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Tanit... la déesse


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Musique

25 octobre 2008 6 25 /10 /octobre /2008 19:00
Dès notre arrivée à Gavdos nous avons senti que c'était enfin la première escale "sauvage", celle que nous attendions; celle que nous avons loupée, sans soute de peu, à Formentera ou à Lampedusa...

L'homme qui nous a accueillis sur le quai s'appelle Ioannis, il est crétois mais vit aussi à Gavdos depuis de nombreuses années. L'île abrite une quarantaine d'habitants, dont un instituteur et 7 écoliers; nous allons vite retrouver les mêmes personnes à des endroits différents, beaucoup de gens charmants.

Le premier soir, pris par l'envie de marcher, nous nous sommes dirigés vers les "villages" sans trop savoir où nous allions. Sarakiniko se trouve à 20 mn à pied, mais Kastri est à une heure et c'est le chemin que nous avons choisit... 40 minutes plus tard, à la deuxième voiture rencontrée, nous faisons du stop. Ce sont les deux pompiers de l'île, ils nous déposent chez Gogo (prononcez Roro), une femme qui vous propose une excellente cuisine crétoise, chez elle dans sa petite maison de pierres. Les deux pompiers dînent aussi ici, nous finissons la soirée au coin du poêle à l'intérieur.

Le lendemain nous repartons à pied, bien renseignés sur la route à prendre pour Sarakiniko car c'est le seul "village" facilement accessible à pied. Nous voulons emmener Colin à la plage, mais nous savons aussi que nous devons souvent le porter... il se trouve que la plage de Sarakiniko est très belle, tournée face à la Crète.

Nous voulons vraiment passer quelques jours ici à profiter, l'île est agréable, il fait beau, les quelques touristes de la saison sont partis et nous sommes le seul voilier... enfin!



Nous décidons donc de louer une petite moto afin de faire le tour de l'île, de respirer l'air des pins et de la terre et de s'en mettre plein les mirettes. Colin adore ces deux jours de balade en moto, il est devant Flo, les mains sur le guidon, les cheveux dans le vent... à part les monstres dans sa cabine, cet enfant semble n'avoir jamais peur de rien.

Nous en profitons donc pour explorer tous les chemins praticables par notre petite moto et découvrir la végétation et les paysages de l'île. Beaucoup de petits pins, du thym sauvage à profusion, des biquettes dans tous les sens et les petites chapelles grecques égrainées aux quatre coins de l'île. Comme elle ne fait que 27 km2 , la mer est souvent la toile de fond.



Un soir où nous buvons une bière fraîche à la "taverna" du port, nous rencontrons les deux pompiers qui sont venus lever leur filet. Un grand filet à maille fine qu'ils disposent entre deux roches et qui leur permet de pêcher des petits poissons de friture. Ils nous convient à partager leur pêche et nous emmène à Sarakiniko dans une autre "taverna". En cette fin de saison, aller à la "taverna" c'est surtout aller chez des amis, c'est la cuisine et le salon familial. Tant est si bien que ce soir-là, nous sommes avec nos deux pompiers et les propriétaires du lieu, ainsi que leur quatre garçons... nous dégustons les petites fritures en regardant la télévision. Vous noterez que nous avons ainsi rencontré la moitié des élèves de l'école! L'ambiance est étrange mais sympathique, on ne se parle pas beaucoup...  Colin, lui, est enchanté, il y a une télévision, des enfants... et bizarrement, des fritures il ne mange que la tête et la queue!

Nous voulions rester quelques jours à Gavdos et comme le vent s'est levé nous y sommes restés plus d'une semaine. C'était sans doute l'île que nous cherchions, un petit coin de paradis préservé dans cette Méditerranée "dévastée". D'ailleurs c'est la terre la plus au sud de l'Europe depuis que la Grèce en fait partie, il va falloir qu'ils changent de slogan à Lampédusa!

Le 14 octobre, enchantés et reposés, nous quittons Gavdos pour Port Saïd.
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25 octobre 2008 6 25 /10 /octobre /2008 18:59

Nous avons passé la journée du 1er octobre à Malte car il est toujours un peu frustrant de s'abriter près d'une côte sans mettre un pied à terre. En plus, en arrivant la veille nous avons aperçu un toboggan... difficile de priver Colin d'une pause jeux!

Nous avons donc commencé la journée par un tour au petit parc avant de prendre le bus pour La Valetta. A vrai dire, vue de la mer, la côte entièrement bétonnée de Malte ne donne pas vraiment envie de s'y promener mais la vieille ville de La Valetta a l'air tentante.

Du point de vue de l'architecture nous ne sommes pas déçus car c'est une vieille ville étonnante avec une baie intérieure immense. En revanche il faut vraiment lever les yeux pour en profiter car les rues sont envahies d'enseignes internationales en tous genres, mais aussi de touristes. Nous qui nous attendions à une ville calme nous sommes plongés dans un bain de foule!

Finalement nous avons plutôt bien fait de stopper une journée car la deuxième nuit au mouillage est encore orageuse. Et c'est donc le 2 à 9h30 que nous levons l'ancre pour la Crète ou Port Saïd, la suite de l'histoire nous le dira!

Les premières 48 heures de navigations sont prometteuses: vent arrière plutôt stable, 5 Nds de moyenne, RAS...

