.

Toujours est-il que nous avons bien fait de quitter le mouillage hier car Lampedusa a subit une nuit d'orage et de grêle... plus de Wi-Fi nul part!!!

Nous allons je pense passer quelques jours dans le coin, cela va dépendre de la météo. J'aimerais visiter un peu cette île, les eaux les plus claires d'Italie, la terre la plus au sud de l'Europe. J'espère trouver Internet pour vous raconter tout ça.


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18 septembre 2008 4 18 /09 /septembre /2008 16:37
11 - 18 septembre 2008

Le 11 septembre à 17h commence pour nous "le vrai voyage en famille"... c'est avec un petit pincement au coeur que nous avons laissé Minou à Formentera. Il doit rentrer en France pour le 15 et comme la météo nous joue souvent des tours, il est plus sage de le débarquer maintenant.
Vers 20h, nous quittons donc le mouillage de Ses Illetes pour une traversée dont nous ignorons encore la destination exacte. Cela fait déjà un mois et demi que nous avons quitté le Golfe, et le départ de notre équipier nous plonge dans un léger coup de blues... rien de grave bien sûr, mais juste assez pour nous rappeler que la famille et les amis nous manquent...

Nous sommes gentiment poussés toute la nuit par des vents de SW, force 2 à 4 sur une mer peu agitée. A priori nous sommes plutôt motivés, heureux de cette première nuit en mer tous les trois, et prêts à filer directement sur la Crète. C'est bien sûr sans compter avec les changements climatiques incessants: la pétole et les vents annoncés de NW mais qui tourneront finalement NE.

Notre routeur préféré ("Beau-Papa") nous annonce un coup de vent sur la zone Baléares et une jolie houle due à la tempête qui se lève sur le Golfe du Lion, nous descendons donc plus au sud... où nous allons passer de prochaines nuits bien moins agréables.

La deuxième nuit s'annonce très orageuse, et qui dit orage dit bien sûr coup de vent sous le grain! A première vue, c'est très beau les éclairs la nuit sous la pleine lune quand ils illuminent majestueusement le ciel au loin... Mais quand d'un coup nous nous retrouvons au centre de cette formation orageuse, avec des éclairs qui tombent de plus en plus près accompagnés de jolies pointes à 40 Nds, notre admiration s'efface petit à petit. Et quand l'image et le son arrivent en simultané et que l'on voit les éclairs fendre la mer autour de nous, alors la nuit devient légèrement "angoissante". En fait, nous ne pensions pas qu'un tel phénomène puisse durer si longtemps (3 à 4 heures), nous encerclant littéralement!

La journée qui suit nous apporte une mer agitée sous un ciel de grains... ça gigote, on est crevés. On laisse la journée passer doucement, faisant quatre heures de moteur pour essayer d'avancer un peu car au près dans cette mer on est ballotés à qui mieux mieux mais on dépasse rarement les 3 Nds.  Du coup, quand on attaque la troisième nuit dans la pétole molle avec grosse houle, on se met à la cape, grand voile à deux ris et trinquette (les orages sont toujours menaçants).

On reprend la route doucement le lendemain matin, peu reposés et profitant toujours de "conditions agréables"... le moral en a pris un coup!

La quatrième nuit de navigation ne nous laissera pas de répit; la mer est toujours agitée par cette houle de nord, le vent est d'ouest. Les lumières de la côte algérienne apparaissent et nous devons maintenant nous méfier des nombreux cargos qui croisent dans les parages.

Au matin du 15 la mer devient forte, le vent est passé NW ce qui stabilise un peu Tanit... mais pour le moral ce n'est pas suffisant après ces trois nuits peu fournies en sommeil. A midi Flo nous prépare une purée maison avec du fromage dessus, et décision est prise de faire halte à Tabarka en Tunisie. Nous n'avons rien à prouver, nous sommes "cuits" et les vents sont annoncés d'est pour les jours à venir. Nous sommes donc bien contents de nous amarrer au quai à minuit passé.



C'est la première escale hors d'Europe et il nous faut donc hisser le pavillon jaune et attendre les autorités. Mais il est tard et je ne vois aucun uniforme dans les parages. Je préfère quand même m'acquitter de cette tâche avant de sombrer dans les bras de Morphée (j'apprendrai plus tard qu'il est d'ailleurs assez mal vu de préférer Morphée aux autorités...).

