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Tanit... la déesse


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Musique

23 novembre 2008 7 23 /11 /novembre /2008 00:30

Port Saïd


A priori vous aurez déjà pris contact avec une agence pour le passage du canal et ils seront là à votre arrivée pour vous dire où vous amarrer.

Il vaut mieux éviter les arrivées de nuit et bien respecter le chenal.

Nous nous sommes mis cul à quai sur ancre. Avec notre arrière norvégien cela nous a obligés à mettre l'annexe à l'eau, autant vous dire que les eaux du port ne donnent pas envie de se vautrer!

D'ailleurs les douches ne donnent pas trop envie de se laver non plus...

Pour faire un ravitaillement l'idéal est de prendre le bac gratuit qui vous conduira de l'autre côté de la ville; l'enseigne égyptienne Metro est une très bonne enseigne, bons produits à prix très raisonnables.

Les gars de la Felix Agency se proposeront d'aller vous chercher du gasoil, et si vous en avez besoin vous ne pourrez de toute manière pas y aller seuls. Attention au prix proposé: le gasoil en Egypte est vendu 1,75LE le litre (environ 0,30€), il est normal de payer plus cher, ne serait-ce que pour le service mais raisonnablement (pour 40 litres nous avons payé 250LE)


Nous avons fonctionné avec la Felix Maritime Agency


Nous avons payé 21$ de port par jour (eau et électricité comprises) et 40$ de Port clearance.


Pour le passage du canal, nous avons donné un bakchich de 20€ à celui qui est censé mesurer le bateau (sans savoir si cela avait changé le tarif du passage!). Cela nous a donc coûté 180$ de passage et 150$ de frais d'agence. Auquels vous rajouterez les 20€ de bakchich donnés à chaque pilote (2).


Entrée chenal (à 11 miles de l'entrée du port): 31°25'3213N - 32°24'2231E



Ismaïlia


Le port d'Ismaïlia est sans conteste le port le plus agréable du canal. C'est propre et calme, fréquenté par les égyptiens et l'accueil y est sympathique.

On y trouve des douches (propres) et une machine à laver (3$).

Nous nous sommes amarrés à quai, mais quand il y a du monde mieux vaut se mettre cul à quai (sur ancre ou sur bouée)... de toute manière vous y arriverez avec votre pilote qui vous dira où vous mettre.

Le port nous a coûté 15€ par jour (eau et électricité comprises); si vous restez plus de 5 jours vous aurez les 2 jours suivants offerts.

N'hésitez pas à manger à la cafétéria au-dessus du quai, elle est très fréquentée par les égyptiens, c'est bon et pas cher (30LE par personne)

Vous trouverez l'enseigne Metro dans la rue El-Thawra; 15min à pied ou 5LE en taxi.


Côté enfants:

Encore un parc de jeu dans l'enceinte même du port



Marsa Thelemet


Une fois aligné les deux balises terrestres au nord, il faut les garder alignées au cap 0°.

Mouillage sur fond de sable, dans 5m d'eau, près de la jetée en ruine.

Bien abrité de la mer sauf par vent de SE.


Mouillage: 29°03'4652N - 32°38'2169E



Ras Gharib


Attention au récif au nord en arrivant.

Nous avons mouillé entre la jetée en bois et la jetée en béton, mais à l'extérieur.

Bonne tenue par 4m de fond mais mouillage très rouleur.


Mouillage: 28°20'8898N - 33°06'7183E



Marsa Zeitya


Mouillage très bien protégé de la mer et facile d'approche. Attention toutefois au récif nord.

Nous avons jeté l'ancre par 7m de fond.


Mouillage: 27°49'8884N - 33°35'1397E



Tawila


Pour nous, le premier mouillage idyllique de la Mer Rouge; après le passage du canal nous sommes heureux de rester ici, seuls, pendant 5 jours.

Nous avons mouillé à Endeavor Harbour, avant la jetée en ruine car il y a moins de fond. C'est un très bon mouillage, dans 3m d'eau sur fond de sable et bien protégé de la mer.


Mouillage: 27°33'7842N - 33°47'2E



Hurghada


Nouvelle marina, ambiance Disneyland (tout est neuf et coloré, entièrement conçu pour les touristes...)

Amarrage cul à quai sur bouée, en appelant la marina sur le canal 74 vous aurez de l'aide.

