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Tanit... la déesse


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Musique

13 août 2008 3 13 /08 /août /2008 15:54
Mardi 12 août

Au nord-est de la Galice se déploient quatre rias qui forment le Golfe Artabre : La Corogne, Betanzos, Ares et Ferrol. Par le passé ce territoire chargé d’histoire fut habité par les Artabres.
Creusée autour de l’embouchure du fleuve Mero, la ria de La Corogne offre un aspect unique. La ville de La Corogne constitue une visite incontournable sur cette large ria. Sa vieille ville, dont l’accès se fait par la Puerta Real, renferme des galeries lumineuses qui définissent cet espace. Parmi les nombreux monuments, la tour d’ Hércules est le plus emblématique et le phare toujours en service le plus ancien au monde. Cette tour offre, en outre, une vue incomparable sur le golfe Artabre.
Le paysage de la région de As Mariñas longe une ria qui se divise en deux petites rias fermées : ria d’Ares et Betanzos. La vieille ville de Betanzos, une des capitales de l’ancien Royaume de Galice, se situe dans l’estuaire du fleuve Mandeo. Elle se distingue par l’église de Santa María, construite par les marins au XIIe siècle, qui conserve un riche trésor d’orfèvrerie, de peintures flamandes et de sculptures gothiques.
La ria de Ferrol suit l’embouchure du fleuve Xubía. Par sa forme en entonnoir, elle constitue un des meilleurs ports naturels au monde.

Betanzos fut baptisée « Brigantium » par les romains. Elle est située sur une colline où se trouvait jadis une ville fortifiée, au fond de la « ría » de Betanzos, à l'endroit où l'eau de la mer se mélange à l'eau douce de fleuve Mandeo et de son affluent. Cette localité, une des sept capitales de l'ancien Royaume de Galice, est classée Site historique.

Elle possède trois remarquables églises : Santiago, Santa María do Azogue et San Francisco. Cette dernière renferme d'incomparables sépulcres médiévaux, comme celui de Pérez de Andrade, soutenu par deux animaux symboles sa lignée, le sanglier et l'ours. Mentionnons aussi les « pazos » Bendaña, Taboada et tour Lanxós, ainsi qu'un parc très particulier, « O pasatempo », dont les créateurs, émigrants d'Amérique, ont anticipé l'idée du parc thématique moderne.





Betanzos n'étant pas très loin de Sada, environ 8 kms, nous décidons de profiter de notre arrêt forcé pour aller un peu se balader. Au grand plaisir de Colin, puisque nous devons prendre le bus.




L'aller-retour nous coûte 2,70 par personne (sauf Colin, pour qui c'est gratuit), avec le droit de s'accrocher; des limitations de vitesse peu appropriées et le chauffeur au téléphone, même Colin veut attacher sa ceinture.


Nous sommes contents de pouvoir arpenter de vieilles ruelles sympathiques, nous sommes un peu en overdose de sites balnéaires. De Gijón à La Corogne, la côte est envahie de grues....

Entre monument historiques, squatte de graffeurs en bord de fleuve et "mesón" (auberge) typique, nous lézardons en attendant la prochaine averse.







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7 août 2008 4 07 /08 /août /2008 18:18
Dimanche 3 août


Nous quittons Luanco vers midi, une nuit et une journée de mer et nous serons à Viveiro. Bien sûr ce n'est toujours pas la Corogne, mais nous ne désespérons pas d'y arriver!

Nous avons beaucoup sollicité le moteur pour la traversée de Gascogne, et il aurait été étonnant qu'il le supporte sans en faire baver le capitaine; quelques heures de boulot et une pompe à eau à remplacer. Je ne pensais pas que les pièces de rechange serviraient si vite, les kilos de pièces diverses ne sont finalement pas si inutiles!

Les vents nous portent favorablement jusqu'à la fin de la nuit, avant de tourner encore à l'Ouest, orientation pétole. Nous remontons au Nord en attendant le lever du jour, la côte est proche et les pêcheurs nombreux. Ils ont un tel éclairage que nous avons beaucoup de mal à distinguer leurs feux de route.

Un peu de vent et quelques heures de moteur plus tard, nous sommes contents d'arriver à Viveiro, en même temps que les pêcheurs.




Nous n'y passerons qu'une nuit, à l'ancre à l'entrée de la ría, avant de repartir pour Cariño, à quelques heures de mer.
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7 août 2008 4 07 /08 /août /2008 16:30
Jeudi 31 juillet


Après deux jours passés à Gijón, nous nous sommes remis de nos émotions de la traversée et avons remis un peu d'ordre à l'intérieur de Tanit.

Nous avons découvert le cidre asturien, et la manière particulière de le servir... Il paraît même qu'ils sont champions du monde des buveurs de cidre, raison de plus pour ne pas trop traîner dans le coin!


A sept heures du matin, nous quittons donc les pontons visiteurs de Gijón afin d'avancer vers La Corogne. La météo est bonne, le vent est annoncé Nord-Est, tout est bon pour rejoindre Cudillero.

A une heure de ce petit port sans doute charmant, dans la baie d'Avilès, nous sommes surpris par un vent d'Ouest soufflant par rafales jusqu'à 40 noeuds.

La météo indique toujours des vents à 10 noeuds dans la baie de Gijón et n'étant pas sûrs d'avoir envie tout de suite d'une nouvelle nuit mouvementée, nous décidons de faire demi-tour pour nous mettre à l'abri à Luanco.

Nous lirons plus tard dans un vieux guide la région que ce phénomène est courant derrière le cap Peñas, et qu'il peut durer entre trois heures et trois jours... Notre moral en est un peu moins atteint.

Nous passons deux jours à Luanco, à l'ancre dans la baie, avec douche froide sur la plage pour les plus courageux. Le petit village est mignon et typique des ambiances de pêcheurs de la région, mais cela reste une petite cité balnéaire qui ne nous apporte pas forcément ce que nous recherchons.




En revanche, pour Colin, c'est l'occasion de faire des rencontres.... et de jouer des heures dans le petit parc de jeu. Je remarque d'ailleurs que l'Espagne est très bien équipée de ce genre d'infrastructures, beaucoup de toboggans et de jeux.





















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30 juillet 2008 3 30 /07 /juillet /2008 18:01
Samedi 26 juillet

Nous avons levé l'ancre samedi 26 juillet 2008 à 14h comme prévu, et contre toute attente.

Une partie des photos du départ (Merci à Mamie Badine)
link

La météo était annoncée favorable pour les deux premiers jours. A la fin de la première nuit de quart passée sans encombre avec un bon vent portant, nous sommes au large de l'île d'Yeu. Peut-être que si les équipières (Chloé et Julie) avaient un peu moins discuté pendant leur quart (4h-8h), Tanit aurait filé plus droit. Ne sachant pas encore ce qui l'attendait, le capitaine ne fut pas trop sévère.

La deuxième journée de nav se passa sous le soleil et dans la pétole molle.... on aurait aimé avancer, mais comme c'était notre première pétole du voyage, on l'a prise avec le sourire. En cette fin de journée au calme, nous avons eu la chance de croiser un groupe de dauphins. Grâce à eux, j'ai réussi à ce que Colin mette son nez sur le pont. Car jusqu'ici, il continuait sa petite vie dans le bateau comme si de rien n'était.




Après avoir bien profité du retour du vent au cours de notre deuxième nuit de quart.....et sans vraiment s'inquiéter des nombreux éclairs visibles au loin, les équipières (encore elles), ne se doutaient absolument pas de ce qu'elles allaient endurer.

Dès huit heures, Tanit fut bien nettoyée par une pluie battante et le vent se leva. La ligne posée par les équipières en fin de quart (et complètement oubliée à son sort dès que la pluie fut) permit au capitaine de ramener son premier thon.



A partir de ce deuxième matin (lundi), les choses s'accélèrent.....et la houle se lève contrairement à ce qu'en dit la météo (reçue par Francis sur le téléphone satellite).Nous devrons affronter des creux allant jusqu'à 5 mètres, et tous les estomacs ne l'ont pas supporté de la même manière. Une équipière s'est lancée dans la préparation du thon, l'autre a déclaré forfait.....! Par chance, c'est moi qui cuisinait le thon...comme le disait justement Julie, vu notre programme, il aurait été dommage que cela soit l'inverse. J'ai même découvert qu'il était plutôt grisant de barrer debout dans la houle, seule avec mon harnais... et les quelques globicéphales qui m'ont rendu visite.Ce bon coup de vent nous a bien rincé.... Le capitaine et ses équipiers (moins un) ont peu dormi, petit Colin s'est fait réveillé plusieurs fois par les vagues qui s'infiltraient par le hublot et la grosse Tanit était bien triste à voir (à l'intérieur) au petit matin.Quand enfin la mer s'est calmée, les équipiers de quart ont réveillé le capitaine pour installer le régulateur d'allure.... et là, première avarie du voyage, la pale immergée s'est fait la malle; nous devrons donc continuer de barrer jusqu'à l'arrivée.

Les vents étant plus favorables pour un retour à la maison que pour aller à La Corogne, nous avons changé de cap, pour filer sur Gijón en Asturie (Espagne). Après beaucoup de moteur (et oui, encore la pétole!), nous sommes arrivée hier soir dans la nuit (mardi soir).

Après avoir pris un repos mérité et rangé Tanit, me voilà avec Julie sur un petit muret de la ville, profitant du Wifi environnant, pour vous écrire ces quelques lignes.


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