Le port de Tabarka n'est pas bien grand, personne à la capitainerie, je file donc au bureau des douanes. J'y suis reçue par deux gentils douaniers, bien étonnées de trouver une petite blonde dans leur bureau à cette heure. Ca palabre, ça discute... ils regardent nos passeports, se les passent de l'un à l'autre, discutent entre eux, m'offrent un verre d'eau, puis une cigarette; trente minutes plus tard, nous n'avons encore rempli aucun formulaire mais nous quittons leur bureau pour celui de la police du port. Les passeports font à nouveau le tour de l'assemblée avec moultes commentaires, on m'offre un coca et on finit par remplir quelques paperasses. Tout ça nous prend une bonne heure... mais l'humeur locale chasse ma fatigue. Pourquoi ces fonctionnaires, qui sont sûrement moins bien payés que nos fonctionnaires français, sont aussi bien plus agréables? L'ambiance est chaleureuse et moi qui ne suis pas une adepte des uniformes, je ne suis nullement irritée de ce "temps perdu".

Le lendemain, après une bonne nuit de sommeil, nous déambulons dans les rues de Tabarka afin de nous imprégner de l'atmosphère nord africaine, nouvelle pour nous mais si appréciable après un trop plein d'Europe.

Le nord de la Tunisie est une région très verte, ce qui apporte odeurs et couleurs aux étales du marché (ouvert tous les jours dans les rues). Le coût de la vie ici est bien mieux adapté à notre budget, de 0,60€ le kilo de poires à 6€ le kilo de boeuf...

Nous trouvons une grande esplanade de loisirs pour petits et grands (avec plein de toboggans, terrains de tennis, pétanque, foot...), le tout au bord de la plage. Une fois de plus, comme en Espagne et au Portugal, nous constatons que ces structures apportent une certaine qualité de vie aux habitants. J'aimerais connaître la proportion aire de jeux/habitants en France, mais je suis certaine qu'elle est largement insuffisante!



Nous profitons donc du petit port de Tabarka, de la ville et de ses habitant accueillants et chaleureux.

Je voulais vous mettre des vidéos en ligne, mais il semble que les tunisiens profitent d'une certaine censure leur interdisant l'accès à Youtube, j'en suis désolée pour eux et pour vous....

Quant à la superbe visite des ruines de Bulla Regia, le faible débit du point internet où je me trouve ne me permet pas de rester plus longtemps, je laisse à 
Wikipédia le soin de vous instruire.

Et pour tous ceux qui s'inquiètent pour petit Colin, sachez qu'il est le plus résistant d'entre nous.... jamais malade, toujours content.

Prochaine étape: Lampédusa
Date de départ: demain
Date d'arrivée: d'ici 2 jours

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10 septembre 2008 3 10 /09 /septembre /2008 13:56



"Formentera, mardi 9 septembre 2008,  13h33 heure locale ici comme la-bas.

