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Tanit... la déesse


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Musique

21 novembre 2007 3 21 /11 /novembre /2007 15:35
. Respect de l’environnement


    Ce n’est pas quelque chose qui est né avec Tanit, depuis longtemps nous sommes soucieux des traces que l’on laisse sur la planète et nous nous efforçons de les réduire au maximum. C’était alors une évidence que notre voyage avec Tanit se ferait au plus proche de la nature. La pollution des océans est peut-être la moins visible, mais elle n’est pas la plus négligeable et laisse elle-même de nombreuses traces sur les côtes.
    En bateau l’océan est votre jardin, qui ne respecterait pas son propre jardin ?


. Nos points faibles


    Préserver la planète, apprendre à Colin comment respecter au mieux son environnement… comme une ligne de conduite que nous aimerions suivre au plus juste. Mais bien sûr, comme tout à chacun, nous avons nos points faibles, et s’ils ne sont pas des moindres, nous nous efforcerons de faire  basculer la balance du bon côté.
Notre premier souci est la carène et son entretien. Tanit demande peu de soin pour sa coque, mais le carénage est une étape obligatoire. Et s’il est difficile pour le moment de trouver des produits écologiques et efficaces, le temps jouera peut-être en notre faveur. Il est cependant évident que nous éviterons les carénages sauvages.
    Ensuite, nous ne pouvons nous permettre de partir sans moteur… peut-être ne sommes-nous pas suffisamment fous ! Pour des raisons de sécurité et de manoeuvrabilité, notre Totor est indispensable. Ce qui lui vaut lui aussi d’avoir un petit nom…
En outre, pour l’utilisation de quelques appareils, qui nous apparaissent eux aussi très utiles, le moteur pourra entretenir la charge des batteries si l'éolienne ou le panneau solaire nous faisait défaut.
Il existerait pourtant une solution pour consommer moins d’énergie, la pile à combustible. Malheureusement, notre budget ne nous permettrait pas d'en acquérir une pour le moment.


. Nos points forts


    Nous nous contenterons d’un seul moteur car notre annexe avance à la force des bras ou du vent. L’annexe à voiles nous paraît être une bonne idée pour ne pas perturber la tranquillité de nos escales.
A bord, peu d’appareils électroniques ou électriques. Pas de pompe électrique ou de pilote automatique… et encore moins de micro-onde ou de machine à laver ! Pour la lumière et les essentiels à la navigation, le vent et le soleil devraient nous fournir suffisamment d'énergie.
Depuis un moment maintenant, nous nous intéressons aux produits biologiques et écologiques. Intérêt qui va grandissant depuis l’idée de partir. Il est donc évident que tout ce qui pourra quitter Tanit pour l’océan ne sera pas nuisible pour ce dernier.
De notre alimentation, aux produits destinés à notre toilette ou à l’entretien de Tanit. Pour la lessive, je compte continuer à utiliser les noix de lavage, avec peut-être une lessive liquide 100% biodégradable en appoint. Le linge se lave très bien en navigation dans un filet que l’on laisse traîner derrière le bateau. J’aimerais dégoter une petite machine manuelle pour les escales.
    Pour les vivres, nous souhaiterions partir avec un an de provisions, hors produits frais. De nombreux produits biologiques existent maintenant, y compris en conserves ou déshydratés.
    Le tri des déchets va de soi, même le carton imprimé n’ira pas à la mer. Je précise que la place et le poids ne sont pas un problème sur Tanit. D’autant plus que nos navigations excèderont rarement quinze jours.
Bien sûr, la pharmacie sera elle aussi essentiellement naturelle. De nombreux ouvrages existent sur l’homéopathie et les plantes, je compte sur eux. Comme les huiles essentielles, qui sont pour moi indispensables dans ce genre de projet.
De son côté, Colin est déjà « un bébé bio » depuis sa vie intra-utérine… Et si d’ici là il ne porte plus de couches, les couches lavables seront tout de même dans les cales, au cas où ! Avec quelques couches biodégradables pour les temps humides