Le 4 octobre au matin nous découvrons même nos premiers poissons volants sur le pont..., mais vers 16h, un grain arrive sur nous à grande vitesse et ne nous loupe pas. Le capitaine, qui a passé deux heures à la barre sous une pluie diluvienne, pense que ce sont les plus grosses rafales de notre voyage avec sans doute des pointes à 50 Nds. La poulie de bastaque rend l'âme... sans doute pour acquiescer ses pensées!

Il s'en suit une nuit difficile et agitée car il faut veiller le vent qui a une fâcheuse tendance à tournicoter sans cesse, mais il faut aussi veiller les cargos qui, absents jusque là, sont comme par hasard très nombreux cette nuit.

Petit Colin est toujours très sage dans ces moments. Les mouvements du bateau et le déluge dehors ne l'empêchent pas de vouloir jouer au circuit de voitures ou faire des cabanes; et souvent c'est moi qui n'arrive plus à suivre...

Le 5 au matin nous sommes donc fatigués, et comme chaque lendemain de gros coup de vent, un peu démoralisés... Il paraît que nous passons tout près d'une petite île grecque très sympa me dit le capitaine. Ce à quoi je réponds que nous ne sommes plus pressés, allons donc y jeter un oeil!

Il reste 180 milles pour Gavdos, soit plus de 24 heures, en fuite, grand voile seule à deux ris, Jérôme est au boulot; on se contente de veiller les cargos grâce au Mer Veille et aux quelques coups d'oeil réguliers, mais rapides sur le pont. En même temps, à 6,5 Nds, on y sera plus vite!

Cependant l'arrivée sur la côte nous réserve des surprises. Nous voulons rejoindre le petit port de Karave au NE mais nous avons le vent dans le nez... c'est le meltem qui redescend en rafales par dessus la côte sud de la Crète. Au moment de mettre le moteur en marche, plus de refroidissement... je prends la barre en tentant de garder un cap qui nous maintienne à bonne distance de la côte, pendant que Flo, en peu de temps, trouve la panne et redémarre notre Totor.

Je reste dehors avec Flo, Colin regarde un dessin animé dans la cabine arrière; je passe la tête par la descente et je vois de la fumée sortir par la coursive... j'attrape Colin, je crie "au feu" et je prends la barre avec lui, pendant que Flo, encore, piste la panne et la répare; cette fois-ci, c'est le tuyau d'échappement qui s'est déboîté du waterlock...

Un peu calmés, bien crevés, nous entrons dans le petit port à l'aveuglette, l'oeil sur le sondeur et sur l'invitation d'un homme à quai, nous nous amarrons.




Au fait, nous ne sommes plus pressés car nous avons pris la décision de retarder un peu la suite du voyage en faisant une halte de quelques mois à Hurgada en Egypte. Ce n'est pas l'envie qui nous manque bien sûr de passer l'hiver à Zanzibar, mais avec tous ces dérèglements météorologiques nous avons pris trop de retard pour passer Bab el Mandeb dans de bonnes conditions. Et comme nous devons remplir la caisse bord nous ne pouvons pas nous permettre de rester bloqués à la sortie de la Mer Rouge.

Je suis désolée de n'avoir pu vous tenir informés en temps et en heure de nos déplacements, mais à Gavdos il n'y a qu'une seule personne qui a internet. C'est dans une "taverna" et comme la saison est finie, elle est fermée.



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1 octobre 2008 3 01 /10 /octobre /2008 15:35
Nous avons quitté Lampedusa le 28 septembre à 13h, direction Port Saïd en Egypte.

C'est un peu déçue que je quitte cette île. D'abord parce que nous n'en avons vu que très peu de choses, et ensuite parce que le peu que nous en avons vu ne nous a pas forcément enchantés. C'est une île très touristique où les plages sont recouvertes de transat payants et les rues débordent de scooters et de voitures. Bien sûr certaines parties de la côte doivent être préservées, je l'espère, surtout depuis qu'elles sont réserves naturelles. Malheureusement, cela n'empêche pas que l'île soit sale. J'ai rarement vu autant de déchets traîner dans une île. J'ai pourtant constaté à Formentera qu'il est possible de préserver un lieu touristique des bouteilles en plastique, canettes et autres marques de visite du lambda.

Cela reste, c'est sûr, les eaux les plus claires d'Italie....

Nous voilà donc en mer pour une dizaine de jours... voire plus si nous continuons ainsi. Les premières 24h nous avons été gentiment poussés, au près, par un léger vent de nord; établissant une route de 75 milles. Ce n'était déjà pas une bonne moyenne, mais celle d'aujourd'hui sera bien pire puisque nous n'avons quasiment que de la pétole depuis le réveil. Ne voulant pas trop pousser sur Totor, nous ne l'avons démarré que quelques heures afin de recharger les batteries. Les journées se passent donc au calme et au soleil. Nous oscillons entre un bon bouquin, la cuisine et les activités avec Colin (pâte à modeler, collage, jeux de pont...)

Il est minuit, nous sommes le 3O septembre et j'attends que le vent se lève un peu... normalement au SE Il n'en sera rien et nous allons louvoyer toute la nuit contre de légers vents d'Est (exactement là où nous allons), ce qui nous fera battre notre propre record, 35 milles parcourus en 24h!