beh voila, assis dans le carré de la grosse tanit,  sur fond d' Andrews sisters de rhum et de c..a-cola, pendant que le capitaine et le mouss' sont à la plage, je vis les derniers instants d'une drole de ballade marine. Que hurler d'autre qu' un gros "bWWWADDDAAA" bien gras et bien lourd, un qui pèserait 16 tonnes et 120 kilos d'équipage, qui au contact de "yes for peace, non à la guerre" et de la grand voile, avec tout ce qu'il faut de coRRRRRones, de rèves, de gentillesse ,d'ouverture(parfois de fermeture faut pas trop pousser quand meme), générosité et toutes les choses positives dont vous les savez capables, les pousserait, les accompagnerait tout au long de cette drole de ballade marine."BwwwwaaDDDAAA", yep,  faut au moins ca. Le reve de la plupart d'entre nous devient réalité: "y a moyen alors, t'es sur?  BWA , dingue, la folie douce". De la folie douce, sur, mais inch'allah ca s'passe bien , les puissances  inférieures et supérieurs célestes terriennes , toutes les bonnes étoiles, ainsi que tous ceux auxquels ils pensent, nombreux, veillent sur les trois aventuriers de TANIT, tout le monde jure, tout le monde crache.
 bah, sinon voila, je ne sais pas si ils ont pensé à jetter le minou par dessus bord pendant la croisière, ils ont au moins eu la bonne idée de ne pas le faire.Non parce que bien hein! la croisiere .oh p....n ouais hein! bien ! oh bah dis oui alors  rrrrroooooo  bien hein! les dauphins, t' as vu, super les dauphins, les poissons péchés et vidés là, ouais génial, l'horizon, les levers et les couchers de soleil.RROOOO ca envoie tout ce qu il est nécessaire de paté,  les cargos aveugles, les péchous aveuglés, les bateaux amis, les propositions de traversée de l atlantique, les locaux( spéciale dédicace à KANI de santa maria e à RUBEN de marina SADA, ou mr la providence c'est selon, il m 'a,entre autres, craqué le dos sur le pantalan F et depuis je me sens presque mieux(sic).Oui parce que c'etait ca mon fil rouge, ma chiatique névrotique,bref). J en étais à ruben alias "corrollo", ca s'invente pas, yep. Le souvenir me revient, c'était juste avant de partir pour loin et de faire l'anguille deux heures après, malades, pour se retrancher vers La Corogne. Sympa aussi, cette ville, mais un temps breton à se demander ou on est. ET puis la navigation, longue parfois la navigation, mais bonne la navigation, oh oui c'est bon ...De toute façon, dès le troisieme jour, Gascogne nous a briffé.C'est julie qui s'en souvient bien. Après chacun d'entre nous se souvient d'autres moments tout aussi aussi agréables.eheh! Vu qu on s'est fait br...er, brasser à plusieurs reprises sans y êre vraiment préparés. Comment ne pas, non plus évoquer les quarts de nuit, les réveils intempestifs qui font pester(ca va  un peu quoi!) ces heures passés  dans le noir à surveiller  mais aussi à méditer, et là, vous serez d'accord, le moment est propice. Mais dans quel monde vivons-nous, d'ou viens'je? ou vais'je? que fais'je? ben oui, et toi c'est pareil tu fais quoi là? tu penses à quoi?toutes ces vertigineuses questions existentielles (inutiles,certes, mais présentes) qui taraudent l'esprit du voyageur en quete d'un absolu, oui absolument.........(mmouais!..! euuuuh navré)..... Bon ben c' est ca d'essayer d'etre  un marin,hein? Et puis les escales aux marinas et mouillages étaient différentes mais reposantes et attendues.Les ballades à Lisbonne(au top cette ville), xigon, bref celles du blog quoi!  Beaucoup de plaisir à flaner et observer, apprendre un peu d'espagnole. Merci à Chloé,qui grace à son talent d'interlocutrice nous a beaucoup aidés à nous dépatouiller quand arrivés au port nous désirions ardemment faire couler le long de nos oesophages désséchés une potion désaltérante et salvatrice, par ici nommée , sidra, superbock, estrellia galicia, par là, mahou ou sagrès.Merci à elles. dans le meme rayon je tiens à saluer tonton Bourgerel qui nous a sauvés de digestions soupconnées douloureuses.
  Y a tellement de choses à dire, vous voyez bien avec ce pot pourri de phrases. un grand merci à Chloé, captain Flo, et Colin le roi Lion.  Que votre vie soit celle que vous avez choisie...vous etes deja bien mieux partis que le reste du bétail..;quelle soit douce, paisible, ensoleillée mais crémeuse, belle, joyeuse et tout le toutim.....hein!......et comme l'a si bien dit l'autre:" i love you".  allez , une petite larmichette....
drole de ballade.
         one love......                                                                                                                                                                   
            miaowww minou le chat boaté sur la gouttière du burni'n roof  "


Steven Ménoret alias Minou
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8 septembre 2008 1 08 /09 /septembre /2008 22:40
Entre Baleeira et Cadiz, les conditions sont plutôt bonnes, vent arrière et mer calme, et pour une fois on peut même cuisiner.

On a rien inventé, c'est la recette de Tata......

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8 septembre 2008 1 08 /09 /septembre /2008 22:26
Mercredi 10 septembre

Nous partons de Baleeira le 29 août vers 10h. La mer est belle toute la journée avec un vent de Sud qui  tourne au SW. Vent arrière, 3-4 nds de moyenne, vers 22h nous sommes devant Faro. On apprécie fortement  cette première journée de vrai chaleur, et surtout une navigation agréable. 
A 5h, je prends mon quart, la nuit est belle et étoilée... peu de vent, mais on avance. Deux heures plus tard le vent tombe et le ciel se couvre, à peine 1,5 nds... il est temps de mettre un coup de moteur. Encore quatre heure de bourrin, on lui est reconnaissant mais qu'est-ce qu'il est bruyant! A 13h on peut hisser Yes for Peace et filer tranquillement vers Cadiz. On regrette un peu de ne pas pouvoir filer directement vers Gibraltar, les conditions y invitent mais la cuve est vide... arrêt un peu forcé à Puerto Sherry.
L'endroit est étrange, on dirait un décor de cinéma abandonné; en fait, ils ont voulu faire de cet endroit une zone résidentielle privée, mais le concept n'a a priori pas plu à tout le monde. Du coup la marina se retrouve au milieu d'un quartier peu vivant, la plupart des immeubles étant vides ou abandonnés en cours de construction.