Il nous en coûte 300$ par mois avec un sus pour l'eau et l'électricité. Mais c'est l'endroit idéal pour laisser le bateau en sécurité quelques temps si vous devez rentrer.

Accès wi-fi, douches...

Pour les courses il est conseillé d'aller en ville chez Metro et de manière générale mieux vaut sortir de la marina.


Entrée marina: 27°33'4464N - 33°50'5894E


La Felix Agency vous sautera dessus à votre arrivée pour régler vos papiers. Pour les visas il est conseillé d'aller vous-même à Dahar les renouveler. Et pour le permis délivré par les douanes vous permettant de rester dans les eaux égyptiennes, le tarif est de 30$ par mois. Ne pas hésiter à insister pour réduire les frais d'agence quand on vous amène la facture. Personnellement, nous les avons fait passer de 100 à 40$.

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23 novembre 2008 7 23 /11 /novembre /2008 00:19

Il faut éviter de passer entre Gavdos Pula et Gavdos, nous avons montré notre carte à des pêcheurs locaux qui nous ont affirmé qu'à certains endroits où la profondeur était indiquée à 5m il y avait en fait moins d'un mètre d'eau.


Pour notre part nous sommes arrivés par le sud pour rejoindre le petit port de Karave qui se situe au nord de la baie est de l'île. L'entrée du port est facile même si comme nous il n'apparaît pas sur vos cartes.


C'est un port charmant où nous avons passé dix jours à quai sans voir un autre voilier. Bien sûr vous n'y trouverez ni douches ni électricité. Cependant nous avons pu faire le plein d'eau à la taverna du port.


Il y a un mini market à Sarakiniko (20min de marche) mais il vaut mieux ne pas avoir grand chose à y acheter car les prix sont élevés.

Pas d'accès public à internet.


Port: 34°50'N - 24°07'E

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23 novembre 2008 7 23 /11 /novembre /2008 00:12

Nous sommes arrivés par le sud de l'île, mais nous avons mouillé au NE, dans la baie de St Juliens.


L'entrée dans la baie est facile, nous y avons mouillé par 5m d'eau sur fond de sable. Le mouillage est protégé de tous les vents sauf ceux de nord.


En plein coeur de la ville, il vous suffit de prendre l'annexe pour trouver des cybercafés et des supermarchés. Il est même possible d'attraper une connexion du bateau.


Pour 2 euros nous nous sommes rendus en bus à La Valletta pour y passer la journée.


Mouillage: 35°55'00N - 14°29'7E


Côté enfants:

Plusieurs aires de jeu le long de la baie

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22 novembre 2008 6 22 /11 /novembre /2008 23:54

Nous sommes arrivés à Lampedusa par l'ouest et avons longé la côte sud pensant mouiller à la Isla Conigli, cadre idyllique pour se remettre de nos deux jours de pétole. Seulement, à peine avions-nous jeté l'ancre que nous nous faisions déloger car le site est une réserve naturelle.


Nous avons donc continué à longer la côte sud afin de mouiller dans la Calla Gutglia à l'entrée du port. Ce mouillage est facile d'accès même de nuit, nous avons jeté l'ancre par 6m d'eau sur un fond de sable. La plage est blindée de touristes et de transat mais la baie est bien protégée des vents de SW à E en passant par le N.


Mouillage: 35°29'8659N - 12°35'9530E


Malheureusement nous avons vite été délogés par un fort vent de SE et sommes donc allés nous réfugier dans le port.

Nous avons mouillé cul à quai sur ancre face à l'entrée du port près de la Punta de la Sanita, entre la Calla Salina et la Calla Palme.

A Lampedusa, en tant que français, nous n'avons ni douaniers ni policiers. C'est un des rares ports encore gratuit de Méditerranée. Il est aussi possible, facilement, de se mettre à couple d'un bateau de pêcheur.

Vous trouverez facilement la station service à quelques mètres du quai et vous pourrez aussi y remplir vos bidons d'eau.

Peu de cybercafés, mais un point presse-internet dans la Via Roma.

Il a une supérette Via Roma, mais celle de la Calla Palme est mieux fournie. Pour les fruits et légumes vous trouverez des vendeurs Via Roma.


Côté enfants:

Beaucoup d'enfants dans les rues et quelques parcs de jeu, Colin y a fait pas mal de rencontres.