Quand le jour se lève le ciel est gris... très gris, et notre routeur, à 10h, nous annonce qu'un fort coup de vent de force 8 va se lever sur notre zone; nous avons de plus en plus l'impression d'être l'objet d'une malédiction, ou alors peut-être devons-nous nous arrêter dans tous les endroits dont nous possédons une carte! Et comme nous sommes au large de Malte (à 100 milles de Lampédusa) et que nous avons une carte, il est décidé que nous allons nous mettre à l'abri au mouillage dans la baie St Julians, sur la côte NE. N'étant plus à un jour près, nous y passerons sans doute une journée, histoire de visiter un peu la vieille ville et de faire un tour de toboggan!
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24 septembre 2008 3 24 /09 /septembre /2008 16:32



Mercredi 24 septembre


Nous avons quitté Tabarka le 20 septembre à 15h. Je vous avais annoncé un départ le 19, mais un BMS annonçant un coup de vent nous a fait changer d'avis. Avec du recul, et quand vous lirez la suite, vous vous direz que ce n'était peut-être pas une bonne idée. En Tunisie, les bateaux de pêche sont si rudimentaires que la météo semble être souvent plus alarmiste que chez nous afin de dissuader les pêcheurs de sortir et ainsi éviter les accidents.
A peine sorti du port, le vent fait des pirouettes pour finir au NE, c'est-à-dire en plein dans le nez... le capitaine boude. A 17h, une lueur d'espoir nous fait arrêter le moteur... mais sans doute Eole fait-il cesser le vent dès qu'il n'entend plus le ronron de Totor! Tant est si bien qu'à 20h nous sommes toujours au moteur, sous grand voile et YFP, nous sommes vraiment trop près des côtes pour rester jouer par ici.

Alors on discute, on refait le monde tandis que Colin a l'air d'être parti pour sa nuit. Souvent les escales sont pour lui beaucoup plus fatiguantes que les navigations où il se met en mode repos.

Flo se repose un peu avant son quart, je suis donc à la barre de 21h à 23h, attendant que la lune se lève. A peine Flo me remplace-t'il qu'il se prend une saucée. L'avantage étant bien sûr que sous le grain le vent revient....alors au boulot Jérôme (Ah oui, on a oublié de vous prévenir, mais notre régulateur est si important pour nous que nous lui avons donné un petit nom, et nous avons trouvé que Jérôme lui allait très bien).

Mais ne nous enflammons pas, une demi heure plus tard nous sommes bon pour rallumer Totor... et malheureusement cela va durer un moment puisqu'il tourne toujours quand nous arrivons à Bizerte le lendemain matin. Vous noterez que 18h pour rallier Bizerte de Tabarka, ce n'est pas formidable!!!

Cet arrêt n'était pas prévu, mais il faut faire du gazoil. Comme nous avons déjà fait les formalités de départ à Tabarka, le chef de la police n'apprécie que très peu notre visite... une bonne occasion pour lui de doubler sa paye du jour; je suis un peu déçue de rencontrer la corruption dès maintenant, je pensais y échapper en Tunisie... un seul conseil aux navigateurs: préférez Tabarka à Bizerte, le port y est moins cher, plus agréable, et les autorités bien plus sympathiques.

A 14h, cuves pleines, nous voilà repartis, à 4 Nds et sous voiles s'il-vous-plaît! Cela ne durera qu'une heure, raison de plus pour trouver le moment magique... et tellement reposant pour les oreilles.

Pétole toujours, moteur encore....quelques heures de cape dans la nuit pour se reposer et on repart...même programme jusqu'à l'arrivée: mardi 23 à 9h nous sommes le long de la côte sud de Lampedusa.


Nous imaginions la journée ainsi: baignade, repos, baignade et bière fraîche.... mais c'est une bonne occasion d'apprendre qu'en bateau il ne faut jamais rien imaginer.

Nous approchons de l'île Conigli pour mouiller en eaux limpides et profiter d'une petite baignade rafraîchissante. A peine l'ancre est-elle jettée que s'approchent de nous deux jeunes italiennes en kayak. Verdict: on doit s'en aller tout de suite, c'est une réserve naturelle. On est un peu déçus mais nous partageons l'envie de respecter les lieux, et de toute manière ce n'est un mouillage bien protégé donc nous aurions dû le quitter pour la nuit quoiqu'il arrive.

Nous continuons donc à longer la côte sud jusqu'à la plage Guitgia à l'entrée du port. C'est une plage plutôt bien protégée à part des vents de SE... pas de bol, ce sont ces mêmes vents qui se lève juste après notre déjeuner... il faut bouger. Nous pensions avoir le temps de faire un peu de repérage avec Ti'Tanit dans les Calas du port avant d'y aller... avec Tanit et le vent qui se lève cela va s'avérer bien moins simple!

Nous tournons une bonne heure pour trouver un endroit où s'amarrer, mais la seule solution est de se mettre cul à quai: manoeuvre impossible à deux avec ce vent. Je saute dans Ti'Tanit et rame jusqu'au quai afin de réclamer de l'aide aux seules personnes présentes: les occupants d'un super yacht grande classe. Ils sont d'accord pour que l'on se mette à couple le temps de s'amarrer correctement. Je fais un signe à Flo et nous attendons qu'il manoeuvre... le temps me paraît très long, la manoeuvre compliquée, va-t'il y arriver? Je nous sens devenir l'attraction du port, les scooters s'arrêtent, les voitures aussi, que de monde à observer mon capitaine!