Pour nous peu importe, nous devons faire le plein de gazoil et des courses. C'est du coup une bonne occasion de visiter Cadiz.



Cadiz nous a plu.....mais nous lui avons trouvé beaucoup moins de charme que Lisbonne.....

Le 2 septembre au soir, après une nuit au mouillage et une nuit au port, nous quittons la baie de Cadiz pour passer le détroit de Gibraltar. Il nous faut encore faire une heure de moteur vent dans le nez pour sortir de là, mais après ça on peut hisser YFP, filer au portant et diner peinard.
A 19h, Colin dort déjà comme un loir... Les jours de départ il fait rarement de sieste et se rattrape ensuite en mer.
Dès 1h du matin les lumières du Maroc sont visibles, les quarts sont longs car il ya beaucoup de monde à surveiller dans les parages.
Quand je prends le mien à 5h le détroit de Gibraltar se distingue facilement entre les lumières de l'Andalousie et celles du Maroc. Pour la première fois Colin vient profiter du lever de soleil car un monstre l'a réveillé!

A 8h nous arrivons dans le détroit, le vent et le courant nous portant entre 7 et 8 nds, à 13h le célèbre rocher est dépassé.



Tanit file vent arrière toute la journée, à une moyenne de 6-7 nds nous sommes même en train de rattraper un voilier... c'est la première fois!
Au point de 19h nous avons effectué 42 milles en 6h; comme cela ne peut pas être toujours idéal, le vent tombe et nous devons rallumer le moteur.

Le 4 septembre au matin je prends mon quart dans la pétole avant que le vent revienne en faisant quelques pirouettes avant de s'établir à l'ouest.
Au point de 8h30 nous avons fait 100 milles depuis Gibraltar. Nous filons toute la journée au vent arrière avant de se retrouver dans un petit coup de vent force 6 pour la nuit. On est un peu secoués mais Tanit file toute la nuit sous grand voile arrisée et trinquette. On se fait quelques frayeurs: quelle est cette manie d'illuminer son bateau comme si c'était le château de Versailles? Merci de passer le message aux capitaines de gros navires: avec toutes ces lumières, nous ne pouvons distinguer leurs feux de route....

Mais ce n'est pas encore aujourd'hui que nous ferons route directe sur Pantelleria. Le vent est SW, force 7 avec une mer agitée. Nous ne sommes pas en course et décidons de nous arrêter à l'abri dans la baie de Palos (Murcie). C'est moche et bétonné à outrance, mais ça fera l'affaire pour attendre que le vent se calme.

On repart le lendemain, le 6 septembre, à 11h. Il y a encore pas mal de vagues mais heureusement la vitesse nous aide à ne pas trop gigoter.
A 21h, désespoir..... le vent nous a quitté; y'en a marre et il faut encore mettre le moteur.
A 5h, le capitaine note dans le journal de bord: "Encore le moteur... j'ai envie de stopper à Ibiza, ou plus excatement à Formentera pour: boire de la bière, farniente sur la plage et dormir dans mon hamac..."



Il paraît que Formentera est le dernier paradis de la Méditerranée! C'est ce que dit la publicité.... et il vrai que si vous mettez à part tous les riches qui s'y promènent, c'est une île plutôt chouette.


Nos voisins de mouillage



Drôle de coincidence.... Formentera a été phénicienne et la déesse Tanit en est un des symbole!

Nous profitons sonc de cette première escale de quelques jours dans des eaux turquoises pour faire une cure de sommeil, de soleil et de baignade avant de reprendre la mer pour Pantelleria.
Malheureusement, nous allons devoir quitter Minou ici car nous ne sommes pas sûrs de pouvoir le laisser en Sardaigne dans les temps. Nous lèverons l'ancre demain soir (jeudi), et le vent ne nous premettra sans doute pas d'escale avant Panteleria. La Crète et la Sicile en moins, Minou en profite pour "visiter" Ibiza....

On vous embrasse tous très fort..... on revient dans quelques jours quand nous serons arrivés à Pantelleria????



















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