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21 novembre 2007 3 21 /11 /novembre /2007 15:32

. Nos rêves, nos projets


    Nous sommes jeunes, 25 et 27 ans et nous avons la vie devant nous. Nous avons souhaité que nos rêves deviennent projets, donc réalité. Le temps n’est plus compté, c’est notre vie que nous préparons, nous posons les briques petit à petit comme si nous avions décidé de bâtir une maison à la campagne.
La première destination convoitée est Mayotte. D’abord parce que Florent y est déjà allé et qu’il en est tombé sous le charme. Ensuite parce que notre caisse de bord nécessitera forcément un réapprovisionnement et que nous pensons que cette collectivité territoriale française, en passe de devenir département d’Outremer, pourra nous offrir des opportunités de travail.
    Nous nous laissons un an pour arriver à destination ce qui laisse envisager de nombreuses escales. Le parcours n’est pas encore bien défini mais il comporte une règle, être peu onéreux.
    Descendant d’abord à La Corogne, nous pourrons ensuite caboter le long des côtes espagnoles et portugaises. Nous éviterons certainement le nord de la Méditerranée pour des questions de météorologie et longerons ainsi les côtes du Maghreb, avant de remonter vers la Croatie, la Grèce puis la Turquie. Nous pensons ensuite attendre  en Egypte afin de se joindre à un convoi ou à un passage de l’armée pour le Canal de Suez. Nous pourrons ensuite attendre tranquillement en Mer Rouge la bonne saison pour entrer dans l’Océan Indien. Enfin, quelques îles du Soleil comme Zanzibar ou les Chagos avant d’arriver à Mayotte.
Mayotte sera un port d’attache formidable pour découvrir Madagascar et le reste des Comores. Nous y passerons tout le temps qu’il faudra, c’est–à- dire jusqu’à ce que notre cœur et notre tête aient envies d’horizons nouveaux. De là, le monde nous est ouvert, l’Afrique, l’Atlantique, l’Amérique et pourquoi pas le Pacifique…. Nous nous devons d’être à la hauteur de notre folie.


. Deux ans, top départ


Le monde est à nous et le temps c’est comme arrêté, mais il faut bien que nous ayons un semblant de planning. Il est possible qu’il change, essentiellement pour des raisons pécuniaires, mais il nous permet d’affirmer que l’on lèvera l’ancre bientôt.
Jusqu’en septembre 2006, jours de repos et congés seront consacrés à la navigation. Connaître au mieux Tanit pour pouvoir faire des aménagements adéquats. Nous avons peu de gros travaux à faire, aucun sur la coque, mais nous souhaiterions refaire entièrement l’intérieur. Réservation est donc prise au Chantier Caudard à Vannes où nous referons une beauté à Tanit pendant l’hiver. Au printemps 2007, toute fringante, elle pourra donc prendre ses quartiers d’été dans le port de Vannes. C’est à ce moment que nous quitterons notre maison en organisant une grande brocante dans le jardin afin de nous installer, enfin, avec Tanit. Le port de Vannes sera ainsi notre nouvelle adresse pendant un an, le temps pour nous de remplir la caisse bord.




. Angoisses et bonheur


Cela fait des années que je me nourris de récits de voyage, le déclic pour moi étant la lecture de « Sept fois le tour du Soleil » de Nicole Van de Kerchove. Comme elle, je n’aurais jamais été capable de partir seule, Florent et Colin sont mes moteurs, cette vie c’est avec eux que la veux.
La vie à bord n’est source d’aucune inquiétude, je sais que cela ce passera bien. Mais les longues navigations m’angoissent encore un peu. Lorsque j’aurais bravé ma première tempête avec Tanit, je pourrais la suivre au bout du monde sans l’ombre d’une peur.
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21 novembre 2007 3 21 /11 /novembre /2007 15:29
. Mouillages…mouillage


