Tanit s’installe donc sous Holavre, bien à l’abri, trouvant très rapidement sa place dans son nouvel environnement.
. Premières sorties
Nous avons le bateau depuis un mois, le temps de le ramener de Pont-L’Abbé et de faire une traversée jusqu’à Houat. C’est bien assez pour savoir que l’on ne s’est pas trompé et pour nous inciter à passer tout notre temps libre avec Tanit.
Qui nous a dit que le ferro-ciment se traînait ? A 6 ou 7 nœuds dans un petit temps, Tanit nous conduit fièrement et sûrement.
. Ne faire plus qu’un
En ce qui concerne nos relations, elles ont tout de suite été mises à rude épreuve. A peine arrivée dans le Golfe, bien installée sur son mouillage derrière Holavre, voilà que Tanit va devoir affronter une petite tempête de printemps. Plus le vent forcissait moins nous dormions, passant la journée avec une boule au ventre et faisant de perpétuels aller-retour sur Tanit pour vérifier son mouillage. Au dernier jour, craignant les rochers d’Holavre nous décidons de la mettre à l’abri sur un corps-mort de l’Ile-aux-Moines. Laissant le vent s’éloigner, nous retournons tranquillement « à notre place », Florent et moi, seuls sur Tanit pour la première fois.
Un mât dépassant derrière l’île me laisse dire que nous nous sommes fait piqué le coin….il s’agit en fait d’un petit voilier posé sur les rochers d’Holavre. Un des dix bateaux qui ont rompu leurs amarres dans le Golfe.
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