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20 novembre 2008 4 20 /11 /novembre /2008 16:50

Tabarka


Nous arrivons par le NW en contournant l'île de Tabarka. Il y a une forte houle car les fonds remontent vite.

L'entrée du port est bien balisée. On s'amarre à quai au fond du port à gauche. L'amarrage se fait à couple ou cul à quai selon le monde.

C'est un petit port très agréable au charme tunisien. Comme c'est la fin de la saison nous sommes peu nombreux.

Il nous en coûte 10 euros par jour (eau et électricité comprises). Même si vous arrivez de nuit, il est fortement conseillé de faire les formalités en arrivant. La police du port et les douanes sont à quelques mètres. Il faut juste verser un dinar de taxe aux douanes.

Si comme nous, vous n'avez pas de pavillon tunisien (on n'avait pas prévu de s'y arrêter), ne vous inquiétez pas, Shérif, le responsable du port, vous en vendra un pour 10 dinars.

Le long de la grande plage vous trouverez un Monoprix (pas croyable... mais ne comptez pas y trouver les articles d'un Monoprix français!) et un accès internet.

Pour l'avitaillement nous préférons largement le marché et les petits vendeurs de rue.

Et pour le gasoil, la station est un peu loin mais le gasoil y coûte 0,60 euros le litre.


Entrée du port: 36°57'5745N - 8°45'8237E

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20 novembre 2008 4 20 /11 /novembre /2008 16:15

Cascais


Nous avons eu une navigation difficile depuis Ons et nous décidons donc de nous arrêter à la marina sans en connaître les tarifs. Le ponton d'accueil se situe tout de suite en arrivant sur la droite. La marina est très agréable, mais les tarifs (52 euros pour Tanit) nous font vite fuir. Une nuit, une petite douche et vite on s'en va.


Nous allons mouiller juste à l'entrée de la marina. Le vent de nord y est souvent fort en journée ce qui oblige à mettre pas mal de chaîne, mais comme tous les thermiques il se calme la nuit. Nous mouillons donc dans 3 à 7m d'eau et il y a une très bonne tenue.


Mouillage: 38°41'8400N - 9°24'8E


Côté enfants:

La ville de Cascais possède un grand et beau parc dans lequel vous trouverez une aire de jeux. Comme l'Espagne, le pays a l'air de valoriser ce genre d'installations.


Baleeira


Juste après le cap Sao Vincente c'est un mouillage très rouleur même s'il est protégé des vents de tous secteurs. Nous mouillons dans 8m de fond.

L'accès à la plage se fait facilement en annexe mais il s'agit d'un village aux nombreux complexes touristiques peu charmants!

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18 novembre 2008 2 18 /11 /novembre /2008 23:13
"Plus que des vacances : des retrouvailles !!!
1ère image Colin ému rougissant de cette émotion à l'aéroport d'Hurgada (sans avoir pu apercevoir des avions... un comble)
les parents reposés de leurs aventures précédentes ,dorés voire plus pour Flo après leur séjour à Tawila;une petite "nav" de Hurgada à Tawila nous y reconduira tous les 5 (moteur et voile à l'aller ,voile seule au retour). Cette petite île magique (il ne faut pas trop le répéter) où nous avons touché de très près.... le paradis... Où la couleur ,les couleurs chantent de toute part .Le bleu de l'eau du transparent jusqu'au marine en passant par le turquoise.La multitude de celles des poissons autour des "patates" de corail  "les demoiselles" "les clowns"et leurs anémones...les coraux fushia,les bénitiers aux lèvres turquoises, tout cela éclairé par un soleil généreux qui en se couchant transforme le ciel en feu du côté couchant et nous fait un festival de pastels roses et mauves à l'Est ...les couleurs et la chaleur douce de l'air ,de l'eau
Moments de bonheurs de partage. Sensations de ressentir un peu( un tout petit peu!!) ce que nos navigateurs on pu vivre .Et puis on est en Egypte : Louxor,Karnak le convoi,l'hôtel et les p'tits restaux sympas..le souk et nos fous rire après des emplettes "particulières".
On a fait le plein de calins et de bisous avec Colin de jeux de dessins et de dessins animés...la vie dans cet univers très chaleureux qu'est TANIT nous a fait un bien fou
EN RÉSUMÉ
partage ,bonheur ,confort,chaleur ,lumières,couleurs,bisous ,câlins,repos,gâteaux maison,bagarres...vite à bientôt dans  ce super bâteau (et avant sur terre...)"

Marie Lemaçon alias Mawie
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12 novembre 2008 3 12 /11 /novembre /2008 16:46
Mercredi 7 novembre nous avons accueilli à l'aéroport d'Hurghada, Francis et Marie, les parents de Florent. Nous n'avons pas vraiment prévenu Colin de leur arrivée, nous lui avons juste dit que nous allions voir les avions et qu'il y avait une surprise.
Quelle joie de voir sa petite mine toute émue en les voyant! Il est vrai que la vie en bateau a l'air de tout à fait lui convenir, il s'adapte à tout, mais il nous parle souvent de ses cousins, tonton, tata et grands-parents. C'est donc un vrai bonheur pour lui de partager son quotidien avec eux.

Dès vendredi nous filons pour Tawila dont nous sommes tombés sous le charme. Il est soi-disant interdit d'y aller, comme de nombreuses îles au large d'Hurghada mais nous n'avons pas encore bien compris la législation qui paraît assez floue. Ce qui est sûr,  c'est que c'est un endroit sauvage qu'il faut préserver, il faut faire attention de mouiller sur les fonds de sable afin de ne pas abîmer les coraux.



Nous passons là-bas cinq jours de farniente bien mérité, surtout pour Francis et Marie. Au programme, observation des oiseaux et des heures de nage sur les patates de corail à s'en mettre plein les mirettes. Je n'avais jamais vu autant d'espèces rassemblées, dans si peu de fond, même en Polynésie ou en Nouvelle-Calédonie. Que doit être ici une plongée bouteille? Certainement merveilleuse. Retrouver dans notre guide les espèces observées devient donc notre activité favorite: poissons clowns et autres demoiselles, perroquets, balistes, raie pastenague, tétrodon...
Pendant ce temps, sur la plage, Colin fait la tortue ou s'amuse à classer des coquillages par taille.



Tawila est une île d'un calme absolu, un désert de corail où seuls quelques pêcheurs viennent naviguer. Je ne me suis pas encore lancée dans la chasse sous-marine et nos autres pêches restent infructueuses (ligne et lancer). C'est donc avec plaisir que nous achetons à deux jeunes pêcheurs des calamars, délicieux d'ailleurs. D'autant plus que nous sommes admiratifs devant ces hommes qui passent plusieurs jours loin de chez eux, sur de petites embarcations, dormant à la belle étoile sur le pont.

Florent, Marie et Colin ont succombé chacun leur tour à ce que l'on soupçonne être une grippe hongroise... En effet, leur avion ayant eu du retard, nous avons passé une heure à voir défiler des touristes hongrois sortant de l'aéroport. Qui d'autre aurait pu nous apporter ce virus? Nous qui nous vantions de ne pas avoir été malades depuis notre départ! Mais l'air sain de Tawila et les bains quotidiens ont rapidement fait fuir les microbes...

Le retour s'est fait au portant, à 5-6 Nds de moyenne sur une mer peu agitée... Il est dur de retrouver les bruits de la ville après tant de calme. Mais nous voulons partir pour Louxor demain pour une visite de quelques jours.

Et j'oubliais... pour la météo: environ 28° avec une mer à 24°!!!
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12 novembre 2008 3 12 /11 /novembre /2008 15:10
Jusqu'ici, il est vrai que notre voyage a été plus une succession de paysages et de brèves rencontres qu'une immersion profonde dans les pays et leur culture. D'abord parce que nous nous sommes essentiellement arrêtés dans des pays européens, et ensuite à cause du temps — temporel et météorologique — qui nous a obligé à tracer rapidement notre route.

Cependant, il nous tient à coeur depuis le début d'établir un partage avec les civilisations rencontrées, et ceci par le biais des enfants afin de faire participer Colin à nos projets, et surtout parce que les enfants sont l'avenir de la planète.
Dès le mois de mars nous serons au Kenya, et de là nos escales seront plus rythmées par nos envies que par la météo. C'est pour ça que nous voudrions en profiter pour mettre en oeuvre un projet qui germe depuis plusieurs mois.
Étant depuis longtemps concernés par le respect de l'environnement, c'est tout naturellement que nous voulons en faire l'idée principale de ce projet. Nous voudrions mettre en relation des écoliers de métropole avec des écoliers des pays dans lesquels nous allons vivre (à venir principalement le Kenya, la Tanzanie et Madagascar). Mais ce qui nous paraîtrait intéressant serait un partage constructif.

Sensibiliser les enfants des pays en voie de développement au respect de l'environnement — tout en prenant en compte les particularités des ces pays — par le biais des enfants français, qui de ce fait seraient investis d'une mission active et responsable. Rien de mieux que des enfants pour parler à d'autres enfants.
Non seulement nous pensons que les enfants de métropole sauront déborder d'imagination, ayant en plus accès à de nombreuses sources d'information. Mais en plus, le savoir ainsi partagé saura il est sûr se propager dans les foyers.
Nous serions donc de simples médiateurs qui mettraient à disposition de tous ces enfants des moyens de communication, nous serions là pour encadrer l'échange et participer à son développement.

Les mois prochains vont donc nous servir à mettre en place ce projet: prendre contact avec des écoles françaises, des associations et diverses administrations, écrire aux ambassades de France installées dans les pays concernés pour rentrer en contact avec des écoles là-bas...
Toutes les idées sont les bienvenues d'ici là!

Les différents points que nous pouvons aborder (et des milliers d'autres bien sûr...):

- Réduire l'utilisation des sacs plastiques (bien présents en Afrique)
- Faire connaître l'énergie solaire
- Quand électricité il y a, apprendre à l'économiser
- Apprendre à recycler (ou tout simplement réutiliser) avec les moyens propres à chaque pays
- Apprendre à respecter les espèces protégées (souvent, comme à Madagascar, il y a des lois mais elles sont méconnues de la population par manque d'information.
- Ne pas jeter les déchets à la mer
- Apprendre à faire de l'engrais avec les déchets verts afin d'optimiser les cultures
- Connaître les dégâts des détergents et trouver des solutions naturelles, peut-être tout simplement en parlant avec les personnes âgées
- ...

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4 novembre 2008 2 04 /11 /novembre /2008 22:35
4 novembre

Le temps passe si vite..., je ne vous ai pas donné de nouvelles depuis Gavdos alors que nous sommes arrivés en Egypte le 20 octobre!

Nous sommes arrivés aujourd'hui à Hurghada et nous profitons du luxe, le wifi fonctionne du bateau!

Comme je vous le disais, nous avons quitté Gavdos le 14 octobre, direction Port Saïd.




Pour la première fois en Méditerranée nous avons profité de conditions optimales pour cette traversée. Juste ce qu'il fallait de vent, suffisamment pour ne jamais mettre le moteur mais jamais trop afin de ne pas subir la mer. C'est vrai, nous adorons naviguer, profiter de la mer... cependant nous faisons ce voyage avec un enfant en bas âge et quand le vent est trop fort et que nous "subissons" la météo, nous sommes beaucoup moins disponibles pour Colin, ce qui rend toujours la navigation un peu moins agréable.

Toujours est-il qu'en quittant Gavdos le 14 octobre nous sommes arrivés à Port Saïd le 20, après 6 jours de bonheur à trois sur les flots...

Port Saïd n'est pas ce que l'on peut appeler une étape agréable; c'est le port d'entrée du Canal de Suez et de ce fait il est fréquenté par de nombreux cargos. Nous nous amarrons cul à quai au milieu de l'agitation ambiante, après Gavdos nous trouvons l'escale mouvementée et bruyante. Néanmoins nous sommes plutôt excités par le passage du Canal... ce qui nous fait oublier le côté sale et poussiéreux de la ville.

Dès le 22 octobre nous larguons les amarres pour, enfin, attaquer le Canal. Un pilote embarque sur Tanit, il doit nous guider jusqu'à Ismaïlia, l'étape obligatoire à mi-chemin avant Suez. Nous sommes impressionnés par le trajet à effectuer, rien que le nom de "Canal de Suez" en impose! Toute une histoire tout de même... J'aurais aimé discuter avec le pilote et parler un peu de l'histoire du lieu, mais malheureusement son anglais est assez basique. C'est d'ailleurs assez marrant, au début je croyais vraiment que mon anglais laissait à désirer, ce qui ne m'étonnais pas plus que ça. J'ai mis du temps à me rendre compte qu'il parlait très mal l'anglais, bien qu'il me soutienne le contraire. Je lui posais un  tas de questions et il me répondait toujours à coté de la plaque... finalement j'irai sur internet pour en savoir plus sur le canal!



Ce même pilote n'a pas voulu lâcher la barre pendant les dix heures de la traversée, et nous lui avons fait confiance. Cela a faillit nous coûter très cher, et en discutant avec d'autres navigateurs nous apprendrons qu'il n'est pas toujours bon de laisser la barre au pilote. En effet, j'ai été étonnée de découvrir qu'il y a beaucoup de pêcheurs sur la canal et je crois qu'à force de raser les "bords", le pilote a laissé un bout se prendre dans l'hélice. Il est vrai que le nombre de cargos qui compose les convois ne donne pas envie de naviguer au milieu du canal, le rapport de force de force vous oblige à longer la côte au plus près. Donc, en arrivant à Ismaïlia, de nuit, le moteur nous a lâché! Après l'épisode de Lampédusa, il aurait été étonnant que l'inverseur en supporte autant! Nous voilà donc en plein milieu du Canal de Suez, à l'étape intermédiaire, en panne de moteur...

Une fois de plus Flo met les mains dedans, il faut vraiment être multifonctions, et malgré son pessimisme du départ il finit par déceler la panne. Ce n'est pas grand chose me dit-il, une pièce à changer, sans doute 50 ou 100 euros. Mais après vérification la pièce coûte en fait 1200 euros neuve... De quoi nous faire réfléchir! Ne s'agirait-il pas de la même pièce, qui vieille et rouillée, avait été laissée dans notre ancienne maison... ? Cette même maison a été reprise, bien heureusement, par mon meilleur ami. Allo Tonyce... dans le cagibi au fond du jardin, y'aurait pas une pièce de moteur? Heureusement que Tonyce ne bricole pas, car du coup il n'utilise pas ce cagibi....Merci. Grâce aux arrangements de Francis, la pièce prend le vol Nantes-Hurghada avec des vannetais qui acceptent de la prendre en bagage, et elle nous arrive le lendemain pour seulement 60 euros de taxi!

Deux jours de mécanique pour le capitaine et 60 euros plus tard, le moteur fonctionne à nouveau. Ca nous arrange car un remorquage sur le canal, c'est de l'ordre de 3000 euros....

L'étape forcée à Ismaïlia n'a pas été désagréable car je pense que c'est le port le plus agréable du canal. Les gens y sont très sympathiques, l'ambiance y est calme et la ville est charmante. J'en garderai d'ailleurs un bon souvenir car c'est là que nous avons fait notre première rencontre de "grande croisière". En effet, le même jour que nous y est arrivé Jean-Yves Delanne; vous le connaissez peut-être pour ses récentes mésaventures avec les pirates somaliens et je suis ravie de le connaître maintenant pour son extrême sympathie; je suis vraiment enchantée de pouvoir enfin discuter avec quelqu'un qui prend la mer comme je la vis... Jean-Yves vit à Tahiti depuis 40 ans et il a rencontré la plupart des navigateurs de notre bibliothèque de bord, de quoi alimenter les discussions.

Le 27 octobre nous quittons Ismaïlia avec un moteur comme neuf et un nouveau pilote. Ce dernier parle encore plus mal anglais que le premier, mais je comprendrais néanmoins qu'il a fait la guerre des six jours pour défendre le canal, et qu'il est plutôt fier d'avoir tranché la gorge de trois israéliens...!

Le 27 au soir, dans la nuit, nous entrons donc, enfin, sur la Mer Rouge. Il est déconseillé d'y naviguer de nuit car de nombreuses plates-formes pétrolières abandonnées ne sont pas éclairées. Cependant, et afin de gagner un mouillage sympathique, nous décidons de faire une entorse à la règle. En plus, c'est notre dernière nuit de navigation avant longtemps, nous décidons donc de veiller ensemble. En suivant le rail des cargos il y a peu de risques, j'entends pour les plates-formes et les patates de corail... pour les cargos, forcément, c'est pire!

Nos deux premières journées sur la Mer Rouge sont très venteuses, et donc un  peu décevantes... difficile de se baigner. Mais nous serons largement récompensés par notre dernière étape avant Hurgadha, l'île de Tawila. Le désert, l'eau transparente sur 20 mètres de profondeur... et en plus nous sommes seuls! Ce genre d'escale est tellement agréable pour nous que nous y restons cinq jours. D'autant plus que nous savons que la prochaine étape, Hurghada, est un petit "disneyland".







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