    Quand on achète un bateau, la première question que l’on se pose est de savoir où le mettre. Alors comme tout le monde, nous avons interrogé les ports et les communes du Golfe. Il n’y a déjà pas beaucoup de place, mais pour 14,50 mètres et 15 tonnes, on nous fait comprendre que cela ne sera pas possible. A moins bien sûr de faire un appel à une grande société qui gère certains ports et mouillages du Golfe et de se délester d’une bonne partie de notre budget, comme deux ans de vivres par exemple…
    Tanit s’installe donc sous Holavre, bien à l’abri, trouvant très rapidement sa place dans son nouvel environnement.


. Premières sorties


    Pour ses sept mois, Colin a parcouru 70 miles. C’est peu en comparaison de ce qu’on lui réserve, mais c’est déjà ça.
Nous avons le bateau depuis un mois, le temps de le ramener de Pont-L’Abbé et de faire une traversée jusqu’à Houat. C’est bien assez pour savoir que l’on ne s’est pas trompé et pour nous inciter à passer tout notre temps libre avec Tanit.
    Qui nous a dit que le ferro-ciment se traînait ? A 6 ou 7 nœuds dans un petit temps, Tanit nous conduit fièrement et sûrement.


. Ne faire plus qu’un



    Notre but avant de partir est de ne faire plus q’un avec Tanit, qu’elle fasse partie de nous . Puisqu’il paraît que l’on finit toujours par personnifier son bateau, nous avons d’ores et déjà décidé que Tanit serait une femme !
En ce qui concerne nos relations, elles ont tout de suite été mises à rude épreuve. A peine arrivée dans le Golfe, bien installée sur son mouillage derrière Holavre, voilà que Tanit va devoir affronter une petite tempête de printemps.  Plus le vent forcissait moins nous dormions, passant la journée avec une boule au ventre et faisant de perpétuels aller-retour sur Tanit pour vérifier son mouillage. Au dernier jour, craignant les rochers d’Holavre nous décidons de la mettre à l’abri sur un corps-mort de l’Ile-aux-Moines. Laissant le vent s’éloigner, nous retournons tranquillement « à notre place », Florent et moi, seuls sur Tanit pour la première fois.
    Un mât dépassant derrière l’île me laisse dire que nous nous sommes fait piqué le coin….il s’agit en fait d’un petit voilier posé sur les rochers d’Holavre. Un des dix bateaux qui ont rompu leurs amarres dans le Golfe.








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21 novembre 2007 3 21 /11 /novembre /2007 15:23

. C’est décidé, Colin grandira sur un bateau


    Florent et moi, aussi loin que l’on se souvienne, avons toujours rêvé, dans nos chambres d’enfants, d’un grand départ, d’une vie sur les océans.
Tous deux vannetais de naissance, les occasions ne manquent pas pour découvrir la voile.
    Florent fait ses premières armes sur un Muscadet, celui de son beau-frère, ce sera son premier tour du monde (celui de l’Ile-aux-Moines en fait, mais on aime bien faire le tour du monde !). Il aura ensuite l’occasion de rejoindre un ami de ses parents en Turquie, durant quelques semaines, il l’aidera à entretenir un dériveur en alu de 20 mètres.
C’est avec ce même ami et accompagné de son père qu’il fera sa première traversée de l’Atlantique, en décembre 2002. Trente jours de Madère à St Martin dont quinze jours de près, sur un prototype en alu de 10 mètres.
    De mon côté, les dix premières années de ma vie ont oscillées entre Sangria et Brin de Folie. De nombreuses traversées pour Houat bien sûr, mais aussi une traversée pour l’Angleterre, et deux croisières aux Antilles.
Alors évidemment, nos rêves se sont vite croisés et l’envie de partir a été plus forte que la raison (si la raison était de rester….).
Colin, petit bout d’homme né à Vannes, le 16 octobre 2005, voyagera et grandira sur un bateau.