Puis d'un coup je vois Tanit qui vient s'écraser sur le gros yacht (qui vaut sûrement très très cher), et j'entends Flo crier: "No motor, no motor". Les spectateurs deviennent acteurs, tout le monde grimpe sur le yacht sans permission préalable, chacun s'active, on saute à l'eau à tour de rôle pour aider à la manoeuvre... et finalement tout se termine bien: nous n'avons abîmé personne et nous sommes amarrés.

Il va s'avérer que l'inverseur ne fonctionne plus, je plonge mais ne vois rien de bloquer dans l'hélice, en fait c'est l'arbre qui a reculé de 20cm. A-t'on prit un bout, ou trop tiré sur Totor sur cette traversée? Ce qui nous paraîssait irremédiable hier, semble réparé à l'heure où je vous écris... à suivre.

Toujours est-il que nous avons bien fait de quitter le mouillage hier car Lampedusa a subit une nuit d'orage et de grêle... plus de Wi-Fi nul part!!!

Nous allons je pense passer quelques jours dans le coin, cela va dépendre de la météo. J'aimerais visiter un peu cette île, les eaux les plus claires d'Italie, la terre la plus au sud de l'Europe. J'espère trouver Internet pour vous raconter tout ça.


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18 septembre 2008 4 18 /09 /septembre /2008 16:37
11 - 18 septembre 2008

Le 11 septembre à 17h commence pour nous "le vrai voyage en famille"... c'est avec un petit pincement au coeur que nous avons laissé Minou à Formentera. Il doit rentrer en France pour le 15 et comme la météo nous joue souvent des tours, il est plus sage de le débarquer maintenant.
Vers 20h, nous quittons donc le mouillage de Ses Illetes pour une traversée dont nous ignorons encore la destination exacte. Cela fait déjà un mois et demi que nous avons quitté le Golfe, et le départ de notre équipier nous plonge dans un léger coup de blues... rien de grave bien sûr, mais juste assez pour nous rappeler que la famille et les amis nous manquent...

Nous sommes gentiment poussés toute la nuit par des vents de SW, force 2 à 4 sur une mer peu agitée. A priori nous sommes plutôt motivés, heureux de cette première nuit en mer tous les trois, et prêts à filer directement sur la Crète. C'est bien sûr sans compter avec les changements climatiques incessants: la pétole et les vents annoncés de NW mais qui tourneront finalement NE.

Notre routeur préféré ("Beau-Papa") nous annonce un coup de vent sur la zone Baléares et une jolie houle due à la tempête qui se lève sur le Golfe du Lion, nous descendons donc plus au sud... où nous allons passer de prochaines nuits bien moins agréables.

La deuxième nuit s'annonce très orageuse, et qui dit orage dit bien sûr coup de vent sous le grain! A première vue, c'est très beau les éclairs la nuit sous la pleine lune quand ils illuminent majestueusement le ciel au loin... Mais quand d'un coup nous nous retrouvons au centre de cette formation orageuse, avec des éclairs qui tombent de plus en plus près accompagnés de jolies pointes à 40 Nds, notre admiration s'efface petit à petit. Et quand l'image et le son arrivent en simultané et que l'on voit les éclairs fendre la mer autour de nous, alors la nuit devient légèrement "angoissante". En fait, nous ne pensions pas qu'un tel phénomène puisse durer si longtemps (3 à 4 heures), nous encerclant littéralement!

La journée qui suit nous apporte une mer agitée sous un ciel de grains... ça gigote, on est crevés. On laisse la journée passer doucement, faisant quatre heures de moteur pour essayer d'avancer un peu car au près dans cette mer on est ballotés à qui mieux mieux mais on dépasse rarement les 3 Nds.  Du coup, quand on attaque la troisième nuit dans la pétole molle avec grosse houle, on se met à la cape, grand voile à deux ris et trinquette (les orages sont toujours menaçants).

On reprend la route doucement le lendemain matin, peu reposés et profitant toujours de "conditions agréables"... le moral en a pris un coup!

La quatrième nuit de navigation ne nous laissera pas de répit; la mer est toujours agitée par cette houle de nord, le vent est d'ouest. Les lumières de la côte algérienne apparaissent et nous devons maintenant nous méfier des nombreux cargos qui croisent dans les parages.

Au matin du 15 la mer devient forte, le vent est passé NW ce qui stabilise un peu Tanit... mais pour le moral ce n'est pas suffisant après ces trois nuits peu fournies en sommeil. A midi Flo nous prépare une purée maison avec du fromage dessus, et décision est prise de faire halte à Tabarka en Tunisie. Nous n'avons rien à prouver, nous sommes "cuits" et les vents sont annoncés d'est pour les jours à venir. Nous sommes donc bien contents de nous amarrer au quai à minuit passé.



C'est la première escale hors d'Europe et il nous faut donc hisser le pavillon jaune et attendre les autorités. Mais il est tard et je ne vois aucun uniforme dans les parages. Je préfère quand même m'acquitter de cette tâche avant de sombrer dans les bras de Morphée (j'apprendrai plus tard qu'il est d'ailleurs assez mal vu de préférer Morphée aux autorités...).

Le port de Tabarka n'est pas bien grand, personne à la capitainerie, je file donc au bureau des douanes. J'y suis reçue par deux gentils douaniers, bien étonnées de trouver une petite blonde dans leur bureau à cette heure. Ca palabre, ça discute... ils regardent nos passeports, se les passent de l'un à l'autre, discutent entre eux, m'offrent un verre d'eau, puis une cigarette; trente minutes plus tard, nous n'avons encore rempli aucun formulaire mais nous quittons leur bureau pour celui de la police du port. Les passeports font à nouveau le tour de l'assemblée avec moultes commentaires, on m'offre un coca et on finit par remplir quelques paperasses. Tout ça nous prend une bonne heure... mais l'humeur locale chasse ma fatigue. Pourquoi ces fonctionnaires, qui sont sûrement moins bien payés que nos fonctionnaires français, sont aussi bien plus agréables? L'ambiance est chaleureuse et moi qui ne suis pas une adepte des uniformes, je ne suis nullement irritée de ce "temps perdu".

Le lendemain, après une bonne nuit de sommeil, nous déambulons dans les rues de Tabarka afin de nous imprégner de l'atmosphère nord africaine, nouvelle pour nous mais si appréciable après un trop plein d'Europe.

Le nord de la Tunisie est une région très verte, ce qui apporte odeurs et couleurs aux étales du marché (ouvert tous les jours dans les rues). Le coût de la vie ici est bien mieux adapté à notre budget, de 0,60€ le kilo de poires à 6€ le kilo de boeuf...

Nous trouvons une grande esplanade de loisirs pour petits et grands (avec plein de toboggans, terrains de tennis, pétanque, foot...), le tout au bord de la plage. Une fois de plus, comme en Espagne et au Portugal, nous constatons que ces structures apportent une certaine qualité de vie aux habitants. J'aimerais connaître la proportion aire de jeux/habitants en France, mais je suis certaine qu'elle est largement insuffisante!



Nous profitons donc du petit port de Tabarka, de la ville et de ses habitant accueillants et chaleureux.

Je voulais vous mettre des vidéos en ligne, mais il semble que les tunisiens profitent d'une certaine censure leur interdisant l'accès à Youtube, j'en suis désolée pour eux et pour vous....

Quant à la superbe visite des ruines de Bulla Regia, le faible débit du point internet où je me trouve ne me permet pas de rester plus longtemps, je laisse à 
Wikipédia le soin de vous instruire.

Et pour tous ceux qui s'inquiètent pour petit Colin, sachez qu'il est le plus résistant d'entre nous.... jamais malade, toujours content.

Prochaine étape: Lampédusa
Date de départ: demain
Date d'arrivée: d'ici 2 jours

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10 septembre 2008 3 10 /09 /septembre /2008 13:56



"Formentera, mardi 9 septembre 2008,  13h33 heure locale ici comme la-bas.

beh voila, assis dans le carré de la grosse tanit,  sur fond d' Andrews sisters de rhum et de c..a-cola, pendant que le capitaine et le mouss' sont à la plage, je vis les derniers instants d'une drole de ballade marine. Que hurler d'autre qu' un gros "bWWWADDDAAA" bien gras et bien lourd, un qui pèserait 16 tonnes et 120 kilos d'équipage, qui au contact de "yes for peace, non à la guerre" et de la grand voile, avec tout ce qu'il faut de coRRRRRones, de rèves, de gentillesse ,d'ouverture(parfois de fermeture faut pas trop pousser quand meme), générosité et toutes les choses positives dont vous les savez capables, les pousserait, les accompagnerait tout au long de cette drole de ballade marine."BwwwwaaDDDAAA", yep,  faut au moins ca. Le reve de la plupart d'entre nous devient réalité: "y a moyen alors, t'es sur?  BWA , dingue, la folie douce". De la folie douce, sur, mais inch'allah ca s'passe bien , les puissances  inférieures et supérieurs célestes terriennes , toutes les bonnes étoiles, ainsi que tous ceux auxquels ils pensent, nombreux, veillent sur les trois aventuriers de TANIT, tout le monde jure, tout le monde crache.
 bah, sinon voila, je ne sais pas si ils ont pensé à jetter le minou par dessus bord pendant la croisière, ils ont au moins eu la bonne idée de ne pas le faire.Non parce que bien hein! la croisiere .oh p....n ouais hein! bien ! oh bah dis oui alors  rrrrroooooo  bien hein! les dauphins, t' as vu, super les dauphins, les poissons péchés et vidés là, ouais génial, l'horizon, les levers et les couchers de soleil.RROOOO ca envoie tout ce qu il est nécessaire de paté,  les cargos aveugles, les péchous aveuglés, les bateaux amis, les propositions de traversée de l atlantique, les locaux( spéciale dédicace à KANI de santa maria e à RUBEN de marina SADA, ou mr la providence c'est selon, il m 'a,entre autres, craqué le dos sur le pantalan F et depuis je me sens presque mieux(sic).Oui parce que c'etait ca mon fil rouge, ma chiatique névrotique,bref). J en étais à ruben alias "corrollo", ca s'invente pas, yep. Le souvenir me revient, c'était juste avant de partir pour loin et de faire l'anguille deux heures après, malades, pour se retrancher vers La Corogne. Sympa aussi, cette ville, mais un temps breton à se demander ou on est. ET puis la navigation, longue parfois la navigation, mais bonne la navigation, oh oui c'est bon ...De toute façon, dès le troisieme jour, Gascogne nous a briffé.C'est julie qui s'en souvient bien. Après chacun d'entre nous se souvient d'autres moments tout aussi aussi agréables.eheh! Vu qu on s'est fait br...er, brasser à plusieurs reprises sans y êre vraiment préparés. Comment ne pas, non plus évoquer les quarts de nuit, les réveils intempestifs qui font pester(ca va  un peu quoi!) ces heures passés  dans le noir à surveiller  mais aussi à méditer, et là, vous serez d'accord, le moment est propice. Mais dans quel monde vivons-nous, d'ou viens'je? ou vais'je? que fais'je? ben oui, et toi c'est pareil tu fais quoi là? tu penses à quoi?toutes ces vertigineuses questions existentielles (inutiles,certes, mais présentes) qui taraudent l'esprit du voyageur en quete d'un absolu, oui absolument.........(mmouais!..! euuuuh navré)..... Bon ben c' est ca d'essayer d'etre  un marin,hein? Et puis les escales aux marinas et mouillages étaient différentes mais reposantes et attendues.Les ballades à Lisbonne(au top cette ville), xigon, bref celles du blog quoi!  Beaucoup de plaisir à flaner et observer, apprendre un peu d'espagnole. Merci à Chloé,qui grace à son talent d'interlocutrice nous a beaucoup aidés à nous dépatouiller quand arrivés au port nous désirions ardemment faire couler le long de nos oesophages désséchés une potion désaltérante et salvatrice, par ici nommée , sidra, superbock, estrellia galicia, par là, mahou ou sagrès.Merci à elles. dans le meme rayon je tiens à saluer tonton Bourgerel qui nous a sauvés de digestions soupconnées douloureuses.
  Y a tellement de choses à dire, vous voyez bien avec ce pot pourri de phrases. un grand merci à Chloé, captain Flo, et Colin le roi Lion.  Que votre vie soit celle que vous avez choisie...vous etes deja bien mieux partis que le reste du bétail..;quelle soit douce, paisible, ensoleillée mais crémeuse, belle, joyeuse et tout le toutim.....hein!......et comme l'a si bien dit l'autre:" i love you".  allez , une petite larmichette....
drole de ballade.
         one love......                                                                                                                                                                   
            miaowww minou le chat boaté sur la gouttière du burni'n roof  "


Steven Ménoret alias Minou
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8 septembre 2008 1 08 /09 /septembre /2008 22:40
Entre Baleeira et Cadiz, les conditions sont plutôt bonnes, vent arrière et mer calme, et pour une fois on peut même cuisiner.

On a rien inventé, c'est la recette de Tata......

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Published by Tanit - dans Recettes
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8 septembre 2008 1 08 /09 /septembre /2008 22:26
Mercredi 10 septembre

Nous partons de Baleeira le 29 août vers 10h. La mer est belle toute la journée avec un vent de Sud qui  tourne au SW. Vent arrière, 3-4 nds de moyenne, vers 22h nous sommes devant Faro. On apprécie fortement  cette première journée de vrai chaleur, et surtout une navigation agréable. 
A 5h, je prends mon quart, la nuit est belle et étoilée... peu de vent, mais on avance. Deux heures plus tard le vent tombe et le ciel se couvre, à peine 1,5 nds... il est temps de mettre un coup de moteur. Encore quatre heure de bourrin, on lui est reconnaissant mais qu'est-ce qu'il est bruyant! A 13h on peut hisser Yes for Peace et filer tranquillement vers Cadiz. On regrette un peu de ne pas pouvoir filer directement vers Gibraltar, les conditions y invitent mais la cuve est vide... arrêt un peu forcé à Puerto Sherry.
L'endroit est étrange, on dirait un décor de cinéma abandonné; en fait, ils ont voulu faire de cet endroit une zone résidentielle privée, mais le concept n'a a priori pas plu à tout le monde. Du coup la marina se retrouve au milieu d'un quartier peu vivant, la plupart des immeubles étant vides ou abandonnés en cours de construction.

Pour nous peu importe, nous devons faire le plein de gazoil et des courses. C'est du coup une bonne occasion de visiter Cadiz.



Cadiz nous a plu.....mais nous lui avons trouvé beaucoup moins de charme que Lisbonne.....

Le 2 septembre au soir, après une nuit au mouillage et une nuit au port, nous quittons la baie de Cadiz pour passer le détroit de Gibraltar. Il nous faut encore faire une heure de moteur vent dans le nez pour sortir de là, mais après ça on peut hisser YFP, filer au portant et diner peinard.
A 19h, Colin dort déjà comme un loir... Les jours de départ il fait rarement de sieste et se rattrape ensuite en mer.
Dès 1h du matin les lumières du Maroc sont visibles, les quarts sont longs car il ya beaucoup de monde à surveiller dans les parages.
Quand je prends le mien à 5h le détroit de Gibraltar se distingue facilement entre les lumières de l'Andalousie et celles du Maroc. Pour la première fois Colin vient profiter du lever de soleil car un monstre l'a réveillé!

A 8h nous arrivons dans le détroit, le vent et le courant nous portant entre 7 et 8 nds, à 13h le célèbre rocher est dépassé.



Tanit file vent arrière toute la journée, à une moyenne de 6-7 nds nous sommes même en train de rattraper un voilier... c'est la première fois!
Au point de 19h nous avons effectué 42 milles en 6h; comme cela ne peut pas être toujours idéal, le vent tombe et nous devons rallumer le moteur.

Le 4 septembre au matin je prends mon quart dans la pétole avant que le vent revienne en faisant quelques pirouettes avant de s'établir à l'ouest.
Au point de 8h30 nous avons fait 100 milles depuis Gibraltar. Nous filons toute la journée au vent arrière avant de se retrouver dans un petit coup de vent force 6 pour la nuit. On est un peu secoués mais Tanit file toute la nuit sous grand voile arrisée et trinquette. On se fait quelques frayeurs: quelle est cette manie d'illuminer son bateau comme si c'était le château de Versailles? Merci de passer le message aux capitaines de gros navires: avec toutes ces lumières, nous ne pouvons distinguer leurs feux de route....

Mais ce n'est pas encore aujourd'hui que nous ferons route directe sur Pantelleria. Le vent est SW, force 7 avec une mer agitée. Nous ne sommes pas en course et décidons de nous arrêter à l'abri dans la baie de Palos (Murcie). C'est moche et bétonné à outrance, mais ça fera l'affaire pour attendre que le vent se calme.

On repart le lendemain, le 6 septembre, à 11h. Il y a encore pas mal de vagues mais heureusement la vitesse nous aide à ne pas trop gigoter.
A 21h, désespoir..... le vent nous a quitté; y'en a marre et il faut encore mettre le moteur.
A 5h, le capitaine note dans le journal de bord: "Encore le moteur... j'ai envie de stopper à Ibiza, ou plus excatement à Formentera pour: boire de la bière, farniente sur la plage et dormir dans mon hamac..."



Il paraît que Formentera est le dernier paradis de la Méditerranée! C'est ce que dit la publicité.... et il vrai que si vous mettez à part tous les riches qui s'y promènent, c'est une île plutôt chouette.


Nos voisins de mouillage



Drôle de coincidence.... Formentera a été phénicienne et la déesse Tanit en est un des symbole!

Nous profitons sonc de cette première escale de quelques jours dans des eaux turquoises pour faire une cure de sommeil, de soleil et de baignade avant de reprendre la mer pour Pantelleria.
Malheureusement, nous allons devoir quitter Minou ici car nous ne sommes pas sûrs de pouvoir le laisser en Sardaigne dans les temps. Nous lèverons l'ancre demain soir (jeudi), et le vent ne nous premettra sans doute pas d'escale avant Panteleria. La Crète et la Sicile en moins, Minou en profite pour "visiter" Ibiza....

On vous embrasse tous très fort..... on revient dans quelques jours quand nous serons arrivés à Pantelleria????



















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2 septembre 2008 2 02 /09 /septembre /2008 01:55
Mercredi 27 août


Nous voulions lever l'ancre hier soir mais le thermique ne voulant pas se calmer, nous n'étions que peu motivés pour partir dans la nuit et le froid.... c'est donc à 7h45 que l'on quitte Cascais pour le Cap St Vincent, au lever du jour.



Notre manque de volonté nous conduit lamentablement dans la pétole, quatre heures de moteur pour atteindre le Cap Espichel. De là se lève un léger vent de NW qui nous permet d'hisser notre génois "Yes for Peace" pour la première fois du voyage. C'est aussi la première fois que nous observons des dauphins bleus et blancs.

4,4 noeuds, au moins c'est la vitesse idéale pour la pêche: 2 lignes, O poisson! C'est pas bien grave, on en mangera plus tard, il fait beau, il fait chaud, on profite...

Quand je prends mon quart à 5h le vent a baissé, on file à 3 noeuds. Malheureusement, à 8h on est encalminé et contraints de mettre le moteur, nous sommes à peine au niveau de la frontière entre le Portugal et l'Espagne (Andalousie).

Il nous faudra donc encore quatre heures de moteur pour atteindre le Cap St Vincent. Il paraît que ce Cap est visible de très loin gràace à sa hauteur, et selon les pilotes la région n'est que très rarement, voire exceptionnellement, dans la brume. Et pourtant, c'est bien dans une purée de pois avec une visibilité à 30 m que nous avançons. Je me fais une grosse frayeur en voyant un voilier sortir du brouillard droit devant moi, juste le temps de tourner la barre et de lui faire coucou à mon niveau.

On a pu apprécier le Mer Veille pour anticiper, il nous disait bien qu'il y avait un bateau droit devant et de plus en plus près alors Flo a été moins surpris de faire route de collision sur un bateau de pêche.


Cap St Vincent

Nous aurions bien aimé faire route directe dur Cadiz, mais le moteur ça nous gonfle un peu donc on préfère s'arrêter à Baleeira en attendant le vent.

Nous y passons juste une nuit mais le mouillage s'avère très rouleur.
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2 septembre 2008 2 02 /09 /septembre /2008 00:39
Dès le lendemain de notre départ, nous avons eu la chance d'observer un groupe de dauphins communs, venu jouer avec Tanit.

Pour le moment, c'est d'ailleurs la seule rencontre que j'ai réussi à filmer, c'était Gascogne et la pétole...


Le Dauphin commun

Longueur moyenne: 2 m
Poids: 100 kgs
Durée de vie: 40 ans
Répartition: toutes les régions tempérées, autant en Atlantique qu'en Méditerranée

Tout comme le grand dauphin, le dauphin commun apprécie la compagnie des bateaux et vient en bande s'y frotter en poussant des cris et des sifflements, avec des claquements caractéristiques de la queue. Ces dauphins ont aussi la particularité de sauter hors de l'eau d'une façon coordonnée. Petit, doté d'un dos sombre et marqué de flancs blancs, le dauphin commun se reconnaît aisément par un "V" noir qui s'inscrit juste sous la dorsale, réunissant en fait le blanc et le gris des flancs... mais, avec son bec bien marqué, il ressemble au dauphin bleu et blanc. Il se nourrit de poissons, crevettes et calmars.


                    


Nous en avons vu à plusieurs reprises depuis Gascogne. Ils viennent facilement jouer avec l'étrave de Tanit et avec Minou qui fait quelques acrobaties pour les filmer de plus près.





Le Globicéphale noir

Longueur moyenne: 6 m
Poids: jusqu'à 3000 kilos
Durée de vie: de 50 à 70 ann
Répartition: Dans le monde entier

Grâce à sa coloration noire, juste striée d'une bande argentée en dessous, et à son front massif sans bec, le globicéphale est l'un des cétacés les plus faciles à reconnaître. Les "globi" voyagent en bandes très nombreuses, jusqu'à plusieurs centaines d'animaux, ce qui peut parfois mener à de dramatiques échouages en masse. Ils ne sont pas familiers avec les étraves des bateaux et jouent rarement dans leurs sillages. Leur nage lente est basée sur l'observation et le social tout en émettant des claquements et des sifflements de reconnaissance. Ils se nourrissent presque exclusivement de calmars qu'ils capturent souvent à plus de 500 m de profondeur.



           



Nous en avons vu aussi plusieurs fois, même dans le gros temps, passer devant ou dessous Tanit en groupe. Ils paraissent comme guidés vers quelque chose (ou peut-être suivent-ils un de leur congénère), ils avancent et passent près de nous sans nous porter attention. En arrivant à Gijón, nous avons assisté à un cours de "natation". Deux adultes tournaient autour d'un bébé en le poussant de temps à autre pour lui apprendre à s'immerger à l'aide de sa queue.



Le Rorqual commun

Longueur moyenne: 22 m
Poids: 70 tonnes
Durée de vie: de 60 à 80 ans

Comme il a des fanons, on a tendance à l'appeler "baleine". Ces derniers servent à filtrer l'eau de mer pour y retenir le plancton, le krill et les petits poissons dont il se nourrit. Le rorqual se distingue de loin puisque son panache de vapeur d'eau peut atteindre jusqu'à 6 m. Il possède un petit aileron dorsal et la couleur gris foncé de son dos vire au blanc sur les flancs et le ventre. Sa tête est d'ailleurs asymétrique avec un côté droit beaucoup plus clair que le gauche et des stries caractéristiques permettant de dilater sa bouche qui contient jusqu'à 6 tonnes d'eau au moment des repas. On le rencontre souvent en groupe de 5 à 7 individus et il saute parfois hors de l'eau de manière spectaculaire.

                                            
                                                                              

                                    

Nous étions au large de la Galice quand Florent a été attiré par le bruit caractéristique du "jet d'eau" que font les rorquals et les baleines. Plutôt impressionné par sa taille, Flo suivait son parcours avec méfiance, un peu comme quand on croise un gros bateau... Ils étaient sans doute deux et sont passés rapidement.



Le Dauphin bleu et blanc ou Thétis

Longueur moyenne: 1,80 m
Poids: 60 kgs
Durée de vie: 40 ans
Répartition: Méditerranée, Golfe de Gascogne

Comme son nom l'indique, son dos est gris bleuté avec un ventre blanc, le tout séparé par une fine bande noire courant sur les flancs. Petit corps athlétique au bec bien défini, il se déplace et saute parfois en groupes denses; il a la particularité de tourner sur lui-même en vrilles répétées quand il s'élance hors de l'eau. Faisant souvent bande commune avec le grand dauphin, il fréquente toutefois assez peu les étraves de bateaux.




Le Puffin des anglais


Assez petit: 31-38 cm
Envergure: 70-75 cm
Répartition: Atlantique, Pacifique, Méditerranée.

Dessus noir fuligineux, dessous blanc. Calotte foncée descendant au dessous du niveau de l'oeil. Bec long, mince, gris à la base et noir. Pattes rose chair et noir. Ailes longues, étroites.
En dehors de la période de nidification il passe sa vie en mer, ne craignant pas les plus fortes tempêtes. Constamment en vol, il plane les ailes immobiles à faible hauteur, se balance d'un côté et de l'autre montrant son dos noir et son ventre blanc. De temps à autre donne 3-4 coups d'ailes rapides. Il se nourrit de crustacés, plancton, calmars et poissons, s'enfonçant à la surface si nécessaire et à l'occasion prenant des débris flottants.

                            





Le Fou de Bassan


Gigantesque: 87-100 cm
Envergure: 165-180 cm
Répartition: Nord de l'Océan Atlantique, depuis l'Islande au littoral du nord-ouest africain.

Son corps à la forme d'un cigare, il a de longues ailes étroites, un fort bec conique et une longue queue cunéiforme. Plumage blanc sauf les régimes primaires brun noir. Queue blanche. Tête et nuque jaune orangé.Peau nue de la face et de la gorge bleu noir. Bec couleur corne claire. Pattes noires.
En mer, il pratique le vol battu et avance directement, parfois au ras de l'eau mais le plus souvent à une dizaine de mètres de haut, et alterne avec quelques glissades en plané.


Les poissons de la Mer Rouge






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