. Sur la toile, découverte de Tanit


    Notre budget est de 30000 euros, moins éventuellement, plus c’est impossible. Une succession de 15000 euros nous permet de demander un prêt à la banque, il nous faudra donc compter avec un remboursement mensuel dans notre budget.
    Un jour, au détour de la toile, Florent découvre Tanit, beau ferro-ciment de 14 mètres. Premier atout à nos yeux, il est grand ! Car avec notre budget, nous nous concentrions plutôt sur la catégorie 10 mètres. Et c’est un bateau de voyage, un vrai… Daniel et Marie, les anciens propriétaires, ont navigués pendant 8 ans avec deux enfants. Enfin, il est visible à Pont-L’Abbé, c’est à côté et on peut donc le voir facilement.
C’est décidé, on téléphone et on prend rendez-vous. Je crois que l’on a déjà peur qu’il nous passe sous le nez !
Marie est seule pour nous faire visiter Tanit, je pense qu’elle n’a pas vraiment envie de le vendre, mais l’étincelle est déjà là.
    Tanit est donc un ferro-ciment de construction amateur de 1976. Coque monolithique, carène
de type norvègien. Construit sur les plans du Joshua de Moitessier, même roof typique mais le pont est 10 cm plus haut ,la quille est plus profonde et plus large ,le maître bau a 10 cm de plus.
Tanit fait 14,50 mètres et pèse 15 tonnes.



. Est-ce bien raisonnable ?


    Les a priori sont nombreux, les langues se délient et les avis fusent. « Le ferro-ciment ? C’est lourd et ça n’avance pas ! ». « Un bateau en ciment, mais vous êtes fous ? ».
Oui, peut-être sommes-nous fous, et après ? Ce n’est pas ce qui m’inquiète le plus. Je laisse à Florent le choix du bateau en ce qui concerne sa navigabilité. J’ai entièrement confiance et n’ai pas les connaissances requises dans ce domaine. En revanche, Tanit me plaît beaucoup et je m’y sens déjà comme chez moi, enfin presque…
Mais est-ce raisonnable de se jeter à corps perdu sur le premier bateau visité ?
    Pour apaiser nos démons, nous décidons de visiter un Rêve d’Antilles. Colin ne cesse de pleurer, je me sens mal dans ce bateau, je voudrais rentrer…
Alors oui, nous sommes fous mais nous sommes heureux.


. Notre déesse


    Tanit est une déesse d'origine phénicienne ayant comme attribut de veiller à la fertilité, aux naissances et à la croissance. Elle était la déesse tutélaire de la ville de Serepta et son culte pris de l'ampleur à Carthage où elle était nommée oum.
Certains voient dans la croix d'Agadez (symbole Touareg du Niger) la préservation du signe de Tanit.
Etrange coïncidence :  Florent a passé un mois au Niger avec Mohammed Alassane, touareg afin de faire des photos pour la publication d’un livre associatif, « Niamey, le monde des petits métiers ».
    Qui pourra donc mieux veiller sur la croissance de notre fils ? Et pourquoi pas sur la naissance d’un autre matelot ?









































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21 novembre 2007 3 21 /11 /novembre /2007 10:23
 

Le départ approche et nos projets prennent vie...

Comme nous le racontions plus haut, nous voulons voyager au plus près de la nature. Nous pensons vraiment qu'il est très difficile dans notre société de faire marche arrière dans le domaine de la consommation. Les tentations, le prix des produits écologiques... Nous voulons simplement montrer à Colin que l'on n'a pas besoin de tout ça (les catalogues de Noël, les céréales magiques, Spiderman, Dora...) pour vivre heureux. Vivre avec la nature, s'adapter aux civilisations et aux peuples rencontrés pour mieux lui apprendre à respecter notre planète.

Et ça ne nous fera pas de mal non plus